Airbnb à Bordeaux, un business lucratif et controversé

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Voilà deux ans que les locations saisonnières via Airbnb se multiplient à Bordeaux. Des mises à disposition de courte durée très rentables pour les propriétaires, mais qui font de l’ombre aux professionnels de l’hôtellerie dans une ville au fort potentiel touristique.

Les dérives d’Airbnb


Le potentiel lucratif des locations Airbnb ont suscité des vocations, voire des dérives, bien au-delà des particuliers attirés par un revenu substantiel. Il est en effet courant de voir sur la plateforme de locations saisonnières de belles photos et annonces d’appartements qui sont en réalité la propriété de professionnels de l’immobilier, d’agences notamment, qui se font passés pour des particuliers. Un business très rentable, éloigné de la location de courte durée et occasionnelle de particulier à particulier, vocation première d’Airbnb. Nombreux sont également les multi-propriétaires passés maîtres dans la location de meublés de tourisme.

À Bordeaux, la sonnette d’alarme est tirée


Commet Paris, la Perle d’Aquitaine a tiré la sonnette d’alarme quant au phénomène Airbnb montant. En avril 2016, Matthieu Rouveyre, conseiller municipal de l’opposition, a publié un rapport basé sur des données récupérées par des hackers et informaticiens sur Airbnb à Bordeaux. Il souligne que « 85% des hébergements proposés en location dans la métropole sur le site Internet en 2014 » qui relèveraient de la location professionnelle. « De très nombreux logements sont confisqués au parc traditionnel pour être mis à la location Airbnb. Car il est nettement plus rentable d'acheter un bien pour faire du Airbnb que de le louer dans le cadre d'un bail ».

La lutte contre Airbnb s’organise


Le nombre croissant de logements Airbnb dans le monde pousse les villes à réagir. Certaines prennent des décisions drastiques, comme Berlin qui vient tout simplement de publier une interdiction pour les habitants de louer un logement entier à des touristes. Seule possibilité pour déroger à la règle : demander une autorisation en mairie, aujourd’hui très difficile à obtenir.

Mais Bordeaux n’en est pas encore arrivé à prendre des décisions aussi radicales. Il est en effet très difficile d’établir avec certitude les dommages et préjudices causés par Airbnb. D’autant que le leader de la location courte durée conteste évidemment les chiffres publiés dans le dernier rapport de Matthieu Rouveyre. Et même si le directeur Airbnb France, Nicolas Ferrary, affirme voir quelques dérives, il explique également que la plateforme n’a en aucun cas vocation à accueillir des professionnels de l’immobilier : « 89% des hôtes dans la ville ont un seul logement enregistré sur le site. Les 11% restants correspondent souvent à des gens qui mettent en location le logement de leurs parents ou de leurs amis. »

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