Un circuit court pour l'électricité : on consomme local

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Depuis plusieurs années, la production individuelle d’électricité est encouragée via l’énergie éolienne et solaire, au même titre que la production et la consommation d’aliments en circuit court. Quel rapport entre les deux ? Comment produire individuellement puis mutualiser pour être plus efficient ? Quelle démarche écologique pour consommer local, même quand il s’agit d’électricité ? Explications.

Une électricité consommée localement : une histoire de connexion


Le parallèle entre l’agriculture et les énergies est aujourd’hui opportun. Dans un cas comme dans l’autre, les consommateurs et les producteurs se sont éloignés, ils se sont même carrément perdus de vue dans certains cas. L’idée est alors de les mettre en relation, de les connecter pour mieux consommer. Car le gaz venu d’Arabie Saoudite et l’électricité nucléaire produite à des milliers de kilomètres ne font plus vraiment recette.


A l’image des Amap, les associations de maintien d’une agriculture paysanne, qui permettent de rapprocher les producteurs et les consommateurs, certaines initiatives se développent pour créer des circuits courts de production et de distribution d’électricité. On assiste notamment à l’émergence des installations photovoltaïques en « autoconsommation collective ».

La production d’électricité corrélée avec les besoins locaux


Encore aujourd’hui, les propriétaires sont encouragés à installer des toitures solaires, des panneaux photovoltaïques ou encore des éoliennes dans leur jardin pour produire et consommer leur propre électricité. C’est un premier pas mais ce n’est pas suffisant. La démarche peut être menée plus loin.


Les propriétaires se voient également proposer une autre option, celle de réinjecter le surplus de production dans le réseau général et de laisser carte blanche aux opérateurs électriques pour le redistribuer selon les besoins. Les particuliers sont ensuite indemnisés pour ce don d’énergie. Si l’option semble alléchante, elle l’est moins pour la planète. Car avec ce fonctionnement, il s’agit de produire le plus possible pour espérer décrocher un maximum d’euros.


Arrive alors la notion « d’autoconsommation collective ». Grâce à des initiatives locales, l’énergie produite par un habitant peut être redistribuée selon les besoins de son voisin. Production et consommation sont donc rationnalisées : ni trop peu, ni pas assez.

Des règles encore sévères en matière « d’autoconsommation collective »


Quand il s’agit « d’autoconsommation collective » la marge de manœuvre est faible. Pour l’heure, il est possible d’appliquer ce principe uniquement pour des bâtiments liés entre eux par un poste de transformation basse tension. Les particuliers n’y ont donc pas accès. La filière tente de faire entendre sa voix depuis plusieurs années pour l’élargissement de ce strict cadre dans un périmètre d’un kilomètre autour des centrales de production.


Mais pour l’heure, les négociations sont au point mort. Les détracteurs de « l’autoconsommation collective » justifient le périmètre imposé comme une nécessité pour ne pas mettre à mal le réseau électrique. Pour eux, un recours plus important à « l’autoconsommation collective » serait néfaste pour ce dernier, amenant à une sous-utilisation trop rapide. 


Que pensez-vous de « l’autoconsommation collective » ?

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