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Qui est le ministre du Logement 2023 ?

Mis à jour le 0 Marché de l'immobilier
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Il y a un mois, Olivier Klein a laissé sa place à la tête du ministère en charge du Logement. Dans le gouvernement Borne III orchestré par Emmanuel Macron, il a été remplacé par Patrice Vergriete, plus connu pour être le maire de Dunkerque. Il n’endosse cependant pas toutes les missions de son prédécesseur, Sabrina Agresti-Roubache, députée marseillaise étant nommée au poste de secrétaire d’État chargée de la Ville. Qui sont ces deux nouveaux acteurs logement majeurs du gouvernement ? Portraits.

En résumé – Qui orchestre la politique logement du gouvernement après Olivier Klein ? Qui est le ministre du Logement actuel ?

Quelques mois seulement après avoir été nommé ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires chargé de la Ville et du Logement, Olivier Klein a cédé sa place aux deux personnalités précédemment citées. Il n’a donc pas été reconduit dans ses fonctions sous le gouvernement Borne III.

L’ancien maire de Clichy-sous-Bois est donc remplacé par Patrice Vergriete, ministre délégué en charge du Logement (55 ans – maire divers gauche de Dunkerque) et Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État chargée de la Ville.

Qui est Patrice Vergriete, maire de Dunkerque et nouveau ministre du Logement du gouvernement Borne III depuis juillet 2023 ?

Maire de Dunkerque depuis 2014, Patrice Vergriete affiche un parcours qui lui a ouvert les portes du ministère en charge du Logement. Un parcours scientifique au lycée Louis-le-Grand l’a mené à l’école Polytechnique pour devenir ingénieur des ponts, des eaux et des forêts mais aussi docteur en aménagement. Son expertise est pointue en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire.

À la suite de ses études, il intègre l’OCDE, délaissée pour les cabinets politiques de Martine Aubry et de Claude Bartolone. Il a œuvré sur des dossiers phares tels que ceux des Grands Projets de Ville et de la politique de renouvellement urbain.

Homme de gauche, il affronte Michel Delebarre lors des élections municipales de mars 2014. Une victoire pour Patrice Vergriete face à celui qui siégeait à la Mairie de Dunkerque depuis 25 ans. Dès ses débuts, les axes de développement innovants urbains et de mobilité sont nombreux. Il met en place une politique de gratuité des transports en commun et déploie très largement les aménagements cyclables, deux actions majeures qui le rendent populaire auprès de ses administrés.

Il est ainsi réélu en 2020, s’attachant plus que jamais au développement d'une ville durable, d'une ville innovante tout en menant de front la décarbonisation industrielle. Des orientations qui lui ont valu plusieurs visites présidentielles lors de ses mandats.

Enfin, dernier titre en date avant son élection au ministère en charge du Logement, ses fonctions de président de l’association « France Ville durable » en 2020. Une association qui a pour objectif le rassemblement de tous les acteurs de la construction de villes durables et de villes résilientes.

Patrice Vergriete et ses deux mètres ont assis une autorité naturelle et experte depuis plusieurs années maintenant. Numéro 1 dans sa ville et dans sa communauté urbaine, son travail sous l’autorité du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires, Christophe Béchu, est attendu. Les deux politiciens réussiront-ils à s’accorder alors même que le marché de l’immobilier traverse actuellement une crise majeure qui nécessite le déploiement de stratégies et de mesures efficaces et rapides.

Quels sont les trois grands chantiers de Patrice Vergriete ?

Avec ses nouvelles fonctions, le maire de Dunkerque a d'ores et déjà du travail ! Parmi les grands chantiers à mener : 

1. Relancer rapidement et efficacement le secteur de la construction. 

2. Favoriser l'accès à la propriété pour les locataires comme pour les futurs propriétaires. 

3. Multiplier le nombre de logements sociaux proposés en France.

Qui est Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État à la ville ?

Jusqu’au 20 juillet dernier, Olivier Klein détenait les clés de la ville et du logement, compétences couplées pour un seul et même poste. Mais sous le gouvernement Borne III, la donne a changé. Patrice Vergriete est sans conteste un expert de la politique de la ville et pourtant, ce portefeuille a été confié à une autre personnalité. Les fonctions du ministre en charge du Logement ont ainsi été scindées en deux, volonté de multiplier les forces d’action très certainement.

Les compétences de la ville sont désormais confiées à la députée Renaissance des Bouches-du-Rhône, Sabrina Agresti-Roubache. Elle a ainsi été nommée secrétaire d’État chargée de la Ville, partie prenante du ministère de l’Intérieur ET du ministère de la Transition écologique.

La division de la compétence ville/logement semble d’ores et déjà inquiéter les acteurs de ces secteurs dans cette période tourmentée sur fonds d’émeutes urbaines et de crise majeure de l’immobilier neuf.

Quels sont les avis des acteurs du Logement suite aux récentes nominations du gouvernement ?

Avant même l’officialisation des prises de poste du gouvernement Borne III, certains acteurs du logement, de l’immobilier et de la ville grinçaient déjà des dents. Un exemple ? La Confédération Nationale du Logement ou CNL a publié en juillet dernier un communiqué on ne peut plus explicite : « « les quartiers se sont embrasés », « la lutte contre la crise du logement constitue dès lors un enjeu majeur pour restaurer dans notre pays un véritable pacte social et républicain ». Face à « de nombreux foyers fragilisés par l'inflation, la hausse des loyers et du coût de l'énergie », la CNL sollicite une entrevue avec les deux nouveaux ministres, afin que « le logement ne soit plus réduit à une notion comptable ».

D’autres réactions sont également à souligner, dont celle de l’ancienne ministre du Logement, Emmanuelle Cosse. Actuellement président de l’Union Sociale pour l’Habitat, elle a publié sur Twitter « attendant soutien et détermination pour défendre le logement social et la transition écologique des bâtiments ». Elle se positionne cependant en désaccord avec le rattachement du ministère de la Ville et du ministère de l’Intérieur, « un signe politique grave » selon elle avant d’affirmer « après les émeutes et le nécessaire retour à l’ordre, c’est d’éducation, d’emploi, de sécurité de proximité et d’égalité dont les habitants des quartiers ont besoin ».

Autre positionnement, celui de Pascal Boulanger, président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers ou  FPI qui a accueilli positivement la nomination de Patrice Vergriete à son poste, « un maire ancré dans la réalité des territoires, parfaitement éclairé ». Propos légèrement nuancés par les espoirs de la FPI « au regard du développement économique fulgurant de sa ville, déploiera la même énergie au niveau national pour juguler la crise du logement avec des mesures puissantes et rapides, à la hauteur des enjeux ». 

Son président interroge dès lors les deux nouveaux ministres « veut-on encore construire en France ? » Pour Pascal Boulanger « l’heure n’est plus à une approche comptable de la politique du logement mais à des décisions courageuses pour redonner les moyens à nos concitoyens de se loger décemment ». Des propos qui font écho à ceux de la CNL et qui donnent le ton des attentes des acteurs du logement français.  

Où se trouve le ministère du logement ?

Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé du Logement, Patrice Vergriete accompagné de Sabrina Agresti-Roubache a pris ses fonctions à l'Hôtel de Roquelaure au 246, boulevard Saint-Germain.

Les prochains mois devraient être scrutés du côté de la politique logement menée par le gouvernement et des actions menées en faveur de l'immobilier et de la construction. À suivre...

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