Les nouvelles technologies, indispensables pour une transition écologique réussie

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La transition écologique est une incontournable ligne de conduite adoptée depuis quelques années par l'État. Nécessité fait loi, l'urgence écologique et climatique implique d'indispensables changements et des actions de grande envergure. Bien que la crise sanitaire du Covid-19 soit encore dans tous les esprits, les Français refusent aujourd'hui de faire un choix entre économie et environnement. Alors que certains sont dans la tourmente économique, 7 Français sur 10 manifestent leurs inquiétudes quant à la possibilité pour l'État de poursuivre son dessein environnemental. Et si les solutions à une transition écologique réussie étaient les nouvelles technologies ? Zoom sur les tendances, les objectifs, les craintes des Français sans oublier les apports des nouvelles technologies, éclairés par l'étude VosTravauxEco menée par l'institut OpinionWay.

Entre urgence économique et transition énergétique


Les Français ont peur pour leur pouvoir d'achat, c'est un fait. Ils sont inquiets quant à une possible augmentation des prix des produits de consommation courante à 85% et plus largement quant à leur pouvoir d'achat général à 77%.

Autre crainte, celle de se voir mis à contribution plus largement par le biais de la fiscalité et des impôts à 83%. Pourquoi ? Parce qu'ils ont attentivement écouté les plans de relance pensés par le gouvernement. Alors les particuliers se préparent à l'impact que pourrait avoir cette nouvelle fiscalité, plus lourde à porter, sur leurs finances.

Enfin, 8 particuliers interrogés sur 10 affirment être inquiets pour l'économie française et la capacité de rebond des entreprises nationales. On comprend donc finalement que la moitié des Français a peur de perdre son emploi ou de rencontrer quelques difficultés professionnelles. Pour se sortir de cette mauvaise passe, 3 interrogés sur 5 déclarent être prêts à faire quelques sacrifices pour que leur entreprise puisse pérenniser et se consolider. Quels sont les efforts envisagés ? Une réduction de leur salaire en premier lieu, moins de congés payés dans un second temps et/ou un allongement du temps travaillé pendant quelques semaines voire mois.

Mais même ces inquiétudes économiques ne mettent pas à mal la conscience écologique des Français. C'est même le contraire qui se joue. Plus les inquiétudes premières sont fortes, plus la prise de conscience des enjeux environnementaux est importante. Pour la ministre de la Transition écologique, "opposer écologie et économie est totalement dépassé". Bruno Le Maire, ministre de l'Économie a quant à lui appelé à une "relance verte" en proposant "d’accélérer la transition écologique pour faire de notre économie la première économie décarbonée de la planète".

C'est ainsi que 7 Français sur 10 soumettent leurs inquiétudes quant à la réelle capacité de l'État dans la mise en œuvre rapide et efficace de la transition énergétique débutée bien avant la crise du Covid-19.

Parmi les inquiétudes exprimées par les particuliers ? La capacité de maintien des aides à la rénovation énergétique en 2020 mais également les années suivantes. 68% des interrogés manifestent cette crainte.

Et ces craintes ont évidemment des répercussions. Sans ces aides, nombreux sont les particuliers qui ne seraient pas en capacité de réaliser la rénovation énergétique de leur logement. Ils sont actuellement 4 sur 10 à évoquer l'impossibilité de concrétiser leur projet de rénovation. Lorsque l'on sait que la rénovation énergétique est l'un des principaux leviers de la transition énergétique, ces chiffres ont quelques raisons de nous inquiéter.

Les Français conscients des atteintes négatives sur l'environnement


Le Covid-19 a mis en lumière ce que nous savions déjà. Nous portons atteinte à l'environnement quotidiennement, jour après jour, inlassablement. Pour les Français inquiets, le problème est que la propagation ultra rapide du Coronavirus est le fait de facteurs environnementaux comme la circulation des personnes et des marchandises à l’échelle mondiale, la planète surpeuplée, en ville notamment, sans oublier la déforestation, l’artificialisation des sols, l’élevage non raisonné de plus en plus intensif et les habitats humains qui grignotent en permanence du terrain.

Aujourd’hui, 76% des particuliers interrogés espèrent que la crise sanitaire et le confinement auront rapidement pour effet de bousculer les consciences, de permettre de tirer des leçons et de trouver des solutions viables, durables et pérennes pour rendre la population moins sujette des conditions à la fois biologiques, sociales et environnementales.

L’étude menée par VosTravauxEco "révèle des enseignements forts : les Français sont unanimes sur la nécessité de faire repartir l’activité du pays et semblent même prêts à faire des sacrifices pour y parvenir. Cela démontre bien la prise de conscience de l’urgence économique. S’ils imputent la crise à des erreurs politiques, on observe une large prise de conscience des impacts du système économique globalisé sur les écosystèmes. Pour imaginer et construire ce monde d’après dont tout le monde parle, il est indispensable de poser les bons diagnostics", explique Nicolas Moulin, fondateur de la société avant d’ajouter "avant d’être une crise sanitaire, politique et économique, Covid-19 trouve ses origines dans nos atteintes répétées à l’environnement. La crainte exprimée par les Français quant à la capacité de l’Etat à maintenir son soutien à la rénovation énergétique et à la transition écologique, témoigne des très fortes attentes sur le sujet. La crise actuelle est une caisse de résonance des enjeux environnementaux à l’échelle mondiale. Les conditions psychologiques sont réunies pour accélérer le mouvement vers une économie plus respectueuse de l’environnement, mais c’est un vrai choix de société."

Les nouvelles technologies facilitatrices pour la transition énergétique


Les débats autour de la transition énergétique et de l’environnement conduisent nécessairement à s’interroger sur les risques écologiques et sur l’épuisement des ressources qui nous guettent. Trouver des solutions avec et pour l’environnement pour faciliter la transition énergétique est donc indispensable. A votre avis, quel est le meilleur levier pour y arriver ? Sans grand suspense, les nouvelles technologies bien sûr.

La crise écologique au cœur des questionnements


C’est en 1970 que la question écologique prend de l’ampleur. Dans le même temps, la croissance fordiste est mise à mal, elle dégringole. Il faut dire que d’une révolution industrielle à une autre, le constat est identique : les dynamiques technologiques créent des problèmes environnementaux. Rares sont ceux qui s’opposent à ce diagnostic. Là où les avis divergent, c’est lorsque l’on évoque le rôle des nouvelles technologies. Indispensables pour répondre à la crise écologique qui fait rage pour certains, totalement dispensables pour d’autres, le désaccord est majeur. 

Il a alors été question de trouver des solutions : comment venir à bout de la crise écologique ? C’est une vaste problématique pour laquelle quelques théories ont été avancées. La première date de 1972. Cette année-là, le Club de Rome et le rapport "Halte à la croissance" Meadows mettent en opposition les besoins économiques et écologiques. Ce positionnement dit "techno-pessimiste" considère que la décroissance est inévitable sur fond de ressources naturelles qui s’épuisent et ne sont pas infinies. Pour celles et ceux qui s’inscrivent dans cette pensée, la seule réponse à la crise écologique reste la décroissance. 

Est ensuite venu le concept du développement durable. Alternative à la vision "techno-pessimiste" elle s'impose en 1987 dans le rapport Brundtland intitulé "Notre avenir à tous". Ce document a été mandaté par l'ONU en prévision du Sommet de la Terre. Au fil des pages, la définition du développement durable est plus claire, il s'agit d'un "mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs".

Si cette définition n'a pas fait consensus dès le départ, elle est aujourd'hui complètement admise, sans discussion. On parle alors de vision "technico-optimiste" pendant du premier concept évoqué. La différence majeure entre les deux concepts réside en effet dans le fait que la seconde prône les nouvelles technologies, le progrès technique, comme facilitateur du développement durable, et donc, plus largement, de la transition énergétique. La première non.

Les nouvelles technologies en réponse aux besoins des futures générations


Cette conception met en parallèle les besoins des générations présentes mais également futures et le stock de ressources naturelles. Il est ici question de la capacité des hommes et des techniques, des nouvelles technologies, pour optimiser la gestion des ressources. En aucun cas le stock limité des ressources naturelles n'est intégré dans l'équation.

Nous arrivons donc au cœur des moyens. Les nouvelles technologies sont perçues comme les outils permettant de répondre aux besoins de toutes les générations. Le développement durable ne peut s'inscrire de manière pérenne sans le développement des nouvelles technologies, celles qui sont évidemment favorables à l'environnement.

Pour abonder dans le sens de cette conception, des lignes de conduite politiques et économiques ont donc été mises en place depuis quelques années. Les dirigeants notamment ont axé une partie des recherches sur le développement des nouvelles technologies en faveur de l'environnement. En ont découlé de nouveaux procédés, concepts mais également de nouveaux "green products".

L'impact des nouvelles technologies sur le secteur du BTP


Parmi les révolutions qui se jouent en coulisse du secteur du BTP, celle des nouvelles technologies. Maison en impression 3D réduisant le temps de construction, thermostat connecté, gestion des énergies… les 4 Internet notamment ont et auront des effets positifs sur l'environnement, favorisant considérablement la transition énergétique. Présentation des 4 Internet définis et pensés par Jean Staune, philosophe des sciences, et de leurs apports pour le secteur de la construction et pour l'environnement :

1. L'Internet d'aujourd'hui mérite d'être présenté même s'il n'a pas d'impact direct sur l'environnement. Il est celui que nous utilisons aujourd'hui et qui doit être complètement intégré par les acteurs du bâtiment. Avant de prendre leurs décisions d'achat immobilier mais aussi de rénovation énergétique… les consommateurs effectuent de nombreuses recherches par le biais d'internet. Ils consultent une multitude d'avis pour se faire une première idée. Le bouche-à-oreille seul ne suffit plus, les professionnels doivent être sur la toile et notamment sur les réseaux sociaux. Ils n'ont d'autres choix que de s'adapter à ces nouvelles pratiques. Les particuliers ont besoin de tout savoir et encore plus dans quoi et avec qui ils s'engagent. Jouer la carte de la transparence est donc indispensable. Prenons en exemple un particulier qui souhaite installer une pompe à chaleur réversible à son domicile. Il effectue quasi systématiquement des recherches avant de demander des devis à plusieurs professionnels. Il a donc déjà une idée du fonctionnement du dispositif, de ce qu'il veut et éventuellement du prix que cela peut lui coûter.
 
2. Les objets connectés s'intègrent partout dans la maison. La domotique peut assurer un rôle de sécurité avec une serrure numérique par exemple, mais également un rôle très fort vis-à-vis de l'environnement. Nombreux sont aujourd'hui les particuliers qui ont installé ou désirent s'équiper de thermostats connectés voire d'une centrale de commande qui permet de gérer intégralement les consommations au sein du foyer. Les nouvelles technologies permettent ainsi d'adapter la température des pièces à la présence des occupants, de fermer les volets pour limiter les déperditions de chaleur, d'allumer la lumière uniquement lorsque cela est nécessaire… Pour les consommateurs, les objets connectés sont un gage certain de réaliser des économies d'énergie avec, à la clé, un gain conséquent sur leurs factures énergétiques annuelles.
 
3. La conception assistée par Internet via l'imprimante 3D amène une véritable transformation pour le secteur de la construction. Le secteur du bâtiment est aujourd'hui responsable d'un quart des émissions de gaz à effet de serre, notamment lors de la construction. Autant dire qu'une durée de construction réduite est nécessairement synonyme de pollution diminuée. Depuis quelques années, l'imprimante 3D s'impose progressivement comme une alternative efficace pour la construction de bâtiment, dans certains cas. Les imprimantes multi-matières se développant, le seul recours au ciment n'est plus nécessaire. Les bâtiments, les maisons principalement aujourd'hui, sont moins chères et moins longues à construire par ce biais.
 
4. L'Internet de l'énergie est celui qui met le consommateur en position active. Il produit l'énergie autant voire davantage qu'il ne la consomme. Mais comment ? Cela passe nécessairement par la mise en place de Smart Grids, ces réseaux qui permettent de gérer intelligemment l'énergie. Leurs objectifs premiers ? Stocker l'énergie, la consommer puis la redistribuer en fonction des besoins. Qui sait, il sera peut-être un jour moins coûteux de produire sa propre énergie, via des panneaux solaires par exemple, en lieu et place de recourir à EDF. Une reconversion
professionnelle à prévoir pour le géant ? Il reste cependant peu probable que les centrales nucléaires disparaissent du jour au lendemain mais la prise de conscience est là. Les mix énergétiques de plus en plus nombreux et de plus en plus performants le prouvent.

Avez-vous intégré les nouvelles technologies à votre quotidien pour réduire l'impact de votre logement et de vos usages sur l'environnement ? Si oui, comment ?
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