Après plusieurs années de ralentissement, la construction de logements neufs montre des signes encourageants. Le mouvement ne repose plus seulement sur des projets autorisés : les travaux démarrent réellement sur le terrain. Au premier semestre 2026, plus de 157 000 logements ont ainsi été mis en chantier en France, soit une progression proche de 30 % en un an. Un rebond suffisamment marqué pour laisser entrevoir un redémarrage progressif de la production. Zoom sur les dernières tendances de l'immobilier neuf.
Les actualités de l'immobilier neuf - Plus de 157 000 logements ont commencé à sortir de terre au premier semestre 2026
Entre janvier et juin 2026, 157 191 logements ont été mis en chantier, soit près de 30 % de plus qu'au premier semestre 2025. Cette comparaison bénéficie certes d'un effet de base favorable, la construction ayant atteint un niveau particulièrement faible l'année précédente, mais elle témoigne d'une reprise bien réelle des travaux.
Bon à savoir : l'ouverture d'un chantier représente un indicateur particulièrement concret pour le marché de l'immobilier neuf. Contrairement à une autorisation de construire qui peut être différée, modifiée ou abandonnée, elle signifie que le projet est entré dans sa phase opérationnelle.
Et le mois de juin 2026 confirme cette stabilisation. La construction de 25 666 logements a débuté, à savoir un volume presque identique à celui de mai, avec un recul limité à 0,1 %. Après les fortes variations observées au cours des derniers mois, cette quasi-stabilité peut être interprétée comme un premier signe de normalisation.
Pour les acquéreurs, cela signifie que davantage de programmes immobiliers neufs sont désormais engagés dans leur calendrier de réalisation. Pour les entreprises du bâtiment, les promoteurs et les territoires, chaque chantier lancé représente également une promesse d'activité, d'emplois et de futurs logements disponibles.
Des signes de reprise sur le marché de l'immobilier neuf - Les permis de construire repartent eux aussi à la hausse
En amont des chantiers, les autorisations de logements progressent également :
- 192 100 logements ont été autorisés au cours des six premiers mois de 2026, soit 4,2 % de plus qu'entre janvier et juin 2025.
- Le niveau mensuel moyen des permis délivrés au premier semestre dépasse par ailleurs de 4,3 % celui enregistré sur l'ensemble de l'année 2025.
- Le mois de juin affiche pourtant un recul de 4,8 % par rapport à mai, avec 30 906 logements autorisés. Cette baisse ponctuelle intervient après plusieurs mouvements de grande ampleur : les autorisations avaient bondi de 30 % en mars, chuté de 29,5 % en avril, puis progressé de 17 % en mai.
Bon à savoir : ces variations montrent que le marché reste irrégulier, sans remettre en cause l'amélioration observée depuis le début de l'année.
Dans le détail, les autorisations délivrées en juin concernent :
- 11 765 maisons individuelles, en baisse de 6,1 % sur un mois,
- 19 141 logements collectifs, en recul plus modéré de 3,9 %.
Bon à savoir : le logement collectif représente ainsi près de 62 % des logements autorisés en juin. Un enjeu important dans les secteurs où le foncier est rare et où la demande porte principalement sur les appartements neufs.
Quelles sont les prévisions pour le marché immobilier en 2026 ? Les réservations de logements neufs donnent également des signes d'amélioration
La construction n’est pas le seul indicateur à retrouver une orientation positive. Au premier trimestre 2026, 16 502 logements neufs ont ainsi été réservés par des particuliers, soit une progression de 4 % par rapport au trimestre précédent.
La hausse atteint même 5,3 % pour les logements issus de constructions entièrement nouvelles. Elle est notamment portée par les appartements neufs, dont les réservations progressent de 4,3 %.
Les ventes en bloc réalisées auprès des bailleurs sociaux et d'autres investisseurs institutionnels avancent également :
- 13 318 logements ont été réservés par ces acteurs au premier trimestre, en hausse de 2,8 %.
- Ces acquisitions représentent 44,7 % de l'ensemble des logements neufs réservés sur la période. Les commandes des bailleurs sociaux progressent notamment de 7,5 %.
- Dans le même temps, le nombre de logements disponibles à la vente diminue. À la fin du mois de mars, 118 927 logements neufs restaient commercialisés, soit 3,1 % de moins qu'au trimestre précédent.
- Les nouvelles mises en vente ont également reculé de 12,7 %, à 13 939 logements.
Bon à savoir : la remontée des mises en chantier apparaît donc d'autant plus importante : elle doit permettre de renouveler progressivement l'offre et d'éviter que le choix proposé aux futurs acquéreurs ne se réduise davantage.
Un environnement favorable pour les projets immobiliers neufs - Les chiffres clés
La reprise de la construction s'inscrit dans un contexte financier moins tendu qu'au plus fort de la crise immobilière.
- Après avoir augmenté de 32,8 % en 2025, la production de nouveaux crédits à l'habitat accordés aux particuliers affichait encore une progression de 16,4 % sur douze mois en avril 2026.
- Le taux moyen des nouveaux prêts immobiliers, hors renégociations, s'établissait alors à 3,22 %.
- Les primo-accédants représentaient 44,9 % de la production de crédits, contre 44,2 % en moyenne en 2025.
- Le montant moyen emprunté atteignait 191 000 €, pour une durée initiale moyenne de 22 ans et 8 mois.
Une autre évolution est également à surveiller : l'indice du coût de la construction s'établissait à 2 084 points au premier trimestre 2026. Malgré une hausse trimestrielle de 1,26 %, il diminuait de 2,89 % sur un an, après une baisse annuelle de 2,37 % au trimestre précédent. Cette détente reste partielle, mais elle contraste avec les fortes augmentations constatées entre 2021 et 2024.
Une reprise prometteuse de l'immobilier neuf qui doit s'installer dans la durée
Le rebond du premier semestre ne signifie pas que la crise du logement neuf est terminée. Entre juillet 2025 et juin 2026, 376 241 logements ont été autorisés, un volume qui reste inférieur de 8 % à la moyenne des cinq années précédentes.
Les statistiques les plus récentes doivent également être maniées avec précaution. Les déclarations d'ouverture de chantier peuvent parvenir tardivement au SDES et les estimations sont révisées à mesure que les informations manquantes sont collectées. Depuis mars 2026, les données sont par ailleurs produites avec le dispositif Sitadel3, qui remplace Sitadel2 et entraîne de légers ajustements dans les séries.
La politique publique vise désormais un rythme de 400 000 logements construits par an. Le projet de loi relatif à la relance et à la décentralisation du logement, adopté avec modifications par le Sénat le 8 juillet 2026, a été transmis à l'Assemblée nationale. Il prévoit notamment des mesures destinées à accélérer la construction et à soutenir l'offre de logements.
Retenons que la dynamique du premier semestre constitue un changement notable dans les tendances de l'immobilier neuf. Avec près de 30 % de mises en chantier supplémentaires, une hausse des permis sur six mois et des réservations qui retrouvent des couleurs, l'immobilier neuf commence à reconstruire son élan. Une évolution positive pour les ménages à la recherche d'un logement récent, pour les territoires qui ont besoin d'une offre adaptée et pour l'ensemble de la filière de la construction.
Pour aller plus loin - La FAQ, Foire Aux Questions des tendances de l'immobilier neuf en 2026
Les évolutions du marché - Est-ce le bon moment pour vendre un bien immobilier en 2026 ?
En 2026, la réussite d'une vente dépend moins du calendrier national que du positionnement du bien sur son marché local. Le contexte s'est néanmoins assaini : le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers hors renégociations s'établissait à 3,21 % en mai 2026 et le nombre de prêts accordés aux primo-accédants augmente plus rapidement que celui des transactions depuis le début de l'année 2025. La capacité de financement des acquéreurs reste encadrée, mais le marché du crédit est devenu plus lisible.
Les prix de l'immobilier ne connaissent cependant pas de reprise uniforme. Au premier trimestre 2026, ils n'ont progressé que de 0,2 % sur trois mois et de 0,1 % sur un an, tous logements confondus. Le marché est donc davantage stabilisé que franchement haussier.
Vendre peut ainsi être pertinent lorsqu'un projet de déménagement, d'achat immobilier neuf ou de réorganisation patrimoniale est déjà défini. Le vendeur doit surtout analyser le prix au mètre carré réellement constaté dans son secteur, le délai moyen de commercialisation, la performance énergétique du logement et le volume de biens concurrents. Un prix de départ trop élevé risque encore d'allonger la vente et d'aboutir à une négociation plus importante.
2026 est-elle une bonne année pour investir dans l'immobilier ?
L'année 2026 peut offrir de bonnes opportunités, mais elle doit être considérée comme un marché de sélection plutôt que comme une période où tous les investissements se valorisent automatiquement.
Dans l'immobilier neuf, plusieurs indicateurs montrent un redémarrage progressif de la demande :
- Au premier trimestre 2026, 16 502 logements ont été réservés par des particuliers, soit une hausse de 4 % par rapport au trimestre précédent.
- Les réservations de logements issus de constructions nouvelles progressent de 5,3 %,
- Tandis que le stock disponible recule de 3,1 %, à 118 927 logements.
Bon à savoir : cette évolution ne dispense pas d'une analyse financière complète. Un investissement doit être évalué à partir du rendement net, et non du seul loyer annuel. Le calcul doit intégrer le coût du crédit, les frais d'acquisition, les charges non récupérables, la fiscalité, l'assurance, le risque de vacance locative et les éventuels frais de gestion.
Pour aller plus loin : Acheter pour Investir - En pratique
Le marché actuel - Est-ce que l'immobilier va baisser en 2026 ? Quelles évolutions pour les prix ?
Les données disponibles à l'été 2026 ne permettent pas d'annoncer une baisse générale du marché de l'immobilier. Elles décrivent davantage une stabilisation nationale, accompagnée de fortes différences selon les territoires et les catégories de biens.
Au premier trimestre 2026, les prix des logements neufs ont progressé de 0,5 % par rapport au trimestre précédent, après un recul de 0,1 % fin 2025. Sur un an, leur hausse reste toutefois limitée à 0,1 %. Les prix de l'ancien suivent une tendance comparable, avec également +0,1 % sur douze mois.
L'évolution la plus probable n'est ainsi ni une envolée générale des prix de l'immobilier ni une baisse brutale, mais un marché de plus en plus segmenté. Les logements neufs ou récents, bien situés, économes en énergie et adaptés aux attentes des occupants peuvent mieux résister. À l'inverse, les biens surévalués, énergivores, éloignés des services ou nécessitant des travaux importants restent davantage exposés à la négociation.
Vous souhaitez profiter de la reprise du marché pour acheter votre résidence principale ou investir dans le neuf ? Découvrez les programmes immobiliers neufs sélectionnés par Médicis Immobilier Neuf et trouvez le logement adapté à votre projet, à votre budget et à vos objectifs.
Sources
- Banque de France, Crédits aux particuliers – Mai 2026, données relatives aux taux des nouveaux crédits à l'habitat
- Insee, Au premier trimestre 2026, les prix des logements sont quasi stables, indice des prix des logements neufs et anciens
- Service des données et études statistiques, Commercialisation des logements neufs – Vente aux particuliers au premier trimestre 2026
- Service des données et études statistiques, Construction de logements – Résultats à fin juin 2026, France entière









