Achat immobilier à Paris : difficile pour les ouvriers et les employés de se loger

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Régulièrement à la Une de l’actualité, les prix de l’immobilier à Paris se sont envolés ces dernières années, flirtant avec les 10 000€/m². Conséquence, ne devient pas propriétaire qui veut dans la capitale. Certaines catégories socioprofessionnelles sont même totalement exclues. Zoom sur les particularités du marché parisien.

Un achat immobilier à Paris réservé aux plus aisés


Les notaires du Grand Paris publiaient récemment une étude mettant en avant la difficulté de certaines classes socioprofessionnelles pour réaliser un achat immobilier dans la capitale. Seules les plus aisées peuvent aujourd’hui prétendre devenir propriétaires dans Paris intramuros. Les catégories socioprofessionnelles +, c’est-à-dire les cadres, les professions intermédiaires, les chefs d’entreprises et les artisans représentaient 86% des acheteurs en 2018 contre 69% en 1998. Et pourtant, les CSP+ représentent seulement 58% de la population active dans la capitale (Insee 2015).

Les CSP- absentes (ou presque) de l’achat immobilier à Paris


Depuis 20 ans, les ouvriers et employés sont de moins en moins nombreux à accéder à la propriété dans la capitale mais également en proche périphérie et en région Ile-de-France. Sur cette même période, ils sont trois fois moins nombreux à réaliser leur achat immobilier à Paris. Il y a 20 ans, ils étaient 15% contre 5% aujourd’hui. Même tendance en Ile-de-France où leur proportion est passée de 27% à 19%. 


Du côté de la grande couronne, le constat est identique. Les ouvriers étaient 34% il y a 20 ans à franchir le pas de l’achat. Ils sont aujourd’hui 28% à acheter une maison. Du côté des appartements, leur part est passée de 33% à 26%. 


Et ce recul est évidemment à la faveur des CSP+. Les cadres sont les plus nombreux à avoir gagné du terrain, plus encore lorsqu’il s’agit d’un achat immobilier à Paris intramuros.

L’achat immobilier à Paris monopolisé par les couples favorisés


Autre donnée de l’étude, celle de l’uniformisation sociale. Les couples acheteurs sont aujourd’hui majoritairement composés de deux personnes de la même classe socioprofessionnelle. En 2014, ce type de ménage représentait 49% des achats immobiliers en Ile-de-France contre 56% aujourd’hui. Pour un achat immobilier à Paris, le pourcentage est passé de 67% en 2014 à 76% en 2018.

Dans le même temps, le scénario inverse, à savoir les couples dont les deux entités n’appartiennent pas à une CSP+ sont en recul. En 2014, ils étaient 7% à Paris contre 5% en 2018. Et que dire des couples dont l’un est recensé dans une CSP+ et l’autre n’a pas d’emploi ? Ils étaient 10% en 2014 contre 5% en 2018.

Les prix de l’immobilier à Paris mettent certains acheteurs dehors. Pensez-vous que la tendance peut s’inverser ? Avec quelles mesures ?

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