La Chine crée des « villes-éponges » pour faire face aux inondations

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L’autorité publique chinoise chargée de la régulation des eaux a récemment mis en avant l’impact des inondations dans tout le pays. Sur la seule année 2014, non moins de 125 villes ont été confrontées à ce phénomène naturel. Depuis fin 2015, le gouvernement chinois a donc lancé un vaste projet, celui des « villes-éponges » pour intégrer au mieux les eaux de pluie dans la gestion générale de l’eau. Un schéma intéressant à étudier.

16 « villes-éponges » en phase de test dans tout le pays


C’est ainsi qu’a été lancé « Sponges Cities », un programme pensé sur trois ans et qui appellera un investissement de 85 millions d’euros pour chacune des « villes-éponges ». 16 villes seront transformées, dont Xiamen, Wuhan Chongqing et Shenzhen.


Mais en quoi consiste vraiment ce programme d’envergure ? Il s’agit dans un premier temps de construire des infrastructures nouvelles totalement adaptées aux importantes pluviométries. Les villes seront ainsi capables de faire face aux périodes de mousson par exemple.


Pour permettre l’absorption et l’écoulement des eaux pluviales, des espaces verts et des toitures végétalisées seront intégrés dans les villes-éponges. Les sols seront également recouverts d’un revêtement absorbant comme du béton perméable.


Pour financer le projet, les autorités ont lancé de vastes campagnes de sensibilisation auprès de la population et des investisseurs privés.  

Utiliser les eaux de pluie pour faire des économies


Le programme des villes-éponges se penche également sur un enjeu phare : l’utilisation des énergies renouvelables. Si les villes sont capables de résister aux fortes pluies, elles pourront également voir l’eau comme une ressource importante. Il sera en effet possible de la recycler pour arroser les espaces verts, alimenter les réserves souterraines voire être utilisée pour les usages domestiques. Les penseurs du projet affirment pouvoir recycler 70% des eaux de pluie.


L’eau pourrait même être filtrée par des plantes adaptées pour être plus facilement réinjectée dans le réseau ensuite.

Le cas de Shenzhen


Shenzhen est une ville du sud de la Chine. Et le paradoxe qu’elle présente est un intéressant cas d’étude. La cité fait face chaque année à une forte pluviométrie dont résultent de nombreuses inondations. Et pourtant, elle affiche une pénurie d’eau massive. Pourquoi ? Parce que les réserves d’eau sont polluées. Conséquence, en 2010, la ville comptait seulement 160m3 d’eau par personne/an contre les 500m3 recommandés par l’ONU.


Shenzhen est même contrainte d’importer de l’eau depuis le nord-est de la Chine. Et à ce rythme, en 2020, la demande en eau sera plus importante que l’offre. Toutes les conditions étaient donc réunies pour faire de Shenzhen un ville-éponge test !

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