JO 2024 : les expulsions battent leur plein

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Les JO 2024 investissent l’Ile-de-France. Entre L’Ile-Saint-Denis, Saint-Denis et Saint-Ouen, le village olympique prendra place sur non moins de 51 hectares. Une très vaste superficie actuellement occupée par des résidents, des écoles, des infrastructures, des entreprises… L’heure est à la proposition de déménagement avant de passer à l’expulsion en cas de refus. Entre inquiétudes et colère, les Franciliens se font entendre.

Le meilleur visage du village des JO 2024


A quelques kilomètres de Paris, le village olympique se dessine. Sur le site internet de Paris-2024, on peut en lire une description idyllique, « Un lieu convivial et confortable pour mêler les cultures et partager les expériences ».

Le problème ? Avant que les JO 2024 ne décident de s’installer, de nombreux acteurs avaient déjà élu domicile sur ce territoire de 51 hectares. A l’heure actuelle, 3 écoles, 19 entreprises, 2 foyers et un hôtel exercent leurs activités. L’Etablissement public foncier d’Ile-de-France évoque un bassin de mille emplois qui est à délocaliser. Problème ? Personne ne sait vraiment où déménager.
L’un des foyers de 218 logements sera détruit en 2020 pour laisser place à des logements destinés aux 15 000 athlètes des JO 2024.


Pour remplacer les 2 foyers visés, la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques) l’assure, de nouvelles résidences seront construites en 2022. Mais que va-t-il se passer pendant les deux ans de battement ? Le flou demeure. Les travailleurs des foyers manifestent d’ores et déjà leur mécontentement : « On nous a proposé un logement modulable dans une zone industrielle très loin des transports, sans commerce, ni boulangerie, ni café, pas adapté aux personnes handicapées », explique leur porte-parole Boubacar Diallo. « On ne peut pas bouger tant qu'on n'a pas de garanties ».

Les JO 2024 ont tous les droits


Dans le cadre de la « loi Olympique » validée par le Parlement en 2018, il est possible de procéder à des expropriations « d’extrême urgence ». Une donnée qui n’est pas de nature à rassurer les personnes et structures visées.


Dans le cadre du village olympique, nombreuses sont les entreprises qui ont accepté de laisser leur emplacement et de s’installer dans les communes environnantes, avec une enveloppe de plusieurs millions d’euros dans certains cas.


Les entreprises locataires sont quant à elles obligées de trouver d’autres locaux avant l’expulsion.


« La situation est catastrophique. On commençait à bien s'implanter et on nous a dit de partir pour le 31 décembre, on n'a pas le choix » explique un gérant du complexe sportif City Beast.
Et la situation semble en effet désastreuse. Comme pour le campus Supméca qui sera tout simplement scindé en deux par une voie de circulation dédiée aux JO 2024. Plus encore, la résidence étudiante et le réfectoire seront rasés. Où seront relogés les étudiants ? Affaire à suivre…


Pire encore, l’école de kiné et l’école maternelle ont obligation de délaisser leurs locaux avant la fin de l’année.


De nouvelles infrastructures inquiétantes pour les JO 2024


D’autres habitants et acteurs locaux s’inquiètent : les nouvelles infrastructures dédiées aux JO 2024 engendreront-elles davantage de pollution. Comme à Saint-Denis où la réponse semble évidente après la construction d’une nouvelle sortie pour l’autoroute A86. Son but ? Faire le lien avec le centre aquatique en devenir. L’axe arrivera donc directement à côté de l’école du quartier Pleyel. Pour Patrick Braouezec, président de la Plaine Commune, il s’agit d’un « obstacle » sur lequel une réflexion commune est menée « pour qu’il y ait le moins d’impact négatif » possible.
« On devrait être les principaux bénéficiaires de ces transformations urbaines et à l'heure actuelle dans certains quartiers on est même un peu perdant en termes de pollution », déplore Cécile Gintrac, habitante de Saint-Denis et membre du comité de vigilance JO-2024.


D’autres infrastructures devraient quant à elles positivement impactées leurs communes d’accueil comme « l'enfouissement des lignes à haute tension EDF, les murs antibruit le long de l'A86 et l'arrivée de la plus grande gare du Grand Paris au carrefour Pleyel ».


Sortiront également de terre 2 200 logements neufs. A terme, le village olympique « va se reconvertir en vrai quartier de ville, pas simplement en quartier de logements » explique Patrick Braouezec.


L’avenir post JO 2024 nous le dira…


Que pensez-vous de ces aménagements dédiés aux Jeux Olympiques 2024 ?

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