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Éco-habitat : la maison enterrée, un modèle d’écologie et de confort

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La maison des Hobbits popularisée dans la saga du Seigneur des Anneaux ne laisse personne indifférent. Entre rêve et réalité, ces maisons enterrées ont une apparence inhabituelle et pourtant dans l’air du temps. L’architecte Peter Vetsch porte même depuis plusieurs années le projet de multiplier ce type d’habitat avec comme préoccupations majeures l’écologie, le respect de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Vivre sous terre ou presque : une idée plus séduisante que vous ne le pensez. Zoom sur cette tendance de l’éco-habitat.

La maison enterrée, un retour à l’habitat naturel

Les constructions enterrées sont aujourd’hui présentées comme une bonne alternative écologique aux logements traditionnels. Les constructions actuelles sont en effet considérées par certains comme peu accueillantes, inesthétiques et énergivores, impactant négativement l’environnement. Si l’on met côte à côte une barre d’immeubles et une maison enterrée, il y a fort à parier que la seconde suscite davantage les passions. Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’elle se fond dans son environnement naturel, vision d’un appréciable retour aux sources pour beaucoup.


Plus encore, si l’on en croit architectes et constructeurs, la maison enterrée est un formidable moyen de réaliser des économies d’énergie au quotidien en comparaison du parc immobilier existant.

Historique de la maison enterrée

La première maison enterrée a vu le jour il y a plus de 5 000 ans. Elle a été construite au Nord de l’Écosse, à Skara Brae précisément dans les Iles Orcades. Son architecture durable est donc bien antérieure à notre ère. Pour vous donner une idée, elle ressemble à une troglodyte, cette maison qui semble enterrée mais qui ne l’est pas vraiment. Le terme anglais « earth-sheltered houses » désigne une maison recouverte de terre mais qui n’est pas creusée dans la terre.


Dans les années 70, les maisons enterrées ont vu leur popularité monter en flèche à la suite de la crise pétrolière. À cette période, les architectes se sont en effet engagés sur la piste de l’habitat durable et de l'éco-habitat. Mais évidemment, cet habitat ne s’est pas généralisé, il reste réservé à une minorité demandeuse de logement alternatif.


Il faut cependant noter que la maison enterrée est une vraie tradition dans certains pays, en Islande par exemple, depuis de nombreuses années.


Plusieurs d’entre elles ont été inscrites au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO au fil des ans.

Comment construire une maison enterrée ?

Le principe est simple. Murs et toit de la maison enterrée sont recouverts de terre, donnant l’impression que l’habitat se fond dans une colline, qu’il est sous terre en somme. Sur papier, vivre dans une maison de Hobbit n’a donc rien de sorcier.


Dans les faits, la construction est évidemment plus compliquée à mettre en œuvre. Les constructeurs font appel au béton armé qui est façonné en forme de coupole le plus souvent. Elle est ensuite recouverte de terre jusqu’à obtenir un talus. L’atout de ce type de construction réside dans le peu de main d’œuvre nécessaire. En effet, l’utilisation d’un tractopelle est l’étape la plus chronophage lors de la préparation du terrain. Plus concrètement, une maison enterrée permet de diviser par cinq en moyenne le montant final du logement en comparaison d’un bien classique.


Mais attention, la maison enterrée ne peut pas être construite n’importe où. Le choix du terrain est primordial. Plusieurs éléments sont à prendre en compte tels que le climat, le sol, le niveau de précipitations, la stabilité des talus, l’orientation future du bien… L’habitat doit être idéalement orienté pour profiter de la lumière naturelle toute l’année.


Autre problématique, celle de l’eau. Construire sous terre demande une gestion très efficiente de l’eau avec des techniques de drainage complexes mises en œuvre tout autour du site qui accueille la maison et plus encore à proximité du toit. Logiquement, les matériaux employés doivent résister à l’eau et à la pression souterraine.

Quels sont les avantages d’une maison enterrée ?

En pratique, les avantages de la maison enterrée sont nombreux :


-Une régulation optimale de la température intérieure grâce à la capitalisation de la masse thermique de la terre. La terre est un excellent isolant thermique qui assure une température constante dans la maison en hiver comme en été.


-Par conséquent, la maison enterrée est peu énergivore et permet de réaliser de belles économies sur les factures énergétiques toute l’année et notamment pour des postes de dépenses importants comme le chauffage et/ou la climatisation.


-Ce type d’habitat est très lumineux grâce à la présence de grandes baies vitrées aux orientations étudiées.


-La maison enterrée est remarquable dans la lutte contre les événements climatiques. Elle résiste parfaitement aux incendies, aux tremblements de terre ou encore aux forts vents et tempêtes. Son ancrage au sol est tel qu’elle peut supporter les caprices de la météo de plus en plus fréquents, réchauffement climatique oblige.


-L’autosuffisance est quasiment atteinte grâce aux systèmes de récupération d’eau, de serres pour les plantations…


-Le logement appelle très peu de frais d’entretien à l’exception du jardinage. Un budget mensuel et/ou annuel en moins pour les propriétaires.


-La maison enterrée a une faible empreinte écologique et est parfaitement intégrée dans son environnement.


-Le bien est naturellement insonorisé.


-La construction de ce type d’habitat demande peu de ressources et peu de main d’œuvre.


-Le coût de la maison enterrée est divisé par cinq en comparaison d’un bâti classique.


Ces atouts doivent cependant être contrebalancés par un inconvénient majeur. La maison enterrée est un habitat humide. La circulation de l’air doit donc être pensée en amont et parfaitement optimisée pour que la qualité de l’air soit appréciable dans l’habitat.

À la découverte des maisons enterrées du monde

Pour inspirer votre futur projet ou par simple curiosité, voici quelques exemples de maisons enterrées à aller visiter dans le monde entier (non sans y être invité !).


La Dutch Mountain est implantée à Gois (Hollande). Elle a été construite par Sanne Oomen. Elle a été nominée pour le Daylight Award, ARC12 et finaliste dans le BNA Achitects Yearbook pour l’édition 2012/2013.


Plus proche de chez nous, la maison de Hobbit pensée par Vivaweek à deux pas du château de Merlin (Oise Picardie) est une vraie maison enterrée insolite. Elle offre confort, commodités et esthétisme à ses habitants.


Prenez l’avion pour visiter la Casa Gazebo, une maison semi-enterrée cette fois édifiée par AR + C Architectes en Équateur. À flanc de montagne à Guayllabamba les ouvertures et les surfaces vitrées valent le détour pour vous donner de lumineuses idées.


Enfin, la Earthship Farmstead conçue par Thomson & Broadbent en Virginie (USA) a plusieurs fois été primée, pour son efficacité énergétique remarquable notamment. Elle respecte en effet la norme internationale d’efficacité énergétique imposée aux maisons passives. Son palmarès est glorieux avec la certification maison passive obtenue en février 2013 et le Prix LEED en 2013 dans la catégorie maison unifamiliale.


Lumineuse, confortable, écologique, esthétique avec son toit végétalisé, la maison enterrée fait des émules et séduit de plus en plus de particuliers.
Le logement insolite, très peu pour vous. Mais pour les économies d’énergie et le respect de l’environnement vous dites OUI !


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