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Mobilité électrique : le green deal trace le chemin

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Il y a de l'électricité dans l’air. Performante, silencieuse et atteignant le 0 émission ou presque à l’usage, la mobilité électrique est le mode de transport de demain. Qu’il soit individuel ou collectif, elle rend les déplacements des hommes comme des marchandises plus écologiques et plus rentables. De l’individuel au collectif, la mobilité électrique séduit un panel de plus en plus large d’utilisateurs mais également de collectivités. Preuve en est, le green deal définit la mobilité électrique de demain. Zoom sur une tendance, plus encore sur un tournant nécessaire.

Qu’est-ce que la mobilité électrique ?


Aujourd’hui présentée comme un incontournable de la transition énergétique et du chemin vers la 0 émission et le 0 carbone, la mobilité électrique est de tous les combats. Mais savez-vous vraiment ce qu’est la mobilité électrique aussi appelée électromobilité ? On vous explique.

La définition de la mobilité électrique


La mobilité électrique ou électromobilité est selon Wikipédia : « la capacité ou propriété pour des personnes ou des objets à se déplacer dans un espace, par un moyen de transport utilisant partiellement ou totalement de l'énergie électrique. Elle constitue un sous-ensemble de solutions au besoin de mobilité ».

La mobilité électrique est applicable pour les transports individuels comme pour les transports en commun. Les seconds ont cependant été les premiers à la généraliser par le biais des trains ou des tramways principalement.

La contrainte le plus souvent opposée aujourd’hui à la mobilité électrique reste avant tout le nombre et le coût des infrastructures nécessaires à la recharge et au fonctionnement des véhicules.

Les enjeux de la mobilité électrique


Si la mobilité électrique se développe tellement ces dernières années, et elle n’en est qu’à ses balbutiements, c’est avant tout parce qu’elle permet de répondre à quatre objectifs majeurs :

• La réduction massive des émissions de gaz à effet de serre.
• L’amélioration de la qualité de l’air, davantage encore en milieu urbain.
• La réduction des nuisances sonores. (Avez-vous déjà remarqué à quel point les traditionnelles voitures sont bruyantes lors de leur passage ?)
• Le développement des modes de transports alternatifs. On pense notamment à l’autopartage.

Quelque chiffres sur la mobilité électrique en France


Il est toujours intéressant de constater l’essor, année après année, d’une tendance, d’une innovation telle que la mobilité électrique. Concernant les véhicules électriques on comptait à la fin du premier trimestre 2020 dans l’hexagone :

• 300 000 véhicules électriques ou rechargeables.
• 29 600 points de charge publics disponibles et reliés au réseau public.
• 500 000 points de charge seront accessibles en 2028, programmés dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie.

Vous constaterez une impressionnante évolution prévue entre 2020 et 2028 en matière de nombre de points de charge sur le territoire. Une nécessité pour répondre aux besoins amenés par une mobilité électrique de plus en plus développée.

Le chemin de la mobilité électrique en Europe tracé par le Green Deal


Vous êtes peut-être passé à côté de cette actualité : la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté le 11 décembre 2019 le Green Deal. Une feuille de route très détaillée qui a beaucoup fait parler d’elle. Ce document dessine la voie à emprunter par et pour la mobilité électrique. Explications.

Le Green Deal en quelques mots


Le Green Deal est donc un document qui détaille les actions à mener et échéances pour que l’Europe devienne en 2050 le premier continent neutre en carbone. C’est un dessein majeur qui aborde logiquement très largement la nécessaire préservation de l’environnement. Et devinez par quoi passe ce respect de notre belle planète ? Par la nécessité de rendre le trafic routier moins émetteur de CO² et moins polluant. Il y a en effet un lien important entre ce dernier et l’altération de l’environnement.

Comment le Green Deal veut préserver l’environnement ?


Pour parvenir à ses fins, le Green Deal se repose sur de nouvelles politiques environnementales ou d’anciennes lignes de conduite réactualisées. Des financements et des innovations viendront appuyer ces politiques, sans oublier un vaste plan d’action. Parmi les mesures et mises en œuvre planifiées par le Green Deal, certaines sont liées à la construction et d’autres à la mobilité électrique :

• Mettre en œuvre des moyens de transport, qu’ils soient publics ou privés, plus propres, plus sains et abordables pour tous.
• Venir à bout de l’utilisation du carbone dans le secteur de l’énergie.
• Rendre les bâtiments encore plus énergétiquement performants.
• Parvenir à une économie circulaire en encourageant les entreprises.
• Mettre en place un système alimentaire qui respecte l’environnement grâce à une importante transformation de l’agriculture.

Le Green Deal et la mobilité électrique en détails


Du côté de la mobilité électrique, c’est ce qui nous intéresse, le Green Deal affiche de grandes ambitions européennes. Selon ce plan, l’Union européenne devra présenter un parc de 13 millions de véhicules électriques en 2025. Pour accompagner cette transition vers la mobilité électrique, un million de bornes de recharge publiques seront installées sur les territoires. Ces points de charge sont tout simplement indispensables pour répondre aux besoins du nouveau parc de véhicules électriques. 

Si le Green Deal met un accent particulier sur la mobilité électrique dans son plan, c’est avant tout parce que les transports sont en Europe la source de pollution la plus importante. Les transports sont en effet responsables de plus d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en Europe. Le trafic routier uniquement pèse pour 70% de cette part globale. Autre effrayante donnée, il s’agit du seul secteur dans lequel les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté ces dix dernières années. 

Pour que le Green Deal porte ses fruits, entreprises comme particuliers doivent prendre part à la mobilité électrique. Les entreprises européennes ont un rôle majeur à jouer ces prochaines années avec notamment une révision de leur flotte automobile pour le passage aux véhicules électriques. Ces mêmes entreprises doivent également implémenter des espaces de recharge pour répondre aux besoins.

La mobilité électrique indissociable d’infrastructures de recharge fiables


Nous l’avons dit, la nouvelle politique en matière de mobilité électrique est d’atteindre le million de points de charge publics à l’horizon 2025. Fin 2030, le besoin en infrastructures de recherche est estimé à trois millions. 44 millions de véhicules électriques devraient en effet être en circulation dans la prochaine décennie. Vous comprenez donc aisément que les bornes de recharge sont une condition essentielle dans la mise en œuvre d’une mobilité électrique de grande envergure. Sans elles, le Green Deal est voué à l’échec.

Alors que 80% des particuliers ayant fait le choix de la mobilité électrique rechargent aujourd’hui leur véhicule sur leur lieu de travail ou à domicile, ce fonctionnement ne sera pas viable dans quelques années. Les responsables politiques sont notamment mis à contribution pour trouver de nouveaux emplacements de charge stratégiques. Il peut s’agir de parkings de supermarché, de centres de loisirs ou encore de stations essence. Autant de lieux dans lesquels les particuliers peuvent facilement recharger leur véhicule électrique tout en consommant.

Les leviers pour encourager la recharge des véhicules électriques


Pour que tous les usagers équipés d’un véhicule électrique puissent le recharger sans difficultés, différentes actions sont pensées pour favoriser la recharge à domicile et/ou sur un lieu de travail. Ces leviers sont :

Une aide proposée par les fonds européens dans le cadre du Green Deal pour assumer une partie des coûts appelés par l’installation d’infrastructures à titre particulier ou dans les copropriétés. Lorsque l’on sait que 40% des Européens vivent dans une copropriété et ne disposent pas de place de stationnement, on se rend compte de la difficulté d’encourager la mobilité électrique via l’utilisation d’un véhicule adapté.

Des prix de charge transparents pour que la tarification soit claire et sans surprise. L’Union européenne planche sur des normes et conditions alignés entre chaque pays de l’UE. Une fois établis, ces protocoles deviendront une norme pour le secteur de la recharge et ses acteurs.

Une cartographie claire et fiable des points de recharge. Si les charges se font principalement à domicile ou sur le lieu de travail, les utilisateurs de véhicules électriques relèvent aujourd’hui des problèmes de cartographie des bornes de recharge en service. Il est en effet encore difficile d’avoir des certitudes quant au fonctionnement ou non des bornes en service.

C’est aujourd’hui l’ensemble des acteurs politiques, industriels mais également des particuliers qui sont appelés à se mobiliser sur cette question de la mobilité électrique. Et plus l’expérience globale sera concluante, plus les infrastructures nécessaires seront nombreuses et plus le coût d’achat des véhicules électriques baissera, plus les particuliers seront enclins à s’impliquer dans la mobilité électrique et, plus largement, dans les objectifs fixés par le Green Deal.

Les particuliers ont aujourd’hui les outils pour participer activement à la transition énergétique d’un point de vue personnel comme professionnel. Pour les convaincre de franchir le pas, la collaboration intersectorielle doit impérativement encourager et faciliter le choix des citoyens pour leur donner envie d’emprunter cette voie en s’appuyant sur des arguments environnementaux et économiques.

Pourquoi l’immobilier et la mobilité électrique doivent impérativement converger ?


Mobilité, trafic routier et bâtiment sont tous émetteurs de gaz à effet de serre. Construction et transports sont ainsi les secteurs les plus polluants à l’échelle mondiale, européenne et nationale. Constat fait, il est donc indispensable que solutions de mobilité riment avec habitation pour un environnement respecté et préservé. Mais comment ?

Une nouvelle réglementation pour favoriser la transition énergétique dans le bâtiment


Dans quelques mois, à l’été 2021, la France adoptera une nouvelle réglementation environnementale. La RE 2020 doit permettre aux bâtiments neufs d’aborder une approche globale de la performance environnementale ainsi que de leur empreinte carbone. Il faut dire que 50% des émissions de gaz à effet de serre sont engendrés lors de la phase de construction. C’est donc l’entièreté du cycle de vie qui sera pris en compte dans le cadre de la RE 2020. 

Le secteur du transport et plus encore celui de l’industrie automobile sont quant à eux engagés sur ce chemin vertueux depuis plusieurs années. Et la tendance ne fait que débuter. Preuve en est, 2019 a vu 1,5 milliard de voitures électriques vendues, soit une hausse de +50% en une année. La transition bas carbone est un fil conducteur de ces deux secteurs.

Rapprocher construction et mobilité électrique


Avec des enjeux identiques, les secteurs ont tout intérêt à se rapprocher, à travailler main dans la main pour atteindre leurs objectifs communs. Alors que la mobilité électrique sera au cœur de la ville intelligente de demain, les usages des particuliers et des entreprises vont nécessairement changer. Les constructeurs de bâti collectif comme individuel ne doivent en aucun cas manquer ce tournant. Ils sont appelés à prendre en compte cette mutation sociale majeure dans leurs projets.

L’idée est donc évidemment d’intégrer de plus en plus d’infrastructures de recharge pour répondre à ces nouveaux usages au sein des lieux de vie et de collectivité. Aujourd’hui, les particuliers qui on fait le choix d’un véhicule électrique se branchent le plus souvent sur la prise installée dans leur garage.

Mais alors qu’ils sont de plus en plus nombreux à faire ce choix, les tableaux électriques ne sont plus adaptés. Ils montrent leurs limites, ne permettant plus d’ajouter des prises supplémentaires. C’est donc un travail de modernisation des bâtiments existants qui est en cours et l’intégration de cette particularité pour les générations futures de logements.

Bon à savoir : depuis 2014, il existe un « droit à la prise » inscrit dans la loi. Ce droit a pour visée de faciliter et d’encourager l’installation des IRVE au cœur des copropriétés. Dans les faits, il reste encore compliqué pour les copropriétaires et les locataires d’accéder à ces infrastructures de recharge. Au contraire, nombreux sont aujourd’hui les lieux publics comme les restaurants, les centres commerciaux ou encore les hôtels qui cherchent à se démarquer en installant des bornes de recharge pour véhicules électriques. Un service fortement apprécié par les usagers de la route.
A contrario, la possibilité de recharger son véhicule électrique est déjà un service de plus en plus courant dans les restaurants, les hôtels et les centres commerciaux.

Zoom sur le smart charging


Alors que les automobilistes sont de plus en plus nombreux à se positionner sur un véhicule électrique, d’autres sont encore freinés par le manque d’infrastructures mais surtout de rapidité lors de la charge. Le smart charging tente donc d’allier énergies renouvelables et voitures électriques pour donner aux automobilistes ce qu’ils souhaitent. Le smart charging s’impose alors comme la charge intelligente d’un véhicule, permettant rapidité et efficacité. Le principe est simple : laisser les solutions intelligentes gérer les charges de la voiture et déterminer si la charge est nécessaire ou non et à quel moment de la journée. A la clé, l’efficacité, la rapidité et la flexibilité dont rêvent les particuliers, doublées d’euros économisés. Les solutions intelligentes sont en effet capables de déterminer le moment opportun, celui pendant lequel il est le moins coûteux de recharger un véhicule électrique.

L’usage des parkings repensé pour favoriser la mobilité électrique


De fait, il semble que l’utilisation première des stationnements au sein des bâtiments doive être repensée. Concernant les immeubles résidentiels, certains services se mettent déjà en place comme la possibilité de louer un emplacement équipé d’un point de recharge pour les véhicules électriques ou même de louer un véhicule électrique facilement. Mais ces nouveaux usages, si vertueux soient-ils, amènent également des questions de sécurité. Le parking d’un immeuble devient alors un lieu pseudo-ouvert qui accueille des visiteurs extérieurs à la copropriété. Des pratiques qui ne doivent entraver ni la sécurité, ni la tranquillité des résidents.

La mobilité électrique est en marche, soulevant avec elle de nombreuses interrogations quant à son application. Une certitude : elle est un levier majeur pour faciliter la transition énergétique et limiter le réchauffement climatique.

Avez-vous des infrastructures au sein de votre copropriété ou de votre programme immobilier neuf qui vous permettent de recharger votre véhicule électrique ?
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