Les taux se stabilisent. Les dispositifs d'aide à l'accession à la propriété, PTZ en tête, restent en place. Les investisseurs commencent à revenir portés par le dispositif Jeanbrun. Pourtant, de nombreux ménages continuent de s'interroger : acheter un logement neuf est-il plus facile aujourd'hui qu'il y a quelques mois ? Pour répondre à cette question, l'étude semestrielle réalisée par Empruntis et Trouver-un-logement-neuf.com apporte un éclairage intéressant sur l'évolution du marché de l'immobilier neuf dans les 10 principales métropoles françaises. Prix des biens, mensualités, capacité d'emprunt immobilier, profil des acheteurs ou encore coût global du financement : les chiffres dessinent un marché plus contrasté et positif qu'il n'y paraît.
Marché de l'immobilier 2026 : une stabilisation progressive bienvenue
Après plusieurs années marquées par la rapide remontée des taux d'intérêt et par le ralentissement de la production de logements neufs, le marché de l'immobilier semble retrouver un peu de visibilité.
Selon l'étude conjointe du courtier en ligne Empruntis et de Trouver-un-logement-neuf.com, les taux de crédit immobilier évoluent désormais entre 3,3 % et 3,5 % pour les meilleurs profils. Une situation bien différente de celle observée entre 2022 et 2024, lorsque les ménages voyaient leur capacité d'emprunt immobilier diminuer presque chaque trimestre.
Cette stabilisation et ses résultats sont de bonnes nouvelles pour les acquéreurs. Elle permet d'aborder un projet immobilier avec davantage de visibilité et limite les mauvaises surprises entre la réservation du bien et la mise en place du financement. Pour autant, l'accès au crédit reste (très) sélectif. Les établissements bancaires demeurent attentifs à l'apport personnel, à la stabilité professionnelle et à la capacité d'épargne des emprunteurs.
Bon à savoir : cette prudence se traduit logiquement dans les chiffres du pouvoir d'achat immobilier. Pour une mensualité identique de 1 000 €, la capacité d'achat recule encore légèrement dans les grandes villes étudiées, avec des baisses comprises entre 0,89 % et 1,77 %.
Les prix de l'immobilier en 2026 : des écarts marqués entre les métropoles
L'un des principaux enseignements de l'étude récemment publiée concerne l'évolution très contrastée des prix de l'immobilier neuf selon les territoires.
Paris conserve sans surprise son statut de marché le plus cher de France. Le prix moyen d'un appartement neuf T3 atteint désormais 940 900 €, contre 866 800 € six mois plus tôt. La hausse constatée est ainsi de 8,55 %, soit plus de 74 000 € supplémentaires sur la période.
Quant à Nice, cette ville de la Côte d'Azur enregistre la progression la plus spectaculaire du classement. Le prix moyen d'un T3 neuf passe de 490 300 € à 571 800 €, soit une augmentation de 16,62 %. En six mois, le coût d'acquisition a ainsi progressé de plus de 81 000 €.
D'autres grandes villes continuent également de voir leurs prix orientés à la hausse :
- Lille : +10,06 %
- Marseille : +6,41 %
- Bordeaux : +3,52 %
- Lyon : +3,28 %
À l'inverse, plusieurs marchés régionaux offrent davantage d'opportunités aux acquéreurs, comme par exemple :
- Strasbourg : -5,22 %
- Toulouse : -4,63 %
- Montpellier : -3,62 %
Bon à savoir : ces trois villes enregistrent une baisse significative des prix de l'immobilier neuf au printemps 2026.
Nantes, Toulouse ou Paris : où votre budget permet-il réellement d'acheter un appartement ?
Les écarts de prix de l'immobilier entre les grandes métropoles françaises restent importants :
- À Paris, le budget moyen nécessaire pour acquérir un T3 neuf atteint 940 900 €.
- À Nantes, devenue la ville la plus abordable du classement, le même logement s'affiche à 259 300 €. L'écart atteint ainsi 681 000 euros !
Autrement dit, le prix d'un seul appartement neuf parisien représente plus de trois fois celui d'un bien immobilier équivalent à Nantes.
Ces différences et écarts illustrent une réalité souvent sous-estimée : le pouvoir d'achat immobilier dépend autant de la ville choisie que des conditions de financement obtenues auprès de la banque.
Le profil des acheteurs qui visent l'immobilier neuf a évolué en 2026
L'étude met également en évidence une transformation progressive des profils d'acquéreurs. L'âge moyen des emprunteurs passe en effet de 35 à 37 ans. Mais l'évolution la plus spectaculaire mise en avant par l'étude concerne les revenus des emprunteurs :
- À l'automne 2025, les revenus moyens des acheteurs de logements neufs s'établissaient à 4 567 € par mois.
- Au printemps 2026, ils atteignent 5 357 € mensuels.
- La progression atteint ainsi 790 € par mois, soit une hausse de plus de 17 % en seulement six mois.
- Le budget moyen consacré à un achat immobilier neuf suit la même tendance. Il passe de moins de 300 000 € à 334 751 €.
Bon à savoir : ces chiffres traduisent une réalité simple : le marché de l'immobilier neuf continue d'attirer des acquéreurs, mais ceux-ci disposent désormais de revenus plus élevés et d'une capacité financière renforcée.
La mensualité au printemps 2026 et l'économie réalisée sur un prêt de 20 ans : le vrai coût d'un appartement T3 neuf
Selon Empruntis et Trouver-un-logement-neuf.com, la hausse moyenne des mensualités observée dans les grandes métropoles françaises représente désormais un surcoût estimé entre 50 000 € et 60 000 € sur 20 ans pour certains emprunteurs (analyse sur 6 mois).
Au-delà du prix affiché, l'étude Empruntis et Trouver-un-logement-neuf.com permet d'observer très concrètement l'effort financier demandé aux acquéreurs au printemps 2026.
- À Paris (zone très tendue), financer un T3 (trois pièces) neuf représente une mensualité moyenne de 5 481 €. Nice suit avec 3 302 € par mois, tandis que Lyon atteint 2 299 €.
- À l'inverse, Nantes affiche la mensualité la plus faible du classement avec 1 497 €, devant Toulouse à 1 546 €, Montpellier à 1 566 € et Strasbourg à 1 637 €.
Mais l'indicateur le plus intéressant concerne l'économie réalisée sur un prêt immobilier de 20 ans. Trois villes se distinguent clairement grâce à la baisse de leurs prix de l'immobilier :
- Strasbourg arrive en tête avec une économie estimée à 17 948 € sur 20 ans.
- Toulouse suit avec une économie de 14 569 €.
- Montpellier complète le podium avec un gain de 10 681 €.
Dans ces trois métropoles, la baisse des prix observée au printemps 2026 améliore directement le coût global du financement pour les acquéreurs.
Les autres villes du classement affichent une évolution moins favorable :
- Paris : -12 192 €
- Nice : -11 895 €
- Lyon : -19 993 €
- Lille : -43 393 €
- Marseille : -29 652 €
- Bordeaux : -16 997 €
- Nantes : -19 663 €
Ce que ces chiffres révèlent : une mensualité faible ne signifie pas toujours une amélioration du coût global du projet. Nantes conserve par exemple la mensualité la plus accessible du classement, mais ne figure pas parmi les villes offrant une économie sur la durée totale du crédit immobilier.
Bon à savoir : si l'investissement initial dans un logement neuf reste généralement plus élevé, l'analyse du coût global devient aujourd'hui essentielle. Au-delà du prix d'achat, les acquéreurs prennent en compte les mensualités de crédit, les dépenses énergétiques, l'absence de lourds travaux, les garanties constructeur et la valorisation patrimoniale du bien. Dans ce contexte, malgré une hausse moyenne des mensualités d'environ 5 % en six mois dans les grandes métropoles, l'immobilier neuf continue de séduire par sa capacité à offrir davantage de visibilité et de maîtrise des coûts sur le long terme.
Les frais de notaire et les avantages de l'immobilier neuf pour les (primo) accédants 2026 : un levier toujours favorable pour l'immobilier neuf
Pour les primo-accédants, les frais d'acquisition réduits continuent de représenter un avantage important du logement neuf. Alors que les frais de notaire dans l'immobilier ancien atteignent généralement entre 7 % et 8 % du prix du bien, ils se situent le plus souvent entre 2 % et 3 % dans le neuf. Sur un appartement de plusieurs centaines de milliers d'euros, l'économie réalisée peut représenter plusieurs milliers d'euros !
À cela s'ajoutent d'autres avantages financiers de l'immobilier neuf qui viennent diminuer le coût global du projet :
- Les frais de notaire offerts sur certaines opérations immobilières et sous conditions,
- Les remises exceptionnelles sur certaines opérations immobilières et sous conditions,
- La cuisine équipée sur certaines opérations immobilières et sous conditions,
- L'accompagnement au financement,
- Les prêts bonifiés,
- La taxe foncière exonérée pour tout ou partie en fonction de la ville et sous conditions,
- Les factures énergétiques allégées tous les mois grâce à des logements neufs de plus en plus performants énergétiquement...
Autant d'éléments qui contribuent pleinement à préserver le pouvoir d'achat des acquéreurs.
Pour aller plus loin : Tout savoir sur les avantages financiers de l'immobilier neuf
Le PTZ, Prêt à Taux Zéro élargi et le dispositif d'investissement Jeanbrun (Relance Logement) : deux leviers forts pour le marché de l'immobilier neuf
Les aides publiques continuent également de jouer un rôle important dans la dynamique du marché de l'immobilier neuf.
- Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) élargi à l'ensemble du territoire est un prêt immobilier sans intérêt à rembourser. Il permet à davantage de ménages de financer une partie de leur résidence principale sans intérêts, réduisant ainsi le coût global du projet immobilier.
- Du côté des investisseurs, le dispositif Jeanbrun (Relance Logement) commence progressivement à prendre le relais de la loi Pinel. Son objectif est d'encourager la production de logements locatifs grâce à un mécanisme d'amortissement fiscal qui booste le rendement du logement et qui est destiné à soutenir l'investissement dans l'immobilier neuf.
Résidence principale ou investissement locatif, ces dispositifs (et d'autres) semblent déjà produire leurs premiers effets. Selon l'étude Empruntis et Trouver-un-logement-neuf.com, l'investissement locatif représente désormais près de 9 % des opérations financées, marquant un retour progressif des investisseurs sur le marché du logement neuf.
La FAQ, Foire Aux Questions du pouvoir d'achat immobilier neuf en 2026
Est-ce le bon moment d'acheter un bien immobilier en 2026 ?
Pour de nombreux ménages, 2026 offre davantage de visibilité que les années précédentes. Les taux semblent stabilisés, plusieurs villes enregistrent une baisse des prix et les dispositifs d'aide à l'accession et à l'investissement restent actifs.
Attendre une forte baisse généralisée des prix ou un retour des taux très bas apparaît aujourd'hui comme une stratégie très incertaine. Pour les acquéreurs disposant d'un solide projet, le contexte actuel peut au contraire offrir des opportunités immobilières intéressantes selon les territoires.
Le marché de l'immobilier va-t-il s'effondrer en 2026 ?
Les chiffres observés au printemps 2026 ne vont pas dans ce sens. Certaines villes enregistrent effectivement des corrections de prix, mais d'autres continuent d'afficher des hausses importantes.
- Paris progresse de 8,55 %,
- Nice gagne 16,62 %,
- Lille augmente de plus de 10 %.
Ces évolutions témoignent davantage d'un marché qui se rééquilibre progressivement, les signaux sont positifs donc, que d'un effondrement généralisé.
Pour aller plus loin : Marché immobilier 2026 : tout ce qui a changé (ou pas encore) depuis le 1er janvier
Les taux d'emprunt immobilier vont-ils baisser en 2026 ?
Les professionnels du financement évoquent plutôt une phase de stabilisation qu'une véritable baisse. L'évolution à venir dépendra notamment de l'inflation, des décisions de la Banque Centrale Européenne et des politiques commerciales des banques. À ce stade, aucun retour aux taux exceptionnellement faibles observés avant 2022 n'est anticipé.
Les prévisions pour le marché de l'immobilier en 2027 : vers une amélioration progressive ?
Même si l'exercice reste délicat, plusieurs tendances semblent se dessiner pour 2027.
- La stabilisation du crédit immobilier devrait offrir davantage de visibilité aux ménages. Le retour progressif des investisseurs pourrait également soutenir la commercialisation des logements neufs.
- Parallèlement, le déficit structurel de logements et de foncier dans de nombreuses métropoles et zones tendues continue de soutenir les prix.
- Les observateurs anticipent ainsi davantage une phase de rééquilibrage progressif qu'un retournement brutal du marché.
Quelles sont les prévisions pour le pouvoir d'achat immobilier en 2026 ?
Vous l'avez compris, les perspectives sont à ce jour contrastées selon les territoires (zones tendues ou non, petites ou grandes villes... notamment). Dans les métropoles où les prix continuent d'augmenter fortement, le pouvoir d'achat immobilier reste sous pression. À l'inverse, Strasbourg, Toulouse et Montpellier démontrent qu'une baisse des prix peut rapidement améliorer le coût global d'un projet immobilier. Plus que jamais, le choix de la localisation devient un facteur déterminant dans la réussite d'un achat immobilier neuf, quasiment autant qu'un solide dossier et que le taux d'intérêt de l'emprunt lui-même !
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