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Un nouveau dispositif Jeanbrun ? Vers un assouplissement des règles pour booster l'investissement locatif

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À peine quelques mois après son entrée en vigueur, le dispositif Jeanbrun (Plan Relance Logement) pourrait déjà connaître une première évolution majeure. Créé par la Loi de Finances pour 2026 dans le but de relancer l'investissement locatif après la fin du Pinel, plusieurs parlementaires souhaitent aujourd'hui assouplir les règles d'accès à ce nouveau statut de bailleur privé. Travaux, Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), maisons individuelles... autant de critères qui avaient été salués pour leur ambition, mais également critiqués pour leur complexité et pour leur manque de cohérence avec les réalités du terrain. Face aux remontées des professionnels de l'immobilier, une proposition de loi adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale pourrait ainsi venir sensiblement modifier le mécanisme d'investissement locatif. Faut-il déjà parler d'un nouveau dispositif Jeanbrun ? Les changements envisagés pourraient-ils convaincre les investisseurs de revenir sur le marché ? Décryptage.


Le dispositif Jeanbrun : le nouveau statut du bailleur privé lancé en 2026

Présenté comme l'un des grands outils fiscaux de soutien à l'investissement immobilier locatif après la disparition du Pinel, le dispositif Jeanbrun (Relance Logement) repose sur une logique différente de ses prédécesseurs. L'objectif n'est plus d'accorder une réduction d'impôt en contrepartie d'un investissement immobilier neuf, mais de permettre aux propriétaires bailleurs de profiter d'un mécanisme d'amortissement fiscal du logement mis en location

Concrètement, le dispositif est ouvert aux logements neufs comme à certains biens anciens, sous réserve de respecter plusieurs conditions liées à la durée de location, au niveau de loyer pratiqué et à la performance énergétique du logement notamment.

Sur le papier, le mécanisme d'investissement Jeanbrun présente plusieurs atouts majeurs. Dans les faits, certains critères ont toutefois été rapidement jugés trop contraignants par une partie des investisseurs et des professionnels de l'immobilier. Zoom détaillé.


Pour aller plus loin : Dispositif Jeanbrun (Plan Relance Logement 2026 - Statut du Bailleur Privé)


Pourquoi le dispositif Jeanbrun fait-il déjà l'objet de discussions parlementaires ?

Le contexte immobilier 2026 reste marqué par plusieurs années de ralentissement, de l'investissement locatif notamment. Hausse des taux de crédit, augmentation des coûts de rénovation, multiplication des contraintes réglementaires, pression croissante autour de la rénovation énergétique, disparition de la loi Pinel : de nombreux particuliers investisseurs ont ainsi freiné leurs projets immobiliers.

Face à ces tendances, le dispositif Jeanbrun a ainsi été pensé pour recréer un cadre fiscal suffisamment attractif pour encourager les investissements locatifs. Mais dès les premières semaines qui ont suivi son adoption, plusieurs acteurs du secteur ont alerté sur certaines conditions susceptibles de limiter son efficacité.

Parmi les principaux points de friction ? Les exigences de travaux jugées trop hautes, les objectifs énergétiques et l'exclusion des maisons individuelles neuves du dispositif.


Pour aller plus loin : Dispositif Jeanbrun et Plan Relance Logement


Une proposition de loi déjà adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale

Face à ces critiques, la réactivité a été quasi immédiate : une proposition de loi soutenue par le gouvernement a été examinée par les députés au printemps 2026.

Résultat ? Le texte a été adopté en première lecture le 28 mai 2026 par 85 voix contre 29, ouvrant la voie à plusieurs probables évolutions du dispositif Jeanbrun.

Mais attention : ces mesures ne sont pas encore définitivement applicables à la date où nous écrivons ces lignes. Le texte doit désormais poursuivre son parcours parlementaire, devant le Sénat notamment. Des modifications restent donc possibles avant une éventuelle adoption définitive.

Bon à savoir : cette étape législative pour le nouveau dispositif Jeanbrun traduit une volonté claire : rendre le mécanisme d'investissement plus accessible et plus opérationnel pour le marché, sans remettre en cause son objectif initial de soutien à l'investissement locatif et à la rénovation du parc de logements.


Ce qui pourrait changer avec l'évolution du dispositif Jeanbrun (Relance Logement)


La fin du seuil minimal de travaux ?

L'une des évolutions les plus marquantes concerne les travaux demandés dans le cadre d'un projet d'investissement Jeanbrun (Relance Logement).

Pour faire simple : dans sa version initiale, le dispositif Jeanbrun prévoyait que les rénovations représentent au moins 30 % du prix d'acquisition du logement. Ce seuil avait ensuite été ramené à 20 % pour tenir compte des premières remontées du terrain.

Pour de nombreux professionnels, cette obligation restait néanmoins difficile à respecter dans certaines situations. Un appartement ancien nécessitant seulement quelques améliorations énergétiques ou des travaux ciblés pouvait ainsi se retrouver exclu du dispositif malgré un réel intérêt locatif. Les députés ont donc finalement adopté un amendement visant à supprimer totalement cette exigence de pourcentage minimal.

Ce qu'il faut retenir : si cette disposition était confirmée dans le texte définitif, les investisseurs pourraient disposer d'une plus grande liberté pour adapter les travaux aux besoins réels du logement plutôt qu'à un seuil réglementaire uniforme éloigné de leur réalité d'investissement.


Une approche du DPE plus pragmatique pour le mécanisme immobilier Jeanbrun que celle initialement votée dans le PLF 2026

Autre évolution importante pour cette nouvelle version du dispositif Jeanbrun : la prise en compte du Diagnostic de Performance Énergétique. Dans sa version actuelle, le dispositif Jeanbrun impose généralement d'atteindre une étiquette énergétique A ou B après réalisation des travaux.

Si cet objectif apparaît cohérent dans le cadre de la transition énergétique, il peut également s'avérer particulièrement difficile à atteindre dans certains immeubles collectifs anciens ou copropriétés.

La proposition de loi privilégierait désormais une logique de progression.

Ainsi :

  • Les logements classés F ou G devraient gagner au moins deux classes énergétiques,

  • Les logements classés E devraient progresser d'au moins une classe.


Cette évolution permettrait concrètement de valoriser les rénovations réellement réalisées plutôt que d'imposer systématiquement un niveau de performance parfois inaccessible.

Ce qu'il faut retenir : pour de nombreux investisseurs, cette mesure pourrait ouvrir davantage de possibilités dans l'immobilier ancien tout en conservant un objectif fort d'amélioration énergétique du parc immobilier existant.


Pour aller plus loin : Budget 2026 : le PLF adopté, ce qui change (ou pas) pour l'immobilier


Les maisons individuelles bientôt de retour pour un investissement locatif Jeanbrun ?

L'exclusion des maisons individuelles avait constitué l'une des principales surprises lors de la création du dispositif Jeanbrun (Relance Jeanbrun). Alors même que celui-ci était présenté comme un dispositif national sans logique de zonage, seules certaines catégories de logements collectifs pouvaient jusqu'à présent en bénéficier.

La proposition de loi corrigerait ainsi cette situation en réintégrant les maisons anciennes dans le champ du dispositif. L'enjeu est fort : les maisons représentent plus de la moitié du parc de logements français et constituent une part essentielle de l'offre locative dans de nombreuses communes rurales, périurbaines et villes moyennes.

Ce qu'il faut retenir : le retour des maisons individuelles pourrait considérablement élargir le nombre d'opérations éligibles dans le cadre d'un investissement locatif Jeanbrun.


Qu'est-ce qui (pourrait) change(r) pour les propriétaires en 2026 ? Avant / Après : ce qui pourrait évoluer pour le dispositif Jeanbrun


Le dispositif Jeanbrun aujourd'hui

  • Des conditions de travaux relativement exigeantes,
  • Une cible énergétique particulièrement ambitieuse avec une étiquette A ou B,
  • L'exclusion des maisons individuelles,
  • Un nombre de biens potentiellement éligibles parfois limité selon les territoires.


La nouvelle version du dispositif immobilier fiscal Jeanbrun tel qu'envisagée par les députés

  • La suppression du seuil minimal de travaux,
  • L'évaluation de la rénovation énergétique en fonction du nombre de classes DPE gagnées,
  • La réintégration des maisons anciennes,
  • L'élargissement potentiel du nombre de logements concernés.


Quel dispositif remplace la loi de défiscalisation Pinel en 2026 ? Le mécanisme Jeanbrun (Relance Logement) peut-il vraiment s'imposer comme LA première alternative pour un investissement immobilier locatif neuf ?

Depuis la disparition de la loi Pinel au 1er janvier 2025, les investisseurs recherchent un nouveau cadre fiscal capable de soutenir et d'assurer la rentabilité de leurs projets immobiliers. Le dispositif Jeanbrun ambitionne précisément de répondre à cette attente, mais selon une logique différente.

Là où le Pinel reposait principalement sur une réduction d'impôt accordée dès l'acquisition, le mécanisme d'investissement Jeanbrun privilégie une approche patrimoniale de long terme qui repose sur l'amortissement du bien immobilier. Cette mécanique peut s'avérer particulièrement intéressante pour les investisseurs déjà imposés ou disposant de revenus fonciers à optimiser.


Un nouveau dispositif Jeanbrun pour relancer l'investissement locatif ?

Il semble encore trop tôt pour parler d'une réforme définitivement adoptée. Le texte devra poursuivre son parcours législatif et certaines mesures pourraient évoluer avant leur entrée en vigueur. Une chose semble néanmoins se dessiner : les pouvoirs publics paraissent déterminés à ajuster rapidement le dispositif Jeanbrun afin qu'il réponde davantage aux attentes du marché, des professionnels comme des particuliers.

Dans un contexte où la production de logements reste insuffisante dans de nombreux territoires, ces ajustements pourraient constituer l'une des premières étapes d'une stratégie plus large destinée à redonner de l'élan à l'investissement immobilier en France.

L'assouplissement envisagé de la loi Jeanbrun ne viserait donc pas à changer l'esprit du dispositif, mais à le rendre plus opérationnel. L'objectif serait simple : ouvrir le dispositif Jeanbrun (Relance Logement) à davantage de biens, davantage de territoires et davantage d'investisseurs.


La FAQ, Foire aux Question de l'investissement immobilier Jeanbrun (Relance Logement)


Le dispositif Jeanbrun en résumé - Définition et fonctionnement

Le dispositif Jeanbrun, également appelé statut du bailleur privé ou dispositif Relance Logement, est un mécanisme fiscal créé par la Loi de Finances pour 2026 pour soutenir l'investissement locatif en France.

Contrairement à l'ancienne loi Pinel, il ne repose pas sur une réduction d'impôt mais sur un système d'amortissement fiscal du logement. En contrepartie, l'investisseur doit respecter plusieurs conditions liées à la location du bien, à la durée de détention et, selon les cas, à la performance énergétique du logement.

L'objectif est double : encourager la création d'une offre locative abordable et favoriser l'amélioration/la construction du parc immobilier français.


Qui a mis en place la loi Jeanbrun (Plan Relance Logement) sur le marché de l'immobilier et pourquoi ? 

Le dispositif Jeanbrun doit son nom à Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, qui a porté en 2026 le plan gouvernemental "Relance Logement". Ce nouveau statut du bailleur privé a été créé dans le cadre de la Loi de Finances pour 2026 pour redonner de l'attractivité à l'investissement locatif après la disparition du dispositif d'investissement locatif Pinel.


Quels sont les principaux avantages de la loi Jeanbrun pour les investisseurs ? 

Le principal atout du dispositif Jeanbrun repose dans sa capacité à réduire la fiscalité des revenus locatifs grâce à l'amortissement du bien immobilier.

Pour certains investisseurs, ce mécanisme peut permettre d'améliorer sensiblement l'équilibre financier de l'opération d'investissement.

Le dispositif présente également l'avantage d'être accessible sans zonage géographique strict, ouvrant des perspectives dans de nombreuses villes moyennes, des communes périurbaines ou des territoires ruraux.

Enfin, il encourage les stratégies patrimoniales de long terme, avec un avantage fiscal pouvant se prolonger bien au-delà des premières années de location.


Quelles sont les actuelles conditions de mise en location d'un investissement immobilier Jeanbrun ? 

Dans sa version actuellement en vigueur, le dispositif Jeanbrun impose plusieurs engagements au propriétaire bailleur :

  • Le logement doit être loué nu au locataire, à titre de résidence principale et pendant une durée minimale de 9 ans. 

  • Les loyers pratiqués doivent respecter les plafonds prévus par le dispositif Jeanbrun pour garantir une offre locative accessible.

  • Le locataire doit également respecter certaines conditions de ressources.

  • Selon la nature du bien et l'objet des travaux réalisés, des critères de performance énergétique peuvent également être exigés.

  • Enfin, l'investisseur doit conserver le logement pendant la période d'engagement pour préserver le bénéfice de l'avantage fiscal associé au dispositif.


Pourquoi choisir l'immobilier neuf pour l'achat d'un appartement (ou d'une maison ?) avec la loi Jeanbrun et sa mise en location nue ?

Même si le dispositif Jeanbrun peut s'appliquer à certains logements anciens sous conditions, l'immobilier neuf en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement) présente de nombreux atouts pour les investisseurs.

Un logement neuf répond aux dernières normes de construction en vigueur (RE2020, Réglementation Environnementale 2020 en tête) et de performance énergétique, ce qui limite les besoins en travaux et facilite le respect des exigences réglementaires actuelles et futures.

Investir dans l'immobilier neuf permet également de bénéficier d'un meilleur confort pour les locataires, d'équipements modernes et de charges réduites au quotidien. Le logement neuf mis en location devient ainsi plus "désirable" aux yeux des locataires.

Enfin, dans un contexte où les critères énergétiques prennent une place croissante dans les stratégies d'investissement, un logement neuf offre généralement une meilleure visibilité à long terme. Il permet ainsi de construire un patrimoine locatif pérenne tout en profitant des intéressants mécanismes fiscaux proposés par le dispositif Jeanbrun.


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