Politique logement : le gouvernement veut plus de places et moins de normes

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Si l’on attend des mesures et directives plus précises aujourd’hui, mercredi 13 septembre, le président de la République a déjà commencé à dicter les grandes lignes de sa politique logement lundi dernier. Il a affirmé vouloir simplifier les normes de la construction et favoriser le logement social. Explications.

Plus de places pour les logements d’urgence


La politique logement d’Emmanuel Macron s’intitule « Logement d’abord ». Il s’agit d’un vaste plan qui consiste, dans un premier temps, à « sortir 100 000 Français des logements précaires ». Comment ? En créant des places supplémentaires pour les logements d’urgence. Le président de la République en veut 50 000 de plus, réparties comme suit : 40 000 dans le parc locatif et 10 000 dans les pensions de famille.

Une politique logement en faveur du logement social


Le gouvernement veut voir sortir de terre 40 000 logements neufs « très sociaux » par an dès l’année prochaine et ce, sur tout le quinquennat d’Emmanuel Macron. A l’instar des gouvernements précédents, l’actuel veut également simplifier les normes de la construction afin de dynamiser le secteur de l’immobilier neuf pour arriver à ses fins. Il s’agit ainsi de faire progresser « massivement » la construction dans le parc libre en mettant en place une politique logement axée sur la « réduction des exigences des normes », notamment environnementales et sociales.

Des prix plus bas pour le logement social


Le président de la République a une nouvelle fois affirmé son désir de voir baisser les prix dans le logement social. Et pour cela, il ne souhaite pas baisser les loyers, comme il l’a expliqué à un militant du Droit au logement (DAL). Emmanuel Macron juge en effet que la baisse des loyers n’est pas une bonne idée, il faut créer « un choc de l’offre ». « Vous n’allez pas convaincre les gens de construire massivement des logements si vous bloquez toujours les loyers. C’est beaucoup plus efficace de les baisser dans les endroits que vous contrôlez un peu et de les baisser en construisant davantage » a-t-il affirmé, en partie pour se justifier de la baisse des APL qui interviendra dès le 1er octobre prochain.


Mais le président semble ne pas avoir convaincu avec ses arguments. Le porte-parole de Droit au Logement 31 estime lui qu’un « encadrement des loyers sur tout le territoire est nécessaire » car « baisser les loyers comme le veut Monsieur Macron, ça ne marche qu’au pays des bisounours… »


A contrario, la CLCV est plus conciliante. Elle affirme qu’Emmanuel Macron affiche un « objectif ambitieux » qui « représente près de 25% des attributions annuelles des logements sociaux. Un chiffre certainement difficile à conjuguer avec les nombreuses priorités énoncées dans la loi Egalité & Citoyenneté (DALO, personnes prioritaires, etc.) et ce d’autant plus en zone tendue ». Le gouvernement réussira-t-il à tenir ses engagements ? Le quinquennat nous le dira.

 

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