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Smart City : une meilleure gestion des déchets dans la ville connectée

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La gestion des déchets urbains est un enjeu majeur dans la Smart City. Alors que la ville intelligente, la ville connectée est réputée pour transformer de manière efficiente ses espaces urbains, ces mêmes espaces urbains ont désormais des informations à nous transmettre. Les capteurs répartis sur le mobilier et autres équipements sont ensuite reliés à une intelligence interopérable, une intelligence qui favorise dans certains cas une meilleure gestion des déchets, une gestion plus efficace, plus responsable et plus économique en temps, en pénibilité, en énergie… Véritable enjeu dans la Smart City, cette organisation en amont, cette collecte et ce traitement méritent toute notre attention.

Entre collecte et valorisation, l’intelligence urbaine partie prenante de la valorisation des déchets dans la ville connectée

Bonne nouvelle, la production de déchets est en baisse de -6% en France sur les dix dernières années. La part de déchets recyclés augmente quant à elle progressivement avec +13% sur la même période. Pour autant, les efforts à fournir sont encore importants. Plus encore, leur collecte et leur gestion révèlent et relèvent d’enjeux capitaux pour plusieurs raisons. En tête, le réchauffement climatique et la pollution croissante mais aussi la crise sanitaire qui, si elle semble s’éloigner, pourrait être les prémices d’autres à venir. Autant dire que la gestion de la crise sanitaire dans la Smart City est incontournable, traitement des déchets inclus.


Oui, aujourd’hui, la gestion des déchets est un véritable défi. Mais chaque défi cache bien souvent une opportunité. Ici, il s’agit de celle d’utiliser efficacement l’intelligence urbaine, une intelligence travaillée et cultivée par la cité de demain pour cheminer sur la voie de l’économie, de l’écologie et de la création d’emplois. Le traitement des déchets urbains participe activement à tous ces desseins.

Quelles sont les étapes de la gestion des déchets urbains dans la Smart City ?

Vous ne serez pas surpris/e d’apprendre que la collecte des déchets dans la ville connectée passe par plusieurs étapes majeures et ce, pour tendre vers une réduction de leur volume qui impacte négativement les territoires.


La première phase est évidemment la réduction des déchets urbains dans les foyers. Avant même de penser à leur collecte et à leur traitement, il est nécessaire de solliciter les usagers, de faire appel à l’effort collectif pour informer et sensibiliser sur et à la nécessité de diminuer les déchets à la source, chez les particuliers. L’une des actions mises en place ces dernières années abondant en ce sens est la redevance incitative. Elle est appliquée dans plus de 190 villes françaises depuis une décennie maintenant. Le principe est simple : mettre en parallèle le taux de remplissage des poubelles et la taxe d’ordure ménagère. Moins les poubelles sont remplies, moins la taxe d’ordure ménagère est élevée. Pour contrôler le taux de remplissage précité, les conteneurs sont équipés d’un capteur, d’une puce capable de transmettre les informations aux collectivités, informations nécessaires au calcul de la taxe. Si la méthode semble un brin futuriste, elle a déjà fait ses preuves. Elle a permis de réduire de 30% les déchets urbains dans les villes qui ont adopté la redevance incitative.


Autre incitation sans récompense financière directe cette fois, l’utilisation du compost. Une méthode utilisée depuis la nuit des temps dans les territoires ruraux notamment mais qui s’inscrit de plus en plus dans les usages des citadins. Preuve en est, la multiplication des bacs à compost dans les villes connectées et intelligentes, au sein même des programmes immobiliers neufs en France. La sensibilisation est en effet menée à grande échelle, avec des promoteurs qui s’emparent de la problématique et intègrent ce genre d’équipements dans les espaces communs. La valorisation des biodéchets en compostage gagne du terrain en France et c’est une bonne nouvelle !


La seconde phase est celle de l’optimisation, l’optimisation des circuits de collecte via des données captées directement sur le terrain. La donnée est un eldorado qui permet d’avancer plus vite et plus loin, un accélérateur dans l’optimisation des déchets. C’est pourquoi, les villes connectées et sensibilisées sont plus nombreuses chaque année à équiper leurs bacs de déchets de capteurs, des capteurs qui permettent de constater le taux de remplissage des conteneurs en temps réel. Ensuite, l’optimisation peut commencer. En fonction de ce dernier, le passage des éboueurs peut être programmé, évitant ainsi les déplacements inutiles ou a contrario les problématiques engorgements de déchets parfois difficiles à résorber. Derrière cette optimisation se cache également une réduction de la pollution. Avec l’absence de trajets superflus, moins de CO2 libéré dans l’air de nos villes intelligentes. Pour aller plus loin, ajoutons que ces mêmes capteurs savamment dissimulés dans nos conteneurs, peuvent également endosser une fonction de géolocalisation et/ou de maintenance prédictive.


La troisième et dernière phase est celle du traitement des déchets dans la ville connectée. En effet, dans la Smart City plus qu’ailleurs, densité démographique oblige, le traitement puis la valorisation des déchets urbains sont capitaux. On relève ainsi plusieurs possibilités dont les principales sont :


- La valorisation énergétique dite aussi valorisation calorifique des déchets urbains, pour ceux qui en ont la possibilité. Ils sont ensuite réinjectés dans les différents réseaux de chaleur et d’électricité de la ville après incinération. La FNADE ou Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement loue cette valorisation énergétique pour ses avantages à savoir le recours diminué aux énergies fossiles, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diminution de 20% environ du prix de traitement des déchets urbains. Se cache derrière une direction à la fois écologique et politique.


- La production du biogaz via les chaînes de méthanisation permet de valoriser les déchets organiques. La production est d’ailleurs présentée par les dirigeants comme une filière majeure et déterminante en France pour parvenir à l’objectif des 10% de gaz renouvelable d’ici à 2030.


Vous le constatez, décliné ainsi, le traitement des déchets urbains est à la fois une évidence et une nécessité. Un projet commun dans la ville connectée auquel chacun peut participer à son échelle.

Comment réduire le volume de déchets à l’échelle individuelle ?

La notion d’empreinte écologique est aujourd’hui partie prenante dans l’esprit des particuliers. Il s’agit de cet impact plus ou moins important que nous avons tous, de manière individuelle ou collective. Devant les urgences climatiques, il est aujourd’hui nécessaire de tout faire pour réduire notre empreinte écologique. Si certains termes font peur, il est possible d’adopter certains gestes au quotidien, facilement accessibles pour y parvenir. Mode d’emploi non exhaustif :


- Réduire notre usage de plastiques à usage unique et de produits jetables : le jetable est has been, le réutilisable est in ! Les modes de consommation évoluent et heureusement. Sacs de course et autres contenants en plastique utilisables et utilisés quelques secondes sont relégués aux oubliettes au profit des contenants réutilisables. Vous pouvez ainsi passer à l’heure des gourdes, des sacs en tissu, des verres réutilisables… tout en refusant au maximum le plastique dans votre quotidien.


- Une consommation de viande raisonnée : en mangeant moins de viande, vous contribuez à réduire la production de gaz à effet de serre. Cette industrie est en effet polluante et énergivore en eau. Composer une assiette végétarienne quelques fois par semaine permet ainsi de réduire l’empreinte écologique de chacun. Évidemment, pas question d’arrêter la viande complètement, simplement d’être raisonnable et d’opter pour une viande de qualité, biologique de préférence tout en délaissant la quantité.


- Cap sur les énergies renouvelables : le secteur lié aux énergies est en grande partie responsable des émissions de gaz à effet de serre. Mener une rénovation énergétique de votre bien permet donc d’intégrer des équipements écologiques utilisant les énergies renouvelables en lieu et place des non renouvelables. Il est ainsi possible de se tourner vers les panneaux solaires, les pompes à chaleur, la géothermie, les éoliennes domestiques… et de faire appel aux fournisseurs d’énergie verte.


- Réduire plus globalement nos déchets : de manière très simple, il est possible de diminuer considérablement la production de déchets ménagers. Cela commence le plus souvent dans la cuisine en achetant en vrac et en stockant ensuite dans des contenants réutilisables, en listant précisément les besoins alimentaires ou non pour ne pas acheter de superflu, en choisissant des produits recyclables (papier toilette par exemple) ou encore en se tournant vers des équipements lavables comme les cotons, lingettes… Le 0 déchet est un défi difficile à atteindre (bien que possible), mais chaque petit geste, chaque comportement vertueux est une avancée majeure à la fois individuelle et collective. Vous constaterez également qu’une fois les nouvelles habitudes installées, les économies sur le budget alimentation et produits annexes arriveront rapidement.


Quels sont les gestes et/ou bons réflexes que vous adoptez au quotidien pour réduire votre empreinte écologique ? Votre Smart City est-elle engagée dans la valorisation des déchets urbains ?

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