Immobilier à Bordeaux : le marché manque cruellement de logements en location

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Le marché immobilier à Bordeaux est en proie à une pénurie sans précédent de logements en location. Alors que les Bordelais s’insurgent contre l’arrivée des Parisiens dans leur ville, ces nouveaux habitants font face à des difficultés pour se loger. Et les résidents actuels en pâtissent également. Zoom sur un marché sous tension.

Le marché immobilier à Bordeaux dysfonctionne


En seulement une année, les prix de l’immobilier à Bordeaux ont grimpé de +15,6% selon les chiffres de MeilleursAgents. Il s’agit de la ville française où les tarifs affichent la plus forte progression sur 12 mois. Et pour cause, le cadre de vie attrayant couplé à l’arrivé de la ligne TGV Paris-Bordeaux poussent de plus en plus de nouveaux habitants à poser leurs valises dans la Perle d’Aquitaine. Ainsi, plus le manques de logements, à l’achat comme à la location, se fait sentir, plus les prix augmentent. Tout ce qui est rare est cher, le marché bordelais en est la preuve par l’exemple.


Il est donc difficile de se loger à Bordeaux, même au prix fort.

La polémique gronde à Bordeaux


Face à ce constat, les Bordelais montrent les dents. Alors que la ligne Paris-Bordeaux est perçue comme une avancée majeure, les autocollants « Parisien, rentre chez toi » ont envahi la ville ces derniers jours. Les Parisiens sont aujourd’hui montrés du doigt, accusés de faire grimper les prix de l’immobilier à Bordeaux forts d’un pouvoir d’achat bien supérieur.


Alain Juppé, maire de Bordeaux, n’a eu d’autres choix que d’intervenir, affirmant que l’affaire serait portée devant les tribunaux si elle ne cessait pas immédiatement. Un climat plus que tendu dans la Perle d’Aquitaine !

Des signes avant-coureurs depuis des mois


Daniel Seignat, président de l’Unis Aquitaine (Union des syndicats de l’immobilier) a été interrogé par le Figaro Immobilier sur la situation du marché immobilier à Bordeaux. Pour lui, la crise est montante depuis des mois. Ses prémices ont été annoncés cet été, alors que les professionnels n’avaient aucun logement à proposer en location. Une chute des préavis a été observée (de 15 à 18% environ, voire de 40% dans l’hyper centre). Les locataires ne veulent plus quitter leur bien. Le problème ? Peu ou pas de biens à louer à la rentrée. À l’heure actuelle, 3 000 étudiants n’auraient pas de toit pour suivre correctement leurs études supérieures à Bordeaux.


Et lorsque la question de la responsabilité des Parisiens est posée, Daniel Seignat est catégorique : oui, ils sont en partie responsables de cette crise. Ils sont en effet plus présents et candidats à l’achat à Bordeaux. Mais ils ne peuvent être accusés de tous les problèmes du secteur immobilier pour autant. La location touristique a pris une importance croissante ces dernières années dans la ville. Autant de logements qui sortent du circuit de la location classique et qui font défaut. La sous-location est également devenue monnaie courante. Les locataires qui quittent leur bien pendant un temps le sous-louent, par peur de ne pas retrouver de toit à leur retour.


Pour Daniel Seignat, un renforcement des contrôles est donc nécessaire, assorti d’une réduction du nombre de jours de location autorisés par année pour les meublées touristiques (type Airbnb). De 120 jours par an, il préconise 5 à 6 semaines seulement.


Affaire à suivre donc… Mais une chose est sûre, Bordeaux n’a d’autres choix que de réagir et de se pencher sur des solutions à court, moyen et long terme pour loger ses nouveaux habitants.
La bonne nouvelle ? Investir à Bordeaux est aujourd’hui l’assurance de rentabiliser son investissement. La vacance locative est en effet quasi inexistante !

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