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L’aéroponie au service de la ville intelligente

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Une culture plus responsable ? L’un des enjeux de la ville de demain pour répondre aux besoins alimentaires de ses habitants, population citadine en hausse constante ces dernières années et tendance qui est amenée à s’accentuer. Mais comment faire pour produire davantage et surtout pour produire de manière raisonnée dans la Smart City ? Comment satisfaire une clientèle souvent exigeante et demandeuse de circuit court et de traçabilité ? Comment ne pas épuiser les ressources à disposition tout en optimisant la production ? S’il existe plusieurs réponses à l’image des jardins sur les toits et des fermes urbaines, il en est une, moins connue, qui mérite d’être expliquée. Depuis 50 ans, l’aéroponie gagne du terrain. Plébiscitée par un petit cercle d’initiés pendant très longtemps, elle tend aujourd’hui à s’ouvrir et à se démocratiser. Mais qu’est-ce que ce type de culture ? Comment peut-elle s’intégrer dans la ville de demain en manque d’espace ? Explication verte et durable.

Qu’est-ce que l’aéroponie ?

Partons du plus grand avantage de l’aéroponie : la culture en aéroponie nécessite très peu d’espace pour un rendement vraiment intéressant. Pour faire simple, les végétaux sont disposés sur un plateau appelé le tray de récupération, lui-même placé dans une chambre de culture remplie d’air et appelée le couvercle top aéro.


Plus étonnant, les racines des végétaux sont laissées apparentes dans la chambre de culture et elles sont plongées dans une nébulisation de solution hautement nutritive. Cette dernière est principalement composée de sels minéraux, diffusés régulièrement via des sprays, qu’ils soient fixes ou rotatifs. Le système est également équipé d’une pompe à eau qui fonctionne en circuit fermé. L’atout de ce dispositif est qu’il appelle très peu d’intervention manuelle. En effet, la solution vaporisée est recyclée puis réinjectée pendant 7 à 10 jours. Au terme de cette période, elle est remplacée. Une culture à la fois économique et écologique.


Nous l’avons évoqué, la culture en aéroponie propose un rendement important et cela pour plusieurs raisons. La première, vous l’avez compris, est que les végétaux ne demandent pas de sol et de terre pour pousser. Dans ce cadre, les racines peuvent se développer et se propager à loisir en bénéficiant d’eau et d’air à volonté. Les nutriments en diffusion sont plus rapidement et plus facilement assimilés. Autre avantage, la culture en aéroponie est stérile, les plantes ne sont donc pas malades et beaucoup plus résistantes. En contrepartie, ce mode de culture demande des contrôles réguliers et notamment pour vérifier le pH, l’EC et la température ambiante. Des contrôles assurés par des systèmes informatiques performants.

Comment l’aéroponie peut-elle s’imposer dans la ville intelligente ?

Par ses nombreux atouts, par son rendement important, l’aéroponie devient peu à peu un mode de culture interurbaine prisé et qui prend de plus en plus d’ampleur. Et pour cause, avec un rendement de 40 à 60% supérieur en comparaison d’une culture traditionnelle, l’intérêt est tout trouvé !


Autre atout dans la ville intelligente qui manque cruellement de place, l’aéroponie disposée en ferme horizontale ou verticale ne nécessite pas plus de quelques m² sur un toit ou sur un parking par exemple. Ajoutons également que ce type de culture n’est pas sujet aux aléas climatiques ou à la météo de la pollution. Aucune dépendance à l’environnement extérieur !


Enfin, l’aéroponie est peu gourmande. Pour se développer pleinement, les végétaux ont besoin de très peu d’énergie, d’eau ou même de fertilisants. Un vrai plus lorsque l’on sait que les ressources naturelles s’amenuisent, appauvrissement dont les citoyens, plus encore les citadins, ont conscience. Pour vous donner un ordre d’idée, entre les cultures traditionnelles et les cultures en aéroponie, l’économie en énergie et en eau est estimée à 80%. Considérable !


Éclairés par ces avantages, nous comprenons rapidement l’intérêt de l’aéroponie pour fournir des denrées aux citadins de et dans la ville intelligente. Ce mode de culture est aujourd’hui perçu comme une vraie innovation, exempte de pesticides pour parfaire le tout. Dans l’assiette comme dans l’air, nous avons tout à y gagner.

Quels sont les désavantages de l’aéroponie ?

Après avoir dressé ce tableau idyllique, quelques nuances s’imposent. L’aéroponie, comme tout, a ses travers et ses obstacles. Elle doit faire face à des problématiques qui la dépassent dans certains cas. Certaines sont concrètes, très concrètes même. On pense à la différence de pression difficile à contrôler dans le cadre des brumisateurs en racine, au colmatage un peu trop fréquent des buses… Sans lister toutes les contraintes à laquelle l’aéroponie se retrouve confrontée, disons que cette culture technique engendre naturellement des problématiques qui le sont tout autant.


Autre point de crispation, le déploiement massif de l’aéroponie dans la ville intelligente. Ce mode de culture ne s’improvise pas à cause de sa technicité. Il faut apprendre et apprendre encore avant de la maîtriser. D’une manière générale, l’apprentissage lié aux cultures hors sol est lent et a donc du mal à se développer très largement. Ajoutons que les végétaux produits en aéroponie ne sont pour l’heure pas éligibles à la certification biologique, donc boudés par certains cultivateurs, et nous avons-là les principaux freins à sa plus large sollicitation.


D’autres questions induisent également des doutes et des réflexions : quelle est la dépendance de l’aéroponie à l’électricité ? Les qualités gustatives et nutritionnelles des végétaux sont-elles conservées ? Les cultures sont-elles davantage polluées en intérieur ? Pour l’heure, ces interrogations n’ont pas encore trouvé de réponse satisfaisante. Des tests et analyses sont à l’œuvre pour accompagner le développement de l’aéroponie.


Pour conclure, malgré ces ombres au tableau, l’aéroponie représente certes un défi dans la ville intelligente mais elle est également un formidable moyen de produire des végétaux en milieu urbain tout en répondant en grande partie aux différentes problématiques environnementales relevées dans les grandes cités urbaines. Et quelle meilleure option que le Do It Yourself pour vous faire une idée ? Des kits d’aéroponie vous permettent de cultiver vos légumes, herbes et même fruits préférés depuis chez vous. Essayez-les !

Les fermes urbaines, une alternative sérieuse dans la ville intelligente

Aux côtés de l’aéroponie ou conjointement dans certains cas, les fermes urbaines se développent à vitesse grand V dans la Smart City. Les particuliers aiment consommer les fruits et les légumes produits dans leur ville, fruits et légumes de saison et d’une qualité bien supérieure à celle des végétaux importés des pays du sud comme l’Espagne. Elles sont le plus souvent installées sur les toits des immeubles, des bâtiments industriels, des parkings… Même si les fermes urbaines ne peuvent répondre à toutes les problématiques environnementales et alimentaires citadines, elles s’imposent réellement comme une alternative intéressante en circuit-court. Pour peu qu’elles reposent sur le principe de l’aéroponie, le rendement en devient encore plus intéressant.


Depuis plusieurs années, les fermes urbaines se multiplient en France. À Paris principalement mais également dans toutes les grandes villes de l’hexagone. Sous forme de jardins familiaux ou partagés qualifiés d’agriculture sociale, sur les toits-terrasses sous serre, dans les parkings désaffectés en agriculture commerciale… Nous avons cependant encore du retard en comparaison des fermes urbaines outre-Atlantique mais cela s’explique. Nombreuses sont les exploitations maraîchères et arboricoles à prospérer à quelques kilomètres des cœurs de ville. Le besoin est donc moins important que dans d’autres pays, bien qu’il reste très présent.


Dans cette volonté de produire local et durable, d’obtenir une traçabilité remarquable des produits, les promoteurs qui réfléchissent l’habitat de demain, ceux qui construisent des programmes immobiliers neufs innovants intègrent de plus en plus souvent des potagers partagés, des vergers communs ou encore des bacs à compost. L’on constate que les modes de culture évoluent en fonction des besoins et participent pleinement à la prise de conscience massive tout en apportant des solutions plus avancées à ceux qui ont déjà mené leur réflexion durable et responsable.


Avez-vous déjà expérimenté la ferme verticale pour vous fournir en fruits et en légumes ? Votre lieu de vie intègre-t-il des espaces de culture ? Êtes-vous sensible à ce genre d’initiatives ?

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