Vers un nouveau zonage pour l’investissement locatif ?

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Réaliser un investissement locatif est souvent le projet d’une vie : volonté de sécuriser son épargne, de percevoir une rente pérenne, de transmettre un patrimoine immobilier, d’anticiper sa retraite… il y a de nombreuses raisons pour investir dans l’immobilier. Mais dans certains cas, l’investissement est plus risqué. C’est le cas notamment en fonction de la zone géographique choisie. C’est pourquoi, certains professionnels, le Laboratoire de l’immobilier en tête, s’interrogent sur la possibilité de modifier l’actuel zonage.

Le succès de la loi Pinel


Lorsque l’on parle d’investissement immobilier, le premier dispositif qui vient en tête est la loi Pinel. Elle permet d’acheter un logement neuf et de le louer pendant 6, 9 ou 12 ans tout en profitant d’une réduction d’impôt de 12, 18 ou 21% du prix du bien.


Pour calculer les avantages découlant de la loi Pinel, la situation géographique du bien neuf est également prise en compte. Actuellement, la France est scindée en plusieurs zones : Abis, A, B, B2 et C. Les zones Abis et A sont celles où la demande logements en location est plus forte que l’offre. On parle aussi de zones tendues. Les investisseurs profitent donc d’une réduction d’impôt plus intéressante dans ces dernières. Ils sont également autorisés à louer le bien plus cher qu’en zone B ou C par exemple.


Ce dispositif de défiscalisation connaît un grand succès depuis sa mise en place. En 2016, 61 000 logements neufs ont été vendus sous le sceau d’un investissement locatif en loi Pinel. Les premières tendances observées sur 2017 sont également très encourageantes.

Un investissement locatif intéressant mais attention


S’il est évident que la loi Pinel est l’un des dispositifs fiscaux les plus rentables pour investir aujourd’hui, il n’en reste pas moins que les particuliers doivent se méfier. Pourquoi ? Parce que toutes les zones n’offrent pas la même rentabilité. Le dynamisme locatif des zones B par exemple, voire des zones C lorsqu’elles sont éligibles, doit absolument être étudié avant de se lancer dans un investissement destiné à la location. Sans locataire, le placement s’avère automatiquement défaillant.


Le Laboratoire de l’Immobilier a récemment réalisé une étude qui met en évidence les disparités face à un investissement en loi Pinel en fonction de la situation géographique du bien. Face à ce constat, il propose, en partenariat avec Theseis et Vousfinancer, un nouveau zonage, plus adapté aux réalités du marché. Ce dernier regrouperait 12 zones au lieu des 5 actuellement définies.


Elles seraient déterminées en fonction des loyers du marché allant de plus de 20€ le m² à Paris et communes proches à moins de 8€ le m² dans les villes les plus reculés comme Romans-sur-Isère ou les Herbiers.

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