Encadrement des loyers à Lille : où en est-on ?

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Le 1er janvier 2016, la ville de Martine Aubry devait suivre le chemin emprunté l’été dernier par Paris. L’encadrement des loyers à Lille, prévu pour ce début d’année, n’a finalement pas été appliqué. La mesure agencée par la loi Alur (Accès au logement et un urbanisme rénové) en vigueur depuis 2014 n’a pas encore porté ses fruits. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, Lille testera le dispositif courant 2016.

Encadrement des loyers : quand les professionnels jouent la montre


Le directeur de l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement), Francis Chassard l’assure, « en septembre, le dossier sera sur le bureau du préfet ». L’ADIL a en effet été mandatée par le ministère du Logement pour créer un observatoire des loyers. Cette entité est indispensable à l’encadrement des loyers à Lille.
Depuis plusieurs mois, elle a recensé plus de 2 000 baux et en a compilé les données. Quant aux 9 000 fichiers dus par les professionnels de l’immobilier, c’est une autre affaire. « Ils ont joué la montre » explique encore Francis Chassard. « Fin novembre, le préfet a rappelé les agents immobiliers à leurs obligations. Ils ont finalement envoyé mi-décembre des données attendues mi-juin. La collecte 2015 est finie, et la 2016 doit être bouclée d’ici avril ».

Un mécontentement affirmé


Si le directeur de l’ADIL reste modéré, ce n’est pas le cas de tout le monde. Emmanuel Di Girolamo, président de la FNAIM Nord, affirme avoir face à lui « des instances qui rêvent et méconnaissent la réalité. Ils ont besoin de deux ans pour publier une loi et un décret, et ils nous demandent de transmettre en trois semaines. Ce n’est pas si simple. Ça prend du temps, ça mobilise des informaticiens, et on fait ça en plus de notre boulot ». Le président de la FNAIM Nord évoque donc, avant tout, des raisons techniques à ce retard. Mais il est de notoriété publique que l’encadrement des loyers à Lille n’est pas de son goût. Il juge la mesure « contre-productive » et l’accuse de vouloir « appauvrir le parc privé et de faire fuir les investisseurs ». Accompagnée de l’UNIS et de l’UNPI, la FNAIM avait saisi la justice en juin 2015 pour contrer le dispositif.

La contre-offensive


Audrey Linkenhedl, députée et conseillère municipale de Lille, dit regretter cette attitude. « Quand une loi de la République est votée, on la respecte, même si on l’a combattue ». Favorable à l’encadrement des loyers à Lille, elle explique que le dispositif concernera uniquement les petites superficies, celles qui sont le plus surévaluées dans la métropole lilloise.


Si les nouveaux délais sont respectés, le préfet devrait, en septembre prochain, pouvoir prendre un arrêté relatif aux renouvellements de bail et aux nouveaux baux supérieurs à 20% au loyer médian. Locataires et bailleurs pourraient donc ressentir les effets de la mesure dès l’automne.

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