Prix de l’immobilier : négocier devient de plus en plus difficile

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Face à des prix de l’immobilier en hausse, les acheteurs peuvent être tentés de négocier un rabais auprès des vendeurs. Mais la tendance n’est malheureusement pas à la négociation ! Avec des stocks de biens en baisse, il devient de plus en plus difficile de se voir accorder une réduction de prix. La négociation moyenne est aujourd’hui de 4,4% au niveau national, un niveau jamais observé depuis la création, il y a deux ans, du baromètre Orpi-Le Figaro immobilier.

Négocier les prix de l’immobilier dans les grandes villes françaises


Il est, comme souvent, plus difficile de négocier les prix de l’immobilier dans les grandes villes. C’est à Paris et Lyon, que la marge de négociation est la plus faible, l’offre des vendeurs étant inférieure à la demande des acheteurs. Ville par ville, vous pouvez espérer les négociations moyennes suivantes* :


• -5,5% à Nantes
• -4,4% à Nice
• -4% à Toulouse
• -4% à Lille
• -3,6% à Marseille
• -3,2% à Montpellier
• -3,1% à Strasbourg
• -2,7% à Bordeaux
• -2,2% à Paris
• -1,7% à Lyon


*Ces données sont issues du dernier baromètre Orpi-Le Figaro immobilier. Entre 15 et 300 biens par type ont été analysés.

Pourquoi la négociation est devenue difficile ?


Même si les prix de l’immobilier ont globalement augmenté ces derniers mois, les acheteurs ont du mal à négocier pour une seule et bonne raison : le marché est très dynamique, boosté par des taux de crédit immobilier avantageux. Tout le monde veut en profiter, craignant une hypothétique remontée de ces derniers. Ainsi, même si le prix moyen d’un bien dans l’ancien est passé de 202 000 à 204 000 euros en France, les acheteurs n’hésitent pas à se positionner.


Pour d’autres villes, l’augmentation est encore plus marquée. La transaction moyenne est passée de 210 000 euros en novembre 2016 à 224 000 euros aujourd’hui à Bordeaux. À Lyon, de 266 000 à 276 000 euros sur la même période, à Paris de 363 000 à 374 000 euros. Malgré cette tendance haussière, 15 jours suffisent généralement pour qu’un logement trouve preneur, à condition qu’il soit bien situé, en bon état et affiché au prix du marché.


Le dynamisme du marché immobilier n’a pas faibli malgré une hausse des prix et une période électorale mouvementée. On peut donc se demander quels sont les éléments qui pourraient vraiment le faire déraper ? À en croire les professionnels, une forte hausse des taux de crédit immobilier pénaliserait grandement le secteur, suivie par une augmentation considérable des prix. Affaire à suivre…

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