Quand l’étage joue (beaucoup) sur les prix de l’immobilier

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Les prix de l’immobilier ont automatiquement tendance à grimper en fonction de la localisation du bien, de son standing, de sa superficie bien sûr, mais qu’en est-il de l’étage ? Et bien il semblerait que, dans les grandes villes surtout, plus un logement est haut, plus il est cher. Un exemple ? +20% à Paris pour un dernier étage avec ascenseur. Explications.

Des prix de l’immobilier qui grimpent en même temps que l’étage


Une nouvelle étude du réseau MeilleursAgents a démontré ce que l’on savait, déjà, un peu. Acheter un logement au dernier étage revient souvent plus cher, qu’un bien situé plus bas. Prenons le cas de Paris, ville la plus révélatrice. Entre un appartement en rez-de-chaussée et un appartement au dernier étage, à superficie égale et prestations identiques, le prix de l’immobilier est 19% plus élevé pour le dernier. En province, ce pourcentage baisse légèrement, à 15% selon l’étude.


À Paris, l’écart de prix est encore plus flagrant lors de la vente d’une chambre de bonne. On peut observer jusqu’à 25% de différence. Un cas pratique présent dans l’étude de MeilleursAgents révèle que dans le 17ème arrondissement, un 29m² s’est récemment vendu à 10 350€ le m² contre 8 000€ le m² pour un 50m² en rez-de-chaussée.

Pourquoi les prix de l’immobilier sont plus élevés au dernier étage ?


La réponse est relativement logique. Dans une ville comme Paris, un dernier étage est quasiment systématiquement plus agréable à vivre. Il est plus lumineux du fait de sa hauteur, mais également moins bruyant car moins proche de la rue et du trafic attenant. Le calme règne en maître dans les derniers étages parisiens.


Mais attention, la clé pour que cette tendance soit vérifiée reste l’ascenseur. Les derniers étages sont plus chers si, et seulement si, l’immeuble est équipé d’un ascenseur. Si ce n’est pas le cas, c’est le 4ème étage qui remporte la palme des prix de l’immobilier les plus élevés. Dans un bâtiment sans ascenseur, un appartement au 4ème étage se vend 12,5% de plus qu’un RDC. Pour une chambre de bonne, il faut compter +13,6%.


Si l’on prend le cas d’un 1er étage, il faut tabler sur +9% en comparaison d’un RDC si ascenseur il y a et +7% sans.

Et en province ?


Dans le reste de la France, les constructions sont visiblement moins élevées avec une moyenne de 4 étages seulement. Mais malgré ce constat, les derniers étages sont toujours les plus chers, quand un ascenseur est intégré. Ainsi, un 4ème étage est 4% plus coûteux qu’un 2ème étage. Un écart de +9,9% est observé entre le RDC et le 2ème étage.


En l’absence d’ascenseur, le 2ème étage est celui qui affiche le prix de l’immobilier le plus élevé.

Les rez-de-chaussée, des appartements à éviter ?


Tout est histoire de calcul. Un joli rez-de-chaussée peut être très approprié pour les budgets les plus serrés. Il autorise en effet l’achat d’une superficie plus grande, d’une pièce supplémentaire, sans que les prix de l’immobilier ne soient trop élevés. Et si le bien possède des chambres au calme et un espace extérieur, le logement devient vraiment recherché. En conclusion, acheter un rez-de-chaussée oui, mais pas sans respecter quelques critères indispensables (rue peu passante, espace extérieur si possible, chambre sur intérieur de copropriété…).

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