La surtaxe sur les résidences secondaires adoptée à Paris

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La mesure était attendue par certains (redoutée par d’autres), la capitale a adopté lundi 30 janvier la majoration de la taxe sur les résidences secondaires. La Mairie de Paris a pris cette décision pour plusieurs raisons, lutte contre les logements vacants en tête, alors que très peu de grandes villes françaises ont fait le même choix.

La taxe sur les résidences secondaires en pratique


Depuis 2014, 1 100 communes comprises dans 28 unités urbaines françaises peuvent appliquer une taxe sur les logements vacants. Ces mêmes villes sont en droit de généraliser la surtaxe pour les résidences secondaires. Dans les faits, la taxe d’habitation de ces logements qui restent vides fréquemment est majorée. Mais, si certaines villes ont relevé leur taux depuis 2014 (Paris en tête), d’autres ne souhaitent pas se servir de ce mécanisme. Ainsi, à Bordeaux, Marseille ou encore Nice, la surtaxe n’a jamais été appliquée.

Taxe sur les résidences secondaires : ce qu’il se passe à Paris en 2017


Le conseil de Paris a profité du cadre légal pour autoriser la majoration de 60% de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Il y a trois ans, en 2014, la ville avait déjà augmenté cette même taxe de 20%.


Cette (mauvaise) nouvelle pour les propriétaires de résidences secondaires les encouragera-t-elle à remettre sur le marché de la location ou de la vente leur bien laissé vacant une partie de l’année ? C’est en tout cas ce qu’espère la Mairie de Paris en augmentant considérablement la taxe.


Il faut dire que Paris cherche des solutions a un phénomène qui ne fait que s’accentuer. En 15 ans seulement, le nombre de résidences secondaires intramuros a augmenté de 43%. Elles représentent aujourd'hui 10% du parc immobilier parisien pour un total de 107 000 logements.


Seconde raison de profiter du cadre légal : renflouer les caisses ! Majorer la taxe de 60% permettra à la Mairie de Paris de collecter des fonds supplémentaires.

Peu de villes décidées à appliquer la majoration


La traque aux résidences secondaires menée à Paris semble toutefois faire figure d’exception. Capital.fr a en effet mené l’enquête afin de déterminer quelles villes françaises seraient susceptibles de faire grimper la taxe sur les résidences secondaires. Et il apparaît que même les municipalités ayant augmenté leur taxe d’habitation depuis 2014 ne pensent pas procéder à un autre tour de vis fiscal. Biarritz, Lyon, Montpellier, Nantes ou encore Toulouse devraient donc laisser un peu de répit aux propriétaires de résidences secondaires. Ces villes ne souhaitent pas relever leur taux en 2017.

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