Syndic bénévole, mode d’emploi

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La gestion d’une copropriété par un syndic professionnel alourdit considérablement les charges annuelles. Par souci d’économie, certaines petites copropriétés sont passées à un tout autre mode de fonctionnement : le syndic bénévole. Les professionnels de l’immobilier estiment à un peu plus de 60 000 (sur les 600 000), le nombre de copropriétés gérées ainsi en France. Le bénévolat, une solution qui présente de nombreux avantages.

Les atouts du syndic bénévole


L’avantage majeur du syndic bénévole est économique. Il permet en effet d’économiser le coût de gestion de la copropriété par un syndic professionnel. Pour parler chiffres, le montant demandé par les professionnels varie généralement entre 4 000 euros annuels à Paris contre 1 500 à 2 000 euros dans le reste de la France (pour une copropriété de 20 lots en moyenne).


Second atout, le syndic bénévole permet de contrôler la gestion de sa copropriété. Avec lui, « Finis l’opacité des comptes, le manque de réactivité, les facturations abusives. C’est aussi l’occasion de réaliser d’importantes économies sur les charges de copropriété en renégociant les contrats des prestataires. » explique Virginie Guihard, responsable du pôle syndics bénévoles de l’Association des responsables de copropriétés (ARC).

Qui peut devenir syndic bénévole ?


Si sur papier, être syndic bénévole paraît un jeu d’enfant, en réalité, quelques conditions indispensables sont nécessaires. Il faut par exemple avoir beaucoup de temps libre. Gérer une copropriété est en effet chronophage. Les retraités ont ainsi le profil idéal pour assurer cette tâche. Diplomatie et souplesse sont également de mise pour prendre en considération les idées et doléances de tous les copropriétaires.


Enfin, avoir des bases de droit et de comptabilité est plus que recommandé. Ces deux disciplines seront en effet à manier par le syndic bénévole. Pour se lancer l’ARC et l’UNPI proposent leur aide pour une centaine d’euros par année.

Le syndic bénévole pour les petites copropriétés


Ce type de gestion convient davantage aux petites copropriétés. Passés trente logements, le recours à un syndic professionnel est quasiment obligatoire. Le bénévolat a également ses limites. Si l’ensemble immobilier est criblé de dettes ou qu’il nécessite de très lourds travaux, le syndic bénévole se retrouvera rapidement démuni.

Comment élire un syndic bénévole ?


La désignation d’un syndic bénévole se fait le jour de l’assemblée générale annuelle. L’élection suit le modèle de celle d’un syndic professionnel. Pour être élu, le syndic bénévole doit obtenir la majorité des voix, absents inclus. Attention, mieux vaut prévenir les copropriétaires en amont, en faisant du porte à porte par exemple, pour convaincre des avantages d’un syndic bénévole.


Une fois l’élection remportée, s’opère une période de transition entre le syndic professionnel et le bénévole. Le premier dispose d’un mois pour transférer le compte bancaire de la copropriété au second. Il a ensuite deux mois pour lui fournir les contrats, les factures et autres archives. Malheureusement, ces délais sont très peu respectés. Mieux vaut donc anticiper et contacter les entreprises prestataires dans la copropriété pour les informer de ce changement majeur.

Une rémunération pour le syndic bénévole ?


Généralement, le syndic bénévole demande seulement le remboursement des frais engagés dans son exercice. Cependant, il est possible pour lui d’obtenir une petite rémunération (en moyenne 400€ par an). Ce montant doit être mentionné dans le contrat type depuis la parution de la loi Alur.

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