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Technologique, la ville intelligente de demain doit être désirable

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Réduire l'empreinte carbone est une préoccupation de tous les instants au niveau industriel mais pas seulement. La construction avec la nouvelle Réglementation Environnementale 2020 qui entrera en vigueur l'an prochain mais également la ville intelligente qui cherche à tout prix à réduire son impact environnemental prennent part à ce mouvement. Parmi ses adjuvants, le numérique évidemment, de l'intelligence artificielle à l'internet des objets. Mais la Smart City n'est pas uniquement une ville technologique, elle se veut également, de plus en plus, désirable et durable. La ville intelligente doit être attractive sur bien des points en intégrant les nouvelles préoccupations, crise sanitaire en tête.

La ville intelligente fait face à une inversion des tendances

Avec la crise de la Covid-19, le télétravail a observé un déploiement massif dans le monde entier. Les citadins de la Smart City se sont ainsi essayés au home office, au travail depuis n'importe quel bureau ou salon, les amenant parfois à fuir les zones urbaines les plus densément peuplées. L'attrait des périphéries et campagnes s'était déjà manifesté avant la crise sanitaire, une tendance qui s'est logiquement renforcée au cours de cette année particulière.


Selon une étude de l'INSEE parue le 21 octobre 2020 et intitulée "En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville", les foyers français ont de plus en plus d'appétence pour les zones situées en périphérie des grandes villes. L'hyper centre parisien par exemple fait moins rêver qu'à son âge d'or, les Franciliens privilégiant la banlieue.


Pendant tout le 20ème siècle, les grandes villes ont vu les habitants affluer, délaissant leur campagne. La tendance est en train de changer, même si le déplacement ville-campagne n'est pas aussi massif que l'inverse. La crise sanitaire amène ces mouvements tout comme le dérèglement climatique. Selon l'ONU Habitat, ces dérèglements pourraient entrainer le déplacement de 143 millions de personnes ces prochaines années, principalement en Asie du Sud, en Amérique latine et en Afrique.


Relativement à ces préoccupations environnementales, il est évident que la ville intelligente doit se positionner et innover. Les grandes villes de la planète seraient à elles seules responsables de 70% des émissions de CO2 recensées dans le monde. Considérable !


Crise sanitaire, crise économique, crise climatique, une longue liste qui mène logiquement à de nombreux questionnements et à un repositionnement de la ville intelligente, technologique mais pas seulement. La Smart City de demain doit interroger sa durabilité, sa résilience et sa désirabilité si elle veut continuer à être attractive pour les citadins. Nous sommes encore loin de la désertion des cœurs des grandes villes, c'est évident, mais l'évolution est nécessaire passant obligatoirement par la réduction de leur empreinte carbone.


Si la démarche semble difficile à engager, certaines villes ont déjà posé leurs objectifs. C'est le cas de Copenhague qui souhaite devenir la première ville du monde neutre en carbone en 2025. Autre exemple, celui d'Oslo qui en 2030 devra avoir réduit ses émissions de CO² de 95%.


Et pour parvenir à ses fins, la ville intelligente de demain peut évidemment compter sur le numérique et les nouvelles technologies.

Comment l'internet des objets peut servir la décarbonisation de la ville intelligente ?

Le numérique se met au service de la Smart City pour atteindre l'un de ses objectifs principaux : décarboniser la ville. L'IoT (Internet des Objets), permet de collecter un nombre considérable de données depuis des équipements aussi divers que variés. Les données sont ainsi remontées via les éclairages publics, les zones de tri des déchets, les bâtiments de la ville, le mobilier urbain… mais pas seulement. Les données peuvent être relevées via les réseaux d'eau, de gaz, d'électricité ou encore de téléphonie. Après collecte, tri et analyse, ces mêmes données sont une vraie mine d'or pour les décideurs qui peuvent envisager des solutions de gestion des ressources énergétiques innovantes et intelligentes.


Mais les nouvelles technologies ne servent pas seulement un dessein d'analyse. Elles permettent également la mise en place efficiente de solutions de décarbonisation. Pour n'en citer qu'une, prenons l'exemple des solutions d'extraction du CO² qui sont progressivement installées dans les grandes villes. Les molécules de CO² sont ainsi captées dans l'air ambiant, filtrées puis réinjectées dans l'air ambiant après avoir été épurées. Ce système est proposé par la startup suisse Climeworks.


Des solutions de mobilité verte et/ou douce et intelligente sont également déployées dans le monde entier pour parvenir à réduire les émissions de CO². L'exemple le plus parlant de ces dernières années est celui du Léman Express mis en service fin 2019. Il s'agit du plus vaste réseau RER transfrontalier d'Europe qui offre une vraie alternative à la voiture dans le quotidien des frontaliers.


Enfin, dernier exemple et non des moindres, l'IA (Intelligence Artificielle) sera prochainement utilisée pour lister les toits plats capables de supporter l'installation de panneaux photovoltaïques ou de fermes urbaines. Des installations futures qui auront la capacité de capter le CO².


Des solutions innovantes voient ainsi le jour en couplant la collecte et l'analyse de données publiques et privées.

Des technologies oui, mais pas seulement dans la Smart City

Le seul angle technologique ne suffit pas à définir et envisager la Smart City. La technologie est un moyen et non une fin en soi. Elle nous permet d'atteindre des objectifs à des échelles variables, comme celle de la ville intelligente.


Si les nouvelles technologies sont de formidables alliées pour les Smart Territoires et leurs enjeux santé, énergie, mobilité, économie ou encore éducation et sécurité, ces mêmes enjeux sont également humains. Ils ne peuvent être réduits à la seule technologie sans prendre en considération le collectif.


Prenons l'exemple de la décarbonisation, de la réduction de l'empreinte carbone. Les politiques locaux pourront bien mettre en place des solutions technologiques et des plans d'action, s'ils ne sont pas suivis, ils n'auront que peu d'utilité ou en tout cas, pas les résultats escomptés.


Il est donc indispensable de faire appel à l'intelligence collective, de la mobiliser pour mieux l'utiliser. Pour que cette utilisation serve la totalité des desseins de la ville intelligente. Tous, absolument tous les acteurs de la Smart City doivent être intégrés dans sa création, son fonctionnement, son innovation. Cela passe donc évidemment par les décideurs locaux mais également par les citoyens, par les entreprises, par les opérateurs d'énergie, de mobilité ou encore par les gestionnaires d'infrastructures comme les parkings et bâtiments.


Enfin, et c'est une évidence, les Smart Cities du monde entier ne peuvent pas observer un modèle copier-coller. Prendre en compte les spécificités de chacune est incontournable, ne serait-ce que pour utiliser au mieux les ressources qui sont extrêmement variables. Entre Genève, Paris, Stockholm et Rio de Janeiro, il y a un monde de possibles (et d'impossibles) !


Pour ces multiples raisons, l'on considère que la ville de demain doit être et sera désirable, capable de s'adapter, de se questionner et surtout de prendre en compte les acteurs et les ressources dont elle dispose. Se revendiquer Smart City, c'est avant tout pouvoir orchestrer humains et nouvelles technologies, besoins, nécessités et envies, bien-être et développement, innovation et préservation de l'environnement. Les acteurs sont des consommateurs, les consommateurs sont des acteurs. Un leitmotiv qui la ville intelligente intègre rapidement.


Trouvez-vous votre ville désirable ? Pour quelle(s) raison(s) ?

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