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Isolation des bâtiments : l’enjeu environnemental de la construction

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Personne n’est passé à côté ces dernières années. Le changement climatique amène des étés de plus en plus chauds et des canicules devenues presque banales. Les températures s’affolent et nous souffrons de la chaleur. À grand renfort de climatiseurs, chacun tente de préserver son îlot de fraîcheur, au détriment de l’environnement malheureusement. Ainsi, l’isolation des bâtiments est devenue une nécessité, un incontournable de la construction et de la rénovation. Zoom sur cette nouvelle problématique de la construction et ses enjeux. Rendez-vous à la fin de cet article pour découvrir quelques astuces bonus pour vous protéger de la chaleur en été sans opter pour la climatisation.

Quand la construction intègre les préoccupations environnementales

Pour ne pas avoir chaud en intérieur, deux solutions : la première est d’empêcher le rayonnement solaire de rentrer et la seconde est de faire sortir la chaleur. Il est également possible de coupler les deux actions pour plus d’efficacité encore.


De votre expérience, comment faites-vous sortir la chaleur de votre appartement ou maison simplement ? En aérant bien sûr et la nuit de préférence quand il fait frais. Une action qui peut être plus efficace encore si le bâtiment est bien pensé. C’est pourquoi les programmes immobiliers neufs en France proposent de plus en plus de logements traversants, à savoir avec une double orientation au moins (voire triple). Une conception idéale pour faire courant d’air dans le logement.


On ouvre tout en grand ! Pour rendre la chaleur plus supportable en été, installer un ventilateur au plafond est également une bonne option. Et pour limiter les entrées d’air chaud dans les intérieurs, les appartements neufs limitent de plus en plus les grandes surfaces vitrées exposées sud. Pour créer des zones d’ombre, il est également possible de penser des alcôves ou des terrasses.


Enfin, les constructions neuves font usage d’équipements étudiés pour limiter les entrées de chaleur en intérieur. On pense notamment aux BSO ou Brise-Soleil. Il s’agit de lames qui s’orientent pour laisser passer la lumière naturelle mais pas le soleil. Un bon moyen de préserver la fraîcheur sans vivre dans le noir. Les BSO s’inspirent des volets niçois, des espagnolettes…


Toutes ces actions, réflexions et équipements ont un objectif premier : limiter l’usage de la climatisation qui a un impact négatif sur l’environnement, participant activement au réchauffement climatique. Nous y reviendrons.

Quels matériaux utilisés pour une bonne isolation des bâtiments ?

Pour faire simple, les matériaux isolants les plus efficaces sont les matériaux les plus lourds. On pense notamment au béton ou à la pierre de taille qui s’illustrent pour leurs propriétés isolantes. Mais il y a une contrepartie négative : ces deux matériaux sont à la fois coûteux et polluants. Un mauvais point pour l’environnement d’autant qu’ils sont pointés du doigt par la RE 2020 (Réglementation Environnementale 2020) qui est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2022. Les constructions neuves doivent en effet respecter cette réglementation qui plébiscite les matériaux biosourcés, à savoir d’origine naturelle, comme le bois. Des matériaux capables de limiter les gaz à effet de serre émis par la construction.


Il est ainsi possible de coupler matériaux biosourcés et certains isolants. Bois, ouate de cellulose, laine de chanvre… se marient parfaitement avec le béton par exemple.

Les mesures nationales pour articuler construction, confort et environnement

L’État prend partie prenante dans l’isolation des bâtiments mais également dans une conception adaptée du bâti pour un meilleur respect de l’environnement. C’est ainsi que la RE 2020 est entrée en action depuis le début d’année. Elle porte le confort en été et la chaleur maîtrisée en intérieur comme l’un des critères majeurs dans la conception du bâti neuf. Pour déterminer ce confort, les professionnels utilisent les degrés-heure d’inconfort. Lors de la phase de conception, le nombre d’heures dans l’année au cours desquelles la température intérieure devrait dépasser les 26° est calculé. Un degré supplémentaire se traduit par un point d’inconfort. La règle est donnée : le bâtiment ne peut dépasser les 1 250 points d’inconfort par année. Sachez également qu’après 350 points d’inconfort, le bâti est considéré comme plus énergivore. Les habitants y installeront en effet plus volontiers un système de climatisation.


Marc Schoeffter, ingénieur au service bâtiment de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) explique que « Le confort d'été, il va être pris en compte par rapport à la dimension du bâtiment, la taille des ouvertures, les protections solaires qu'on va pouvoir y mettre, l'inertie... Un bâtiment qui a une forte inertie va pouvoir amortir l'onde solaire au cours de la journée et restituer au cours de la nuit l'énergie emmagasinée..


Bon à savoir : le DPE ou Diagnostic de Performance Énergétique intègre lui aussi les éléments de confort en été. Il prend notamment en compte la présence de volets, la possibilité ou non de faire courant d’air dans le logement… Un Diagnostic immobilier aujourd’hui obligatoire pour vendre comme pour louer.

Quelques mots sur la RE 2020

Impossible de ne pas nous attarder sur la RE 2020 lorsque l’on parle construction et enjeux environnementaux. Vous l’avez compris, cette nouvelle réglementation encadre les programmes immobiliers neufs dont le permis de construire a été déposé après le 1er janvier 2022. Son objectif ? Réduire l’impact du bâti sur l’environnement pendant tout son cycle de vie, de la simple réflexion à sa démolition. Au-delà de la seule construction, l’immobilier résidentiel et l’immobilier tertiaire représentaient 28% des gaz à effet de serre émis à l’échelle nationale en 2017 (source : rapport 2020 de la Stratégie nationale bas-carbone du ministère de la Transition écologique).


Avec la RE 2020, les logements neufs seront moins énergivores, les factures énergétiques des ménages allégées et les intérieurs plus confortables en été, même en période de canicule. Gagnant-gagnant !

Comment se passer de la climatisation sans avoir (trop) chaud ?

Respecter l’environnement oui, mais vous n’avez aucune envie de vous laisser envahir par la chaleur cet été ? Voici quelques pistes pour ne pas souffrir dans vos intérieurs lorsque les baromètres s’affolent.


-Empêcher la chaleur de rentrer en fermant les fenêtres, les volets, les rideaux… aux heures les plus chaudes de la journée.


-Faire sortir la chaleur une fois la nuit tombée et/ou au petit matin en ouvrant portes et fenêtres en grand.


-User et abuser de l’humidité en arrosant la terrasse ou le balcon. Utiliser une serpillère mouillée sur le sol ou dans les combles peut également être une bonne idée. Le linge humide qui sèche aide lui aussi à faire descendre le baromètre de quelques degrés. -Planter des végétaux en intérieur ou en extérieur. Les plantes apportent un effet fraîcheur par action d’évaporation. Les plus grandes peuvent également créer des zones d’ombre, devant une fenêtre par exemple.


-Couper les appareils électriques qui sont des sources de chaleur trop souvent oubliées. De même, en période de fortes chaleurs, le four reste éteint.


-Installer un ventilateur pour brasser l’air. Pour maximiser l’effet, placer un linge mouillé ou une bouteille glacée permet de diffuser un air frais dans la pièce.


-Installer des volets ou des stores extérieurs.


Mais la solution la plus efficace reste évidemment l’isolation par l’extérieur de murs et l’isolation de la toiture. Le saviez-vous ? Un toit mal isolé peut conduire à 25 à 30% de pertes thermiques. Un pourcentage porté entre 20 et 25% pour les murs selon les chiffres de l’Ademe.


Bon à savoir : pour éviter la climatisation, penser le logement dès la conception est l’idéal. Entrent en jeu la topographie, l’implantation du logement (en hauteur ou dans une cuvette), les orientations… Le quota de surfaces vitrées est également à étudier. Ni trop, ni pas assez. Elles assurent la luminosité et doivent de préférence être orientées au sud-est.


Dernière astuce moins connue, les couleurs. Une façade claire réfléchit la lumière quand une façade foncée la retient. La donne est également vraie pour une toiture. Lors d’une explication donnée à BFMTV, Amandine Crambes, ingénieure urbaniste à l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie expliquait très simplement : « S'il fait 26°C, une toiture foncée pourra atteindre jusqu'à 80°C, la même toiture en couleur claire plutôt 45°C, et la même végétale ne montera pas au-dessus de 29°C. »


Avez-vous succombé à la climatisation dans votre logement ? Quelles sont vos astuces pour lutter contre la chaleur en été ?

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