La fondation Abbé Pierre dénonce le système d’attribution des logements sociaux

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En France, chaque année, 500 000 foyers emménagent dans des logements sociaux. S’il semble évident que les ménages les plus modestes devraient être prioritaires, la fondation Abbé Pierre dénonce un système d’attribution « opaque et inéquitable » dans son rapport publié le 31 janvier.

Les logements sociaux, un outil mal-utilisé contre le mal-logement


La fondation Abbé Pierre a récemment publié un nouveau rapport sur le mal-logement en France. Il ressort que la situation s’est encore dégradée sur les douze derniers mois. La fondation met surtout en avant le manque cruel de logements à vocation sociale construits dans l’hexagone.


Selon la fondation, le parc social existant est un levier majeur pour lutter contre le mal-logement. Mais les pouvoirs en place semblent l’utiliser à mauvaise escient…


Sur la seule année 2015, 500 000 foyers ont emménagé dans un logement social. Mais le fondation Abbé Pierre dénonce un système d’attribution pas assez transparent et équitable. Ce système ne permet pas « aux ménages défavorisés ou prioritaires d’obtenir satisfaction », peut-on lire dans le dernier rapport publié. Les réformes menées depuis plusieurs années ne sont en aucun cas suffisantes pour arriver à dispositif satisfaisant.


« Le système tend à défavoriser ceux qui devraient être les mieux traités », « les ménages aux revenus mensuels inférieurs à 1.500 euros sont plus présents au sein des demandeurs qu’au sein des attributaires. Et inversement, les ménages à revenus élevés sont plus représentés parmi les attributaires que parmi les demandeurs » explique encore la fondation Abbé Pierre dans son rapport de 430 pages.

Une attribution des logements sociaux parfois illogique


Nous l’avons dit, il semblerait logique que l’attribution des logements sociaux se fassent en fonction des revenus des ménages, les plus bas en priorité. Mais ce n’est pas le cas. La fondation révèle que dans les zones où l’offre de logements est largement inférieure à la demande, les revenus des locataires fraîchement logés dépassent ceux qui attendent toujours. L’écart observé au niveau des revenus est de 34% dans les Yvelines, de 26% à Paris et de 19% en Seine-Saint-Denis.


« Dans les faits, les critères de priorité sont régulièrement contournés au nom de plusieurs motifs difficiles à définir, parmi lesquels les problèmes de solvabilité des demandeurs, la mixité sociale ou la préférence communale », explique le rapport.

Le parc social difficilement accessible pour les bas revenus


Les foyers qui ont le plus de difficultés financières sont ceux qui accèdent le plus difficilement aux logements sociaux. Les 1,9 million de personnes sur liste d’attente ont moins d’une chance sur quatre d’accéder à un logement social dans l’année. Pour les foyers en dessous du seuil de pauvreté, ce chiffre tombe à une chance sur 4,25 et à 5,92 en cas de grande précarité. Sont ainsi désignées les personnes vivant dans un camping, un squat ou étant sans-abri.


Dans son rapport la fondation Abbé Pierre dénonce un quinquennat en « demi-teinte » pour désigner les actions menées en faveur du logement social et du mal-logement par le gouvernement Hollande.

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