Utilisateurs d’Airbnb, des changements depuis le 1er mai

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Depuis le 1er mai, les locations via Airbnb sont davantage encadrées mais aussi taxées. La plateforme de location de courte de durée met en place la collecte de la taxe de séjour dans 31 grandes villes supplémentaires. Un nouveau décret permet également un meilleur contrôle des propriétaires-loueurs. Explications.

Une normalisation obligatoire pour Airbnb


Alors que la notoriété d’Airbnb n’a fait que croître ces dernières années, la plateforme est aujourd’hui obligée de se mettre au pas. Après avoir essuyé de nombreuses critiques sur son fonctionnement et sa concurrence déloyale, la société a donc décidé de faire profil bas et de se normaliser, fiscalement surtout. Depuis le 1er mai, un décret permet aux grandes villes d’obliger les utilisateurs d’Airbnb et autres plateformes de location de courte durée, à se déclarer auprès de la mairie. Autre mesure, 31 villes françaises supplémentaires appellent désormais le paiement de la taxe de séjour.

Des propriétaires sous contrôle


Ce nouveau décret publié autorise les communes de plus de 200 000 habitants, mais aussi les villes de la petite couronne parisienne à créer un numéro d’enregistrement dédié aux logements meublés loués sur de courtes durées. Ainsi, le respect des 120 jours maximum de location par année pourra être facilement vérifié si les propriétaires louent leur résidence principale. Les durées de location excessives qui font de l’ombre aux professionnels de l’hôtellerie seront sanctionnées financièrement. L’adoption ou non de ce contrôle est laissée à la libre appréciation des communes.

Une mesure accueillie avec enthousiasme


Umih syndicat hôtelier et GNC ont vivement manifesté leur contentement suite à la mise en œuvre de cette mesure en soulignant que « la France se dote enfin d’outils pour permettre contrôle et transparence des locations meublées », dans un communiqué.


Ils « appellent les municipalités à se saisir de cette nouvelle opportunité sans plus attendre ».


Airbnb rappelle cependant que l’application de ce contrôle sera difficile à mettre en place. Ce sont des dizaines de milliers de contrôles qui devront être effectués chaque année. Les propriétaires loueurs auront également obligation de remplir différentes formalités en ligne.

La taxe de séjour automatiquement collectée


C’est l’une des mesures qui était très attendue des professionnels de l’hôtellerie. Jusqu’au 1er mai 2017, 19 villes appliquaient la collecte de la taxe de séjour. Elles sont 31 supplémentaires depuis cette date. Pour la seule année 2017, Airbnb avait pu reverser 67 millions d’euros de recettes fiscales grâce à ce mécanisme.


Voici donc les 50 villes dans lesquelles la collecte de la taxe de séjour est dédormais autorisée :


• Aime-La-Plagne
• Aix-en-Provence
• Ajaccio
• Angers
• Annecy
• Antibes
• Arcachon
• Arles
• Avignon
• Biarritz
• Boulogne-Billancourt
• Bordeaux
• Bourg-Saint-Maurice
• Brest
• Cannes
• Chamonix
• Clermont-Ferrand
• Colmar
• Deauville
• Dijon
• Grasse
• Grenoble
• Huez
• La Baule-Escoublac
• Lacanau
• La Rochelle
• Le Mans
• Les Allues
• Les Belleville
• Les Deux Alpes
• Lille
• Lyon
• Marseille
• Megève
• Montpellier
• Morzine-Avoriaz
• Nantes
• Nice
• Nîmes
• Paris
• Perpignan
• Rennes
• Saint-Bon Tarentaise
• Saint-Lary
• Saint-Malo
• Strasbourg
• Tignes
• Toulouse
• Val d’Isère
• Versailles

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