Les prix de l’immobilier ralentissent

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Ces deux dernières années, les transactions immobilières ont été en forte hausse, dopées par les taux d'intérêt bas des prêts immobiliers. Une tendance qui a favorisé l’augmentation des prix de l'immobilier. Quelle est la tendance au terme du premier semestre 2018 ? D'après les différentes indicateurs, les prix de l'immobilier continuent de progresser. Toutefois, leur augmentation est à nuancer avec de vraies disparités selon les zones géographiques.

Volume et prix des transactions, l'augmentation continue mais à un rythme moins soutenu

 
Au premier trimestre 2018, les notaires ont constaté une baisse du nombre de transactions par rapport à la même période l'année dernière. Mais une reprise en mai a fait remonter les chiffres. 953 000 transactions ont été réalisées soit une hausse de 7 % au cours des 12 derniers mois (960 000 transactions en 2017 et + 13 % trois mois plus tôt). Le marché reste très dynamique. Quant aux prix, ils continuent d'augmenter.

Quels sont les prix de l’immobilier dans l'ancien ?

 
La note de conjoncture immobilière des notaires éditée en juillet 2018, donne les variations des indices de prix Notaires-Insee dans l'ancien. En France métropolitaine, l'évolution du prix des appartements sur 1 an serait de + 4 % et pour les maisons de + 2,5 %. Les prix de l'ancien augmentent tant à Paris, en Ile de France qu'en Province. Des hausses plus importantes sont constatées en Ile de France : + 5 % pour les appartements anciens et + 2,8 % pour les maisons anciennes. En Province, les prix augmentent moins rapidement : + 3 % pour les appartements anciens et + 2,5 % pour les maisons anciennes. Ce sont les appartements qui tirent vers la moyenne vers le haut.

Quels sont les chiffres pour le marché de l’immobilier neuf ?

 
A la fin avril, sur les trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents, les résultats indiquent pour la construction des logements neufs : une hausse de logements autorisés de + 1,6 % et une baisse de – 7,8 % pour les logements commencés. Pour la commercialisation de logements neufs, les résultats du 1er trimestre 2018 montrent - 5,1 % de réservations, + 2 % de mises en vente, + 3,6 % encours de logements et + 2 % d'annulations des réservations à la vente.

Des disparités régionales importantes et des facteurs de ralentissement des prix de l’immobilier

 
Des écarts entre les départements de Province dans l'ancien
 
Malgré une moyenne des prix de l’immobilier dans l'ancien au 1er trimestre 2018 en progression ou stabilisée, un quart des prix des logements anciens enregistre des prix en baisse comme par exemple dans l'Aveyron, la Dordogne, l'Oise... Les baisses ne sont pas constatées dans les mêmes départements d'un trimestre à l'autre ; il peut même y avoir une alternance de hausse et de baisse dans certains départements. Dans les grandes villes de Province, les prix des appartements anciens restent en hausse dans la majorité. Mais cette majorité cache des écarts selon les villes : des baisses comme à Grenoble (-6 %), à Toulon (- 2 %) ou à l'inverse une forte augmentation comme à Bordeaux (+ 18 %), à Lyon et Annecy (+ 10 % sur un an). Les prix des maisons anciennes continuent d'augmenter mais avec des variations importantes d'une ville à l'autre voire d'un quartier à un autre. Un écart demeure entre l'Ile-de-France où la moyenne des prix est plus élevée et la Province. Quant au marché du littoral, même mouvement que pour le reste de la France. Le marché immobilier est orienté à la hausse avec des disparités et des baisses constatées aussi bien pour les appartements que pour les maisons (pour Saint-Raphaël par exemple).
 
Ce qui pourrait expliquer un ralentissement des prix
 
Le taux moyen d'intérêt des crédits à l'habitat demeure intéressant. La production des crédits immobiliers reste quasi stable. Les notaires projettent un volume de prêts accordés également stabilisé en 2018. Il n'y a pas de désintérêt vis-à-vis de l'immobilier qui reste une valeur refuge. Mais certains facteurs pourraient expliquer le ralentissement constaté. La hausse des prix de l'immobilier ces deux dernières années ne facilite pas l'achat pour une partie des ménages qui se heurte à sa capacité financière. Cela est amplifié par la modification ou la suppression de certaines aides, une baisse des aides aux logements sociaux mais aussi une hausse des prélèvements sociaux. Le pouvoir d'achat des ménages est impacté.  L'allongement des durées de prêts pondère un peu ces effets.
 
La forte demande a soutenu les prix au premier semestre globalement mais le marché marque un léger ralentissement des prix de l’immobilier au 2ème trimestre 2018. La tendance reste positive, le marché reste dynamique avec un volume des transactions élevé. Les prix de l'immobilier continuent tout de même à augmenter (+ 2,8 % sur un an) mais moins vite. 

Et vous, avez-vous profité d'une baisse de prix lors d'un achat récent ou au contraire, avez-vous subi une baisse de prix lors d'une vente ? Avez-vous constaté des variations de prix de l'immobilier dans votre ville ? Racontez-nous.
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