Gel des loyers à Paris : une piste évoquée pour stopper l'envolée

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Le 11 septembre dernier, Ian Brossat, adjoint en charge du logement à la mairie de Paris faisait une annonce choc en prenant position en faveur du gel des loyers à Paris, à l'instar de Berlin et d'autres grandes villes qui subissent l'inflation de plein fouet. Un souhait sous forme de mesure coup de poing qui n'est pas du goût de tout le monde et qui soulève le débat.

L'encadrement des loyers à Paris


Depuis le 1er juillet 2019, l'encadrement des loyers à Paris est de retour. Alors que le dispositif avait pris fin en 2017 suite à une décision de justice, son efficacité est une nouvelle fois remise au goût du jour. Les maires des arrondissements ont ainsi la possibilité de décider d'une limitation des loyers mais pas de leur gel complet. "En France, un maire n’a pas le pouvoir de bloquer les loyers. Il a besoin de l’État pour le faire. L’État devrait nous donner les moyens de remettre de la régulation dans ce secteur privé qui est devenu fou", a affirmé Ian Brossat au micro de CNews.

Un gel des loyers à Paris comme à Berlin


Mais l'encadrement des loyers n'est pas suffisant pour l'élu PC. Le 11 septembre 2019, il osait : "j’aimerais que nous puissions bloquer les loyers à Paris" sur CNews toujours. Une volonté largement inspirée du gel des loyers à Berlin qui entrera en vigueur dès janvier 2020.

Le gel des loyers sujet à controverse


Comme toutes les mesures choc, les propos de Ian Brossat suscitent le débat. Un débat houleux avec Benjamin Griveaux, candidat à la mairie de Paris qui s'oppose fermement à cette mesure, tout comme à l'encadrement des loyers dans la capitale. Il lui reproche notamment d'avoir poussé les investisseurs en dehors de Paris à cause du dispositif. "Quand on choisit de laisser les clés à Ian Brossat, on applique le communisme municipal. Résultat : Paris perd 12 000 habitants par an depuis cinq ans. Essentiellement les classes moyennes" exprimait Benjamin Griveaux au Parisien la semaine dernière.
 
C'est en réponse à ces paroles que Ian Brossat, le lendemain, s'est prononcé en faveur du gel des loyers à Paris, justifiant également sa politique logement. "Sur les 7 500 logements sociaux que nous créons chaque année, ils sont pour un tiers destinés aux classes moyennes, comme les infirmières, les professeurs, les policiers, les militaires. S’il n’y avait pas eu autant d’efforts pour produire du logement social, ces catégories-là auraient disparu."

La bataille fera rage dans les prochaines semaines. Il y a fort à parier que l'application du gel des loyers à Berlin sera scrupuleusement observée pour en tirer les premières conclusions rapidement. Affaire à suivre… 

 
Que pensez-vous du gel des loyers à Paris et plus largement de l'encadrement des loyers ?
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