Le secteur du bâtiment optimiste pour 2017

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Le secteur du bâtiment achève l’année 2016 avec le sourire. L’activité est en hausse de +1,9% sur l’année, conséquence directe du dynamisme de l’immobilier neuf. Et selon les professionnels et entrepreneurs, l’année 2017 s’annonce encore meilleure avec un potentiel de croissance de +3,4% !

2016, l’année du changement pour le secteur du bâtiment


La majorité des entrepreneurs le disent : 2016 a été une très bonne année pour le secteur du bâtiment. Alors que l’activité faisait grise mine depuis 2007, la crise semble en partie enrayée avec une hausse de +1,9% entre le dernier trimestre 2015 et le dernier trimestre 2016. Certains prédicateurs se laissent même aller à quelques positives prévisions, annonçant un accroissement de l’activité de +3,4% pour 2017.

L’immobilier neuf, moteur du secteur du bâtiment


Si le bâtiment a retrouvé son dynamisme, c’est en grande partie grâce au marché immobilier neuf. Il a connu une hausse des mises en chantier de +7,4% sur une année pour 380 000 logements lancés en 2016.


Le nombre de transactions est également en forte hausse tant pour les maisons que pour les logements collectifs. Il faut dire que les taux au plancher ont largement contribué à soutenir le marché en 2016, tout comme les différents dispositifs d’aide à l’achat (Prêt à Taux Zéro) ou d’investissement locatif (Loi Pinel).

Le secteur du bâtiment en détails


Le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Jacques Chanut évoque une bonne surprise de la part des « bâtiments non résidentiels, des commerces, des bureaux et des entrepôts ». La production de ce secteur a augmenté de 1,7% en 2016. « Nos clients industriels investissent à nouveau, mais pas les administrateurs » explique-t-il.


Le marché de l’amélioration-entretien affiche lui une croissance décevante de +0,5%. Il doit son maintien au CITE (Crédit d’impôts transition énergétique). Mais il a également été pénalisé par l’absence d’autres types de travaux.

Des signes encourageants pour 2017


« Après une hémorragie de 150 000 emplois [dans le bâtiment] depuis 2008, le secteur n’en perd plus, affirme Jacques Chanut. Cela laisse espérer la création, dès 2017, de 6 000 à 7 000 postes, plus 4 000 intérimaires. Avec 1,116 million de salariés, nos entreprises restent en sureffectifs car les employeurs n’ont, volontairement, supprimé que 10 % des postes quand leur chiffre d’affaires reculait, lui, de 20 %. »


Le secteur du bâtiment affiche également d’autres vecteurs d’optimisme : le nombre de défaillances d’entreprise est en recul de 7,3% pour les entreprises de moins de 20 salariés, de 26% pour les entreprises de 20 à 49 salariés et 56% pour les entreprises de plus de 50 salariés.


De nouveaux entrepreneurs ont également osé lancer leur entreprise en 2016.

Après les élections de 2017, quelles conséquences pour le secteur du bâtiment ?


Si tous les indicateurs semblent au vert pour le secteur du bâtiment, 2017 sera également, comme tout le monde le sait, l’année des élections présidentielles. Ces dernières apportent avec elles un vent d’instabilité qui suscite toujours l’inquiétude chez les acheteurs et les investisseurs. Il faut dire que certains candidats envisagent la remise en cause de dispositifs prisés sur le marché comme le PTZ. Les exonérations de taxe foncière relatives aux logements sociaux sont également en cours d’étude à l’Assemblée nationale. Le projet de finances pour 2017 envisage en effet leur suppression.


Enfin, une remontée des taux en 2017 pourrait également venir perturber la bonne santé du secteur du bâtiment. Affaire à suivre…

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