Logement neuf : comment les promoteurs immobiliers intègrent une gestion de l'eau plus vertueuse ? | Médicis Immobilier Neuf
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Logement neuf : comment les promoteurs immobiliers intègrent une gestion de l'eau plus vertueuse ?

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Mis à jour le 5 novembre 2026.

La gestion de l’eau dans l’immobilier neuf couvre tout le cycle de l’eau du bâtiment. Elle réduit la consommation d’eau potable, récupère la pluie, réutilise certaines eaux et limite le ruissellement. Un Français consomme environ 150 litres d’eau par jour à domicile (Cerema, janvier 2026). La ressource en eau renouvelable a diminué de 14 % en France au cours des quinze dernières années (ministère de la Transition écologique). En été, le débit moyen des cours d’eau pourrait baisser d’environ 30 % d’ici la fin du siècle, avec de fortes variations selon les régions. Cette projection correspond à un scénario de fortes émissions (Explore2, période 2071-2100). Nous détaillons ici les équipements, les règles et les points de vigilance pour un achat en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement). L’eau devient une ressource sous tension : sécheresses estivales, nappes fragilisées, conflits d’usages entre agriculture, industrie et habitants. L’immobilier neuf doit donc être sobre en eau, comme la RE2020 (Réglementation Environnementale 2020) l’exige déjà pour l’énergie. Récupération, infiltration, réutilisation, suivi des consommations : ces leviers existent déjà dans des programmes immobiliers neufs, pour réduire la consommation d’eau des habitants et la pression sur la ressource. Zoom.


Qu'est-ce que la gestion de l'eau dans l'immobilier neuf ? Définition et périmètre

La gestion de l’eau dans un bâtiment neuf consiste à maîtriser tout le cycle de l’eau : l’arrivée d’eau potable, la consommation, le stockage, le traitement, la réutilisation éventuelle et le rejet. Elle comprend quatre volets distincts :

  • La consommation directe des usagers : robinetterie, douches, lave-linge, lave-vaisselle, WC.

  • La gestion des eaux grises : ces eaux viennent des douches, des lavabos et du lave-linge. Après traitement, elles peuvent servir à des usages non potables, comme les chasses d’eau.

  • La récupération des eaux pluviales : elle part de la collecte sur les toitures. L’eau récupérée sert à l’arrosage ou au nettoyage de la résidence.

  • La maîtrise des eaux usées : elle repose sur la séparation des réseaux, la filtration et l’évacuation sans risque de contamination.


Bon à savoir
: le guide de la FFB sur la gestion de l’eau des bâtiments, diffusé en octobre 2024, recense les solutions pour réduire la consommation d’eau et adapter la ressource aux usages. Il vise aussi à garantir le confort, la pérennité des installations et le maintien de la biodiversité (FFB, 10 mars 2025).


Pour aller plus loin : Logement neuf : entre économies et écologie


Qui est responsable de la gestion de l'eau dans un bâtiment neuf ?

Quatre acteurs se partagent la responsabilité de l’eau dans un immeuble neuf, de la conception à l’entretien :

  • Le maître d’ouvrage (le promoteur) décide dès la conception d’intégrer des systèmes économes ou innovants.

  • Les bureaux d’études spécialisés définissent les solutions techniques : dimensionnement des réseaux, choix des matériaux, systèmes de récupération.

  • Les entreprises du génie climatique et de la plomberie installent les équipements selon les normes sanitaires et environnementales.

  • Le syndic et les habitants entretiennent ensuite les dispositifs : vidange des cuves, entretien des filtres, suivi de la consommation annuelle.

Ce partage des rôles compte : un dispositif mal conçu sera sous-dimensionné, et un dispositif mal entretenu deviendra inopérant.


Eau et VEFA : que vérifier avant de réserver et à la livraison ?

En VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement), vérifiez trois points liés à l’eau avant de signer, puis à la livraison comme détaillé ci-après :

  • Le comptage individuel. Pour les permis de construire déposés depuis le 1er novembre 2017, tout immeuble neuf à usage principal d’habitation comporte une installation qui mesure l’eau froide fournie à chaque logement et, le cas échéant, aux parties communes (article L. 152-3 du Code de la construction et de l’habitation, décret n° 2007-796 du 10 mai 2007).

  • Qui pose les compteurs. Selon le ministère du Logement, le promoteur ou le constructeur livre l’immeuble avec ces compteurs, à sa charge (réponse écrite n° 4228, 9 septembre 2025).

  • Si les compteurs manquent à la réception. Cette absence se note comme réserve dans le procès-verbal. La garantie de parfait achèvement (article 1792-6 du Code civil) peut aussi s’appliquer, pendant un an après la réception.


Les questions à poser à votre conseiller Médicis avant de réserver :

  • Quels équipements d’eau la notice descriptive du programme immobilier neuf prévoit-elle ?
  • Le programme prévoit-il une récupération d’eau de pluie ou une réutilisation des eaux grises ? Qui l’entretient, et à quel coût pour la copropriété ?
  • Des compteurs d’eau froide sont-ils prévus pour chaque logement ?
  • Que prévoient le PLU (plan local d’urbanisme) et le règlement d’assainissement de la commune pour les eaux pluviales ?


Quelles sont les règles légales de gestion de l'eau à la conception d'un ensemble immobilier neuf ?

Plusieurs textes encadrent la gestion de l’eau dans la construction neuve. La RE2020, en vigueur depuis janvier 2022, fixe des exigences de performance énergétique et environnementale. Le plan d’action pour une gestion résiliente et concertée de l’eau, présenté par le Gouvernement en mars 2023, vise une baisse de 10 % des prélèvements d’eau d’ici 2030. Il prévoit aussi d’intégrer un calcul des consommations d’eau à l’analyse du cycle de vie (ACV) de la RE2020 (FFB, 10 mars 2025).


Pour aller plus loin : Immobilier neuf - Nouveau seuil pour la RE 2020 : cap sur 2028


Côté eau potable, le Code de la santé publique impose de séparer, de distinguer et de repérer les réseaux intérieurs de distribution d’eau, pour éviter toute contamination (article R. 1321-57).

Pour les usages non domestiques, les eaux de pluie et les eaux usées traitées relèvent du Code de l’environnement (section 8 du chapitre Ier du titre Ier du livre II de sa partie réglementaire). Pour les usages domestiques des eaux non potables, comme les chasses d’eau, le Code de la santé publique s’applique : nous les détaillons dans la section suivante.

Bon à savoir : dans certaines zones urbaines, des prescriptions locales imposent aussi la gestion des eaux pluviales à la parcelle, afin de limiter les risques d’inondation et de surcharge des réseaux publics. Vous les trouvez dans le plan local d’urbanisme (PLU), le zonage pluvial ou le règlement d’assainissement de la commune (Qualitel). Lors du contrôle d’un raccordement, les eaux usées et les eaux pluviales doivent être correctement séparées (service-public.fr, fiche vérifiée le 26 février 2025).

Les certifications environnementales peuvent aller plus loin que la loi. Le profil « Gestion intégrée des eaux pluviales » de la certification NF Habitat HQE (Haute Qualité Environnementale) vise une gestion de l’eau de pluie à la parcelle, par infiltration et évaporation (Qualitel, page modifiée le 9 juin 2026).


Quelles règles encadrent l’eau de pluie et les eaux grises dans un immeuble neuf ?

Depuis le 1er septembre 2024, le décret n° 2024-796 et un arrêté, tous deux datés du 12 juillet 2024, encadrent l’usage des eaux non potables dans le logement. Ils autorisent certains usages et en interdisent d’autres, selon le type d’eau.

Texte Ce qu’il encadre Source
Décret n° 2024-796 du 12 juillet 2024 Définit les usages domestiques possibles des eaux impropres à la consommation humaine, les eaux utilisables et les exigences techniques et sanitaires. En vigueur depuis le 1er septembre 2024. Légifrance
Arrêté du 12 juillet 2024 Précise les conditions sanitaires : conception, mise en service, surveillance, entretien et contrôle des systèmes (ARS Île-de-France). Légifrance
Arrêté du 29 juillet 2026 Encadre l’utilisation à titre expérimental de certaines eaux et modifie l’arrêté du 12 juillet 2024. Légifrance

 

Type d’eau Origine Usages permis Démarche
Eaux de pluie Collectées en aval de surfaces inaccessibles, comme une toiture Chasses d’eau, lavage du linge, lavage des sols intérieurs, fontaines décoratives, nettoyage des surfaces extérieures, arrosage des potagers et des espaces verts du bâtiment Libre, sauf pour le lavage du linge (déclaration au préfet)
Eaux grises Douches, baignoires, lavabos, lave-mains, lave-linge Chasses d’eau, fontaines décoratives, nettoyage des surfaces extérieures, arrosage des espaces verts du bâtiment Déclaration au préfet avant la première mise en service
Eaux usées traitées Sortie d’une station de traitement Règles distinctes, relevant du Code de l’environnement Selon la réglementation applicable

 

Ce qui reste interdit. Les eaux grises et les eaux-vannes (eaux des toilettes), même traitées, ne servent ni à boire, ni à cuisiner, ni à laver la vaisselle, ni à l’hygiène corporelle. Après usage, ces eaux repartent vers le réseau d’eaux usées. Elles ne se réutilisent pas une seconde fois.

Les expérimentations. D’autres usages restent soumis à expérimentation jusqu’au 31 décembre 2034, comme le lavage du linge ou des sols intérieurs avec des eaux grises (article 2 du décret n° 2024-796). Le préfet autorise chaque expérimentation.

Les obligations du propriétaire du réseau intérieur. Le propriétaire qui installe un système d’eau non potable doit notamment :

  • Séparer et repérer les réseaux, pour éviter tout retour d’eau vers le réseau d’eau potable,
  • Signaler la présence d’eau non potable à chaque point de soutirage,
  • Informer les usagers du fonctionnement du système,
  • Tenir un carnet sanitaire et assurer les vérifications et l’entretien périodiques,
  • Pouvoir arrêter le système à tout moment, avec une alimentation de secours en eau potable.


Par dérogation, certains ensembles de plusieurs unités foncières contiguës peuvent mutualiser la collecte et les usages : lotissements, habitations collectives à partir de onze habitations. Pour les eaux grises, l’arrêté fixe des classes de qualité (A+ et A, selon l’ARS Île-de-France).

Nous vous recommandons de demander à votre conseiller Médicis Immobilier Neuf la notice descriptive du programme. Elle indique si une cuve de récupération ou un réseau d’eau non potable est prévu.


Comment les promoteurs réinventent la gestion de l'eau dans les ensembles immobiliers neufs ?

Des promoteurs et des concepteurs placent désormais la gestion de l’eau parmi leurs critères de conception. Ils ne se limitent plus aux robinets économes : ils repensent tout le cycle de l’eau dans les programmes immobiliers neufs. Cinq axes se complètent :


Des équipements hydro-économes pour limiter les consommations

Première réponse : réduire les consommations directes avec des équipements spécifiques :

  • Les robinetteries à débit limité équipées de mousseurs ou d’aérateurs qui mélangent de l’air à l’eau pour réduire la consommation tout en préservant le confort d’usage (débits comparés dans le tableau ci-dessous).

  • Les douches à économie d’eau : certaines pommes de douche réduisent le débit tout en conservant la sensation de jet grâce à la micro-aération (débits dans le tableau ci-dessous).

  • Les WC à double commande : ils proposent deux volumes de chasse, l’un économique et l’autre complet (volumes dans le tableau ci-dessous).

  • Les réducteurs de pression : installés à l’arrivée du logement, ils optimisent le débit et évitent le gaspillage dû à une pression trop forte dans le réseau.


Bon à savoir
: ces équipements réduisent la consommation d’eau du logement. Dans l’habitat, une grande partie de l’eau potable utilisée est de l’eau chaude sanitaire, surtout pour les douches. Économiser l’eau permet donc aussi d’économiser de l’énergie (FFB, 10 mars 2025). Attention toutefois : un débit trop limité peut nuire au confort, et des dispositifs de protection contre les retours d’eau restent nécessaires (FFB, 10 mars 2025).


Quels équipements d’économie d’eau trouve-t-on dans un programme neuf ?

Un programme neuf combine des équipements hydro-économes, un comptage de l’eau et, parfois, une récupération d’eau de pluie. Ces valeurs sont indicatives.

Équipement Avec équipement économe Sans équipement ou avant
Robinet avec mousseur 5 à 6 litres par minute 12 litres par minute
Douche économe 7 litres par minute 15 litres par minute
WC à double commande 3 litres ou 6 litres par chasse 9 à 12 litres par chasse

 

Une nouvelle gestion paysagère et collective de l’eau

Les espaces extérieurs d’une résidence peuvent aussi gérer l’eau. Quatre aménagements y contribuent :

  • Le xéropaysagisme : il privilégie des essences locales ou méditerranéennes, résistantes à la sécheresse, qui réduisent le besoin en arrosage.

  • L’arrosage goutte-à-goutte connecté : piloté le plus souvent par des capteurs d’humidité dans le sol, il déclenche l’irrigation uniquement lorsque c’est nécessaire.

  • Les noues paysagères et les bassins de rétention : ces dépressions végétalisées collectent les eaux de pluie, favorisent leur infiltration dans le sol et réduisent le ruissellement.

  • Les toitures végétalisées : elles absorbent et stockent une partie des précipitations, et apportent de la fraîcheur et de la biodiversité.

La gestion de l’eau dépasse alors le logement. Elle s’organise à l’échelle de la résidence, voire du quartier.


Pour aller plus loin
: Eco-habitat et immobilier neuf : les avantages de la toiture végétalisée


La réutilisation locale des eaux pluviales et grises

Les eaux non potables peuvent servir à des usages qui n’exigent pas d’eau potable :

  • Les eaux pluviales : récupérées sur les toitures, elles sont stockées dans des cuves enterrées ou techniques. Après une filtration simple, elles peuvent alimenter les WC, l’arrosage des espaces verts ou le nettoyage des parties communes.

  • Les eaux grises (issues des douches, des lavabos, du lave-linge...) : grâce à des dispositifs comme l’Aquapod, elles peuvent être traitées localement et réinjectées dans le réseau des chasses d’eau. Le gain dépend du système et du bâtiment : voir la section consacrée à l’Aquapod.


La réutilisation réduit la dépendance d’un bâtiment aux réseaux publics
. Elle l’aide aussi à passer les périodes de restrictions d’eau.


Le suivi intelligent des consommations d'eau et la maintenance prédictive

Des outils numériques suivent les consommations d’eau en temps réel :

  • Les compteurs connectés : ils permettent aux résidents de suivre leur consommation d’eau via une application, de détecter des fuites et d’être alertés en cas d’anomalie.

  • Les capteurs de fuite intelligents : placés dans les sous-sols, dans les locaux techniques ou même sous les éviers, ils détectent les infiltrations invisibles et préviennent les dégâts des eaux.

  • Les outils de gestion collective : les syndics disposent de tableaux de bord globaux pour suivre les consommations et ajuster la maintenance.


Ces outils permettent de piloter la consommation d’eau et peuvent aider les habitants à la réduire.


Une approche systémique et collaborative

La technique ne suffit pas : la gestion de l’eau demande la collaboration de trois acteurs :

  • Les promoteurs et les architectes conçoivent les bâtiments et intègrent les dispositifs d’eau dès les premières esquisses du projet.

  • Les collectivités locales imposent parfois des prescriptions, comme la gestion des eaux pluviales à la parcelle, évoquée plus haut.

  • Les habitants entretiennent et utilisent correctement les dispositifs.


Chaque bâtiment neuf s’inscrit ainsi dans une stratégie territoriale plus large. L’eau n’y est plus un flux à évacuer, mais une ressource à valoriser.


Comment le Pôle Habitat FFB et l’Union des métiers du génie climatique guident les professionnels vers une gestion de l’eau plus efficace et plus respectueuse de l’environnement ?

Le Pôle Habitat FFB et l’UMGCCP (Union des Métiers du Génie Climatique, de la Couverture et de la Plomberie) diffusent des bonnes pratiques auprès des professionnels.

Ils éditent régulièrement des guides pratiques, comme le guide de la gestion de l’eau des bâtiments, diffusé en octobre 2024. Il s’adresse aux professionnels, aménageurs, promoteurs, constructeurs de maisons individuelles et installateurs. Selon la FFB, il aborde notamment :

  • les appareils et robinetteries hydro-économes, en particulier les pommes de douche ;
  • la réutilisation des eaux grises ;
  • la gestion des eaux pluviales en terrain argileux, selon les règlements locaux et le risque de retrait-gonflement des sols argileux ;
  • la valorisation de la chaleur des eaux usées ;
  • la prévention de l’entartrage.


Quels sont les systèmes innovants qui permettent une meilleure gestion de l'eau dans les bâtiments neufs ?

Plusieurs innovations technologiques, dont certaines déjà citées, complètent la gestion de l’eau dans l’immobilier neuf :

  • Les récupérateurs d’eaux grises sont des systèmes qui collectent l’eau issue des douches et des lavabos pour l’utiliser dans les chasses d’eau.

  • Les toitures végétalisées et drainantes réduisent les risques d’inondation, améliorent la rétention d’eau et créent un microclimat favorable.

  • Les réseaux d’eau intelligents sont équipés de capteurs connectés qui optimisent la distribution et préviennent les fuites d'eau, réduisant les pertes invisibles.

  • Les dispositifs de traitement écologique qui prennent la forme de filtres naturels à base de membranes ou de solutions de phytoépuration pour certaines résidences collectives.

  • Les appareils électroménagers nouvelle génération tels qu'un lave-linge capable de recycler une partie de l’eau utilisée pour un cycle suivant, réduisant ainsi la consommation d’eau du lave-linge.


Ces innovations visent un bâtiment aussi sobre en eau qu’en énergie.


Pour aller plus loin : Quelles sont les énergies renouvelables utilisées dans l’immobilier neuf ?


Aquapod : comment traiter les eaux grises dans un immeuble neuf ?

L’Aquapod est un dispositif conçu pour traiter localement les eaux grises. Installé à l’échelle de l’immeuble collectif, il permet de filtrer et de recycler ces eaux pour les réinjecter dans le circuit des chasses d’eau.

L’Aquapod traite les eaux grises sur place pour alimenter les chasses d’eau. Il diminue ainsi la pression sur les réseaux urbains. Selon Saur, qui le propose via sa filiale Odalie, il permet jusqu’à 45 % d’économies d’eau à l’échelle du bâtiment. Ce chiffre vient du fabricant et dépend du bâtiment et des usages. Des chasses d’eau alimentées par des eaux grises exigent une déclaration au préfet avant la première mise en service (décret n° 2024-796 du 12 juillet 2024). Compact et modulaire, l’Aquapod s’intègre dans les bâtiments neufs.

Ce type de solution traite l’eau à la source, plutôt que de l’évacuer à l’égout. Chaque litre d’eau potable économisé réduit la pression sur la ressource.


Cap sur l'avenir : des solutions technologiques innovantes de gestion de l'eau dans les bâtiments neufs encore en phase de test

Des technologies encore en phase de test pourraient compléter ces équipements :

  • Les chasses d’eau sous vide : inspirées des avions et des trains, elles utilisent la dépression plutôt que de gros volumes d’eau pour évacuer les déchets, réduisant fortement le volume d’eau par utilisation.

  • Les systèmes de "toit bleu" : il s'agit de toitures plates équipées de réservoirs temporaires qui permettent de stocker l’eau de pluie, puis de la "relâcher" progressivement vers les réseaux ou de la réutiliser sur site. Elles limitent la surcharge des égouts en cas de fortes pluies.

  • Les revêtements et les matériaux drainants : ils prennent la forme de pavés perméables, des bétons poreux ou enrobés drainants qui favorisent l’infiltration directe de l’eau de pluie dans le sol. Le ruissellement et la formation d’îlots de chaleur urbains sont ainsi limités.

  • Les stations de micro-phytoépuration intégrées : dans certains ensembles immobiliers neufs résidentiels, de petits bassins plantés de roseaux ou de joncs filtrent naturellement une partie des eaux usées avant leur rejet ou leur réutilisation.

  • Les douches en circuit fermé : une technologie émergente permet de recycler en temps réel l’eau de la douche. Elle est ainsi filtrée et réchauffée instantanément, réduisant la consommation par rapport à une douche classique.


Ces solutions sont encore en phase d’expérimentation ou de déploiement progressif. Demandez à votre conseiller lesquelles figurent dans le programme qui vous intéresse.


Ce qu'il faut retenir du lien entre gestion de l'eau et immobilier neuf

  • L’eau est un enjeu central de l’immobilier neuf, avec des règles qui se renforcent.

  • La gestion de l’eau couvre tout le cycle du bâtiment : consommation, récupération, traitement, réutilisation et rejet.

  • Des promoteurs intègrent des équipements hydro-économes pour limiter les consommations directes.

  • Les espaces extérieurs aident à gérer les eaux pluviales à l’échelle de la résidence.

  • La réutilisation des eaux pluviales et grises peut réduire la consommation d’eau potable : jusqu’à 45 % à l’échelle du bâtiment avec l’Aquapod, selon son fabricant Saur.

  • Les outils numériques suivent les consommations et alertent en cas de fuite.

  • Des innovations sont en test : chasses d’eau sous vide, toits bleus, douches en circuit fermé, matériaux drainants, phytoépuration locale. Quels équipements prévoit votre futur logement neuf ?

  • En VEFA, vérifiez la notice descriptive et les compteurs d’eau avant de signer, puis à la livraison.


FAQ : gestion de l’eau dans le logement neuf

Comment gérer durablement l’eau dans un logement neuf ?

Quatre leviers se combinent : réduire les volumes, récupérer l’eau de pluie, réutiliser certaines eaux non potables et infiltrer l’eau sur la parcelle. Les équipements hydro-économes sont le premier levier, car ils agissent sur chaque usage. Les cuves, les noues et les toitures végétalisées complètent le dispositif à l’échelle de la résidence.


Combien d’eau consomme-t-on par jour dans un logement ?

Un Français consomme environ 150 litres d’eau par jour à domicile (Cerema, janvier 2026). Les WC représentent 20 à 30 % de l’usage d’eau d’un bâtiment selon le Cerema. Le projet de recherche SobriEau (2025 à 2029), consacré aux bâtiments existants, se donne pour cible de s’approcher de 50 litres par jour et par personne en milieu domestique.


Peut-on utiliser l’eau de pluie pour les WC dans un immeuble neuf ?

Oui. Le décret n° 2024-796 du 12 juillet 2024 le permet, avec de l’eau de pluie collectée en aval de surfaces inaccessibles, comme une toiture. Ce seul usage ne demande aucune déclaration. Le réseau d’eau non potable reste séparé du réseau d’eau potable, et chaque point de soutirage signale la présence d’eau non potable (Légifrance, articles R. 1322-98 et R. 1322-100 du Code de la santé publique).


Les compteurs d’eau individuels sont-ils obligatoires dans une résidence neuve ?

Oui. Le comptage est obligatoire pour les permis de construire déposés depuis le 1er novembre 2017. Tout immeuble neuf à usage principal d’habitation comporte une installation qui mesure l’eau froide de chaque logement (article L. 152-3 du Code de la construction et de l’habitation). Selon le ministère du Logement, le promoteur en supporte le coût (réponse écrite n° 4228, 9 septembre 2025). Ensuite, la copropriété répartit les charges d’eau. Votre conseiller Médicis Immobilier Neuf peut vous indiquer ce que prévoit chaque programme.


Quelle est la différence entre eaux pluviales, eaux grises et eaux usées traitées ?

Les eaux pluviales sont collectées sur les toitures. Les eaux grises proviennent des douches, des baignoires, des lavabos, des lave-mains et des lave-linge. Les eaux usées traitées sortent d’une station de traitement et relèvent du Code de l’environnement. Pour les usages domestiques, chaque catégorie d’eau non potable a ses usages autorisés et ses exigences sanitaires, fixés par le décret n° 2024-796 du 12 juillet 2024.


Où trouver les équipements d’économie d’eau d’un programme que je souhaite acheter ?

La notice descriptive du programme les liste. Elle précise la robinetterie, les WC, le comptage et les aménagements extérieurs.


Nos sources


Les informations de cette page sont données à titre indicatif, à la date du 5 novembre 2026. Elles ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Les textes cités peuvent évoluer. Pour un programme précis, reportez-vous à la notice descriptive et à votre conseiller Médicis.


La maîtrise de l’eau fait partie des avantages de l'immobilier neuf. Vous préparez un achat, pour habiter ou pour investir ? Contactez un conseiller Médicis Immobilier Neuf. Notre accompagnement est gratuit pour vous : votre conseiller prend en compte votre cahier des charges, vous accompagne chez le notaire et vous suit jusqu’à la remise des clés.

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