Smart territoires : les bonnes pratiques

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Impossible aujourd’hui de passer à côté du numérique dans des domaines aussi divers que variés. Les nouvelles technologies, le numérique sont considérés comme un facteur majeur de développement à la fois économique mais également social pour et par les villes mais aussi par les communautés urbaines ou encore par les départements et les régions. En couplant numérique et territoire, on se dirige tout droit vers le Smart territoire, vers le territoire intelligent. Sur celui-ci, les services publics dans leur globalité sont grandement améliorés tout comme la qualité de vie. Territoires émergents, les acteurs qui y sont impliqués sont multiples et les contours pas toujours bien définis. Entre avantages et inconvénients, entre potentiels et risques, les Smart territoires ont beaucoup à donner si tant est que l’on sait en déjouer les pièges. Zoom sur ce territoire d’avenir qui alimente les réflexions.

Qu’est-ce qu’un Smart territoire ?

Les constantes du territoire intelligent sont toujours ou presque identiques, même si des déclinaisons sont évidemment possibles. Ainsi, le Smart territoire repose sur trois leviers majeurs qui ont pour volonté d’innover tout en apportant conjointement des améliorations aux populations qui y évoluent :

  • Le territoire intelligent a vu se déployer des infrastructures numériques fixes comme la fibre optique et des infrastructures numériques mobiles comme la 3G, la 4G et prochainement la 5G. Le territoire est ainsi capable de fournir des données liant les citoyens, les objets, les administrations ainsi que les sociétés dans un seul et même réseau. Le Smart territoire est donc connecté.

 

  • Sur le Smart territoire, les services numériques se développent à vitesse grand V pour permettre de s’adapter aux besoins des habitants. Grâce à eux, les services publics sont plus efficaces, plus qualitatifs et optimisent l’expérience des usagers. Les services numériques permettent également de mener à bien des transitions majeures, transition énergétique en tête, qui cheminent vers l’efficacité du territoire. Plus concrètement, le Smart territoire propose à ses résidents un réseau de transports en commun à la parfaite ou presque intermodalité entre les différents types de modes de déplacements. Avec cette amélioration, l’expérience des consommateurs est mieux perçue. Ils favorisent donc ces modes de transports communs en lieu et place de leur véhicule personnel. Sans surprise, la qualité de l’air en milieu urbain est meilleure et la saturation urbaine réduite.

 

  • Les usages numériques sont inscrits dans des démarches de collaboration et d’innovation qui épaulent l’évolution dans les modes de vie des habitants. Ces derniers évoluant constamment, le Smart territoire prend le parti de s’adapter en mettant l’accent sur une économie partagée, sur la Civic Tech ou encore sur l’intelligence collective.

 

C’est ainsi que le Smart territoire se développe, en bonne intelligence pourrait-on dire, outils numériques en soutien.

Comment un territoire peut devenir un Smart territoire ?

N’est pas territoire intelligent qui veut. Une ville qui veut accéder à cet idéal de développement doit respecter certains facteurs, quatre au total. Et ces derniers ne sont pas dissociables mais impérativement cumulables :

  • Le Smart territoire possède et fait évoluer sa stratégie territoriale. Il sait où sont ses forces, où sont ses faiblesses et où sont ses priorités. Grâce à cette vision claire, il met en œuvre les ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs qui peuvent aller de l’aménagement au développement économique en passant par la préservation de l’environnement.

 

  • Le territoire intelligent fait appel aux citoyens via la participation citoyenne notamment. Un mode de consultation qui permet de faire évoluer le territoire dans le bon sens, celui de celles et ceux qui y vivent. Les habitants ont ainsi facilement accès aux informations relatives à leur territoire et peuvent également donner leur avis, faire des recommandations, constater des incidents ou encore décliner leurs services.

 

  • Le Smart territoire met tout en œuvre pour qu’une cohérence soit observée en son sein. Le partage des ressources est ainsi encouragé, tout comme la mise en commun des modes d’exploitation. La politique de gestion des données est également transparente et rigoureuse.

 

  • Le territoire intelligent est pragmatique et lucide. Il sait mener les projets en fonction des urgences et des priorités. Chaque projet a des objectifs clairs et des indicateurs d’avancement.

 

Voilà les quatre axes qui permettent d’avancer vers une transformation numérique pérenne et, rapidement, vers un Smart territoire viable. De nombreux acteurs locaux participent à celle-ci et des indicateurs permettent de mesurer les résultats de chaque action, de chaque avancée. Parmi les points scrutés, on retrouve le développement économique, l’entraide sociale, la qualité de vie des habitants du territoire sans oublier la préservation de l’environnement.


Il est également possible pour les collectivités de se faire épauler dans cette vaste transformation numérique. Un bon moyen de bénéficier d’une méthodologie qui a fait ses preuves et de profiter d’un regard extérieur souvent bienvenu dans un chantier d’une telle ampleur.

Quels sont les risques du Smart territoire ?

Sur papier, le territoire intelligent a tout bon. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Oui, ses volontés de transformations sont louables et mêmes souhaitables, mais il faut pourtant garder les risques présentés par le Smart territoire à l’esprit. Parmi les principaux :

  • Manquer la cible visée, à savoir le citoyen dans sa très grande diversité.
  • Ne pas réussir à fédérer les citoyens autour des nouvelles technologies. Certaines Smart Cities commencent aujourd’hui à se mettre leurs habitants à dos, réfractaires ou défiants à leur égard.
  • En découle une exigence que le Smart territoire ne doit pas laisser de côté : apporter des garanties solides aux citoyens portant sur la sécurité des données.
  • Ne pas réussir à convaincre les citoyens du bien-fondé des finalités des différents projets et de l’avancée nécessaire vers le Smart territoire.
  • Dépenser (beaucoup) trop d’argent et laisser aller les coûts sans les maîtriser.
  • Ne pas parvenir à optimiser les services.

Les bonnes pratiques du Smart territoire

Eloignons-nous des écueils et attardons-nous sur les bonnes pratiques que tout territoire en passe de devenir intelligent devrait observer.


La première est évidemment d’obtenir la confiance des habitants. Et cette confiance ne se construit pas en un jour, elle se bâtit pierre après pierre, argument après argument, preuve après preuve. Gardons en tête que le concept même de territoire intelligent est à mille lieux de l’esprit des citoyens. Il est donc nécessaire de faire intégrer que la transformation est indispensable et qu’elle se passera sans heurt. Pour y parvenir, les collectivités ont tout intérêt à prendre le citoyen comme fil conducteur et ce même s’il ne veut pas utiliser les outils numériques.


Car dans l’ère du digitale, ces personnes sont bien présentes dans la Smart City. Certaines ne savent pas s’en servir, d’autres ne le souhaitent pas et d’autres encore s’en éloignent au maximum argumentant que la société est sous le joug d’une surveillance malveillante, intrusive. Attention donc de ne pas pencher vers des fins autoritaires à l’usage des nouvelles technologies. Une posture contreproductive dans la construction de l’édifice de la confiance.


Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données Personnelles) et la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) (sur)veillent les possibles dérives de la Smart City et du Smart territoire.


Autre indispensable pratique, parvenir à maîtriser les coûts. Si le Smart territoire est très fréquemment montré en exemple, comme celui qui permet de faire des économies, le retour sur investissement est pourtant loin d’être une réalité. Les villes investissent et investissent encore, parfois sans raison. Ainsi, les projets sont à passer au crible pour s’assurer de leur nécessité mais aussi de leur viabilité sur le long terme. Aparté cependant, si l’installation de systèmes moins énergivores permet de mesurer facilement les économies réalisées, le passage à l’éco-mobilité peut mettre à mal les finances d’une collectivité s’il n’est pas (ou mal) budgété.


Cependant, tout n’est pas quantifiable. La mobilité verte et intelligente a pour avantage premier de réduire la pollution et d’optimiser les déplacements de chacun, rendant le territoire urbain moins hostile et facilitant la vie des citoyens. Pour résumer, les Smart territoires doivent s’appliquer à faire preuve d’une implacable logique, qu’elle soit économique, sanitaire, sociale et/ou humaine.

Les piliers de la confiance des citoyens au sein du Smart territoire

Revenons sur l’enjeu mais également le levier majeur du Smart territoire : obtenir et conserver la confiance de ses habitants. Cela passe par quatre actions principales :

  • La sécurisation des infrastructures par le biais de la protection des serveurs, des accès, de l’archivage des données…
  • La protection des données personnelles par le biais de l’obtention des consentements, du droit des citoyens à accéder à leurs données, de pouvoir les rectifier ou même de se faire oublier.
  • La redevabilité par le biais de la transparence, de l’open data et de la gouvernance partagée.
  • Les bénéfices pour les citoyens par le biais de l’écoute par les collectivités, de l’invitation à participer à la création de leur territoire intelligent, de la simplification des accès aux infrastructures et aux informations, de la personnalisation des services et de la multiplication des moyens d’accès.

 

Vous êtes les acteurs majeurs du cheminement vers le territoire intelligent. Le saviez-vous ? Est-ce un élément qui vous préoccupe dans votre vie de citoyen ?

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