2018, une année blanche pour l'immobilier ?

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Ça ne vous a pas échappé, l’année 2018 est une année spéciale du côté des impôts, prélèvement à la source oblige. A partir du 1er Janvier 2019, la fin du décalage de paiement entre la perception d’un revenu (locatif, salaire, etc..) et le paiement de l’impôt qui lui incombe sera appliquée. Quid de 2018 ? Est-ce une année totalement exemptée d’impôt ? Est-ce que vous devez aussi reporter les travaux que vous aviez prévus de défiscaliser ? Explications. 

Une année « blanche » mais attention à la fiscalité


2018 peut bien être considérée comme une année blanche si vous n’avez pas effectué d’opérations exceptionnelles. Dans les faits, cela veut dire que si vous êtes par exemple bailleur non professionnel, vous ne payerez pas d’impôt sur vos revenus fonciers. En revanche si vous avez effectué une « opération exceptionnelle » vous aurez soit à payer un surplus, soit vous pourrez demander la baisse de vos cotisations en fonction de la nature de l’opération.

Par exemple : si vous avez vendu votre bien locatif courant de l’année 2018, vous serez en mesure de demander une diminution des mensualités que vous payez en conséquence de la perte de revenu foncier. A noter que si vous connaissez une augmentation, elle sera basée sur le taux moyen d’imposition et non sur le taux marginal qui lui est généralement plus élevé.

Concernant les investisseurs en loi Pinel, ils bénéficieront au mois de janvier 2019 d’une avance de trésorerie de 60%, le montant n’étant pas directement intégré, et donc non déduit, de leur taux d’imposition.  Cette règle est également valable pour d’autres dispositifs comme Duflot, Scellier etc…) 

Déficit foncier, loin d’être une année blanche pour l’immobilier


Si vous avez des gros travaux à réaliser dans vos logements locatifs, c’est le moment ou jamais ! En effet, l’état a anticipé une crainte des particuliers liée à ce prélèvement à la source. Il a donc mis en place un avantage fiscal non négligeable pour vos travaux réalisés en 2018. Rappelons tout d’abord que les travaux que vous réalisez dans un bien immobilier en location sont imputables de vos revenus locatifs.

Si les charges (travaux) sont plus importantes que les revenus (loyers) vous créez donc un déficit foncier qui est imputable sur vos revenus à hauteur de 10 700€ par an. Vous pouvez reporter le restant du déficit sur 10 ans.

Ce qui change pour l’année 2018 ? Vous n’êtes pas imposé sur vos revenus locatifs. Mais pour les travaux, l’État a prévu que vous puissiez légalement déduire les travaux effectués en 2018 à 100% de vos revenus fonciers, et à 50% sur les revenus fonciers de 2019. En effet, en 2019, la moyenne des dépenses effectuées sur 2018 et 2019 s’applique. Si vous avez un report de déficit de 2018 à 2019, vous pourrez ainsi bénéficier d’un bel avantage fiscal.
 
L’année 2018 est donc une année fiscalement intéressante pour l’immobilier, pas loin d’une année blanche même et bénéficiant d’avantages fiscaux pour ne pas réduire drastiquement les travaux effectués par les particuliers et donc pénaliser le secteur du bâtiment. En revanche, attention à 2019 qui sera beaucoup moins avantageuse puisque vos travaux seront déductibles à 50% seulement. Mieux vaut attendre 2020 donc pour les effectuer. Seuls les travaux urgents pourront être déduits à 100%.
 
Cette réforme étant très technique et dense, n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire !
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