La mairie de Paris dévoile un plan choc pour utiliser les chambres de bonnes

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Ce lundi matin, la mairie de Paris a communiqué un plan choc concernant les 114 000 chambres des bonnes que comptent la capitale. Des logements souvent vacants ou insalubres qui pourraient servir le dessein de la Ville « utiliser les espaces vacants ou insalubres pour créer de nouveaux logement » selon les mots de l’adjoint au logement de la maire de Paris, Ian Brossart.

État des lieux


Une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) publiée en novembre 2015 fait état de 114 000 chambres de bonnes dans la capitale. Pour une majorité (51%), ces logements font moins de 9m² et sont donc impossibles à louer. Dans les faits, 15% seulement sont occupés.

Chambres de bonnes : les objectifs de la mairie


La volonté affichée est de transformer au moins 1 000 chambres de bonnes en logements décents d’ici à 2020 explique encore l’adjoint à la maire de Paris. « Nous cherchons à activer tous les leviers pour produire de nouveaux logements. Là, nous avons identifié un gisement nouveau ». Un gisement qui permettrait à la fois de multiplier le nombre de logements dans la capitale, mais également de lutter contre l’insalubrité.

Le plan d’action de la Ville de Paris


Pour arriver à ses fins, la mairie de Paris a donc proposé ce lundi un plan d’action coup de poing. Toutes les modalités ne sont pas encore dévoilées, mais l’on sait d’ores et déjà que le projet sera présenté dans son intégralité devant le Conseil de Paris début novembre.


Le but premier est d’encourager les propriétaires à regrouper plusieurs chambres de bonnes et à engager des travaux pour en faire des logements décents. Pour cela, la mairie usera de plusieurs leviers :


• L’aménagement du déjà connu dispositif Multiloc’. Ce dernier permet de subventionner une partie des travaux conduisant à la remise sur le marché de son logement à un prix modéré. La volonté est d’aller au-delà des 14 000 euros maximum accordés par le dispositif s’il s’agit de la remise en état et/ou transformation des chambres de bonnes.
• Le rachat des chambres de bonnes par la Ville « soit à l’amiable » soit par l’expropriation explique Ian Brossart.
• Le déploiement d’un budget de 10 millions d’euros pour mener ces opérations à bien.

La traque de l’insalubrité sur le marché immobilier parisien


La mairie de Paris cherche évidemment à « traquer l’insalubrité » tout en élargissant le nombre de logements disponibles à la location, à visée sociale surtout.


Cette traque passera entre autres choses par une large diffusion de l’information auprès des locataires quant à leurs droits et au nécessaire respect de leurs obligations légales. Des actions porte-à-porte sont même prévues à compter du début d’année 2017. Pour cela, la Ville recrutera des jeunes gens souhaitant réaliser leur service civique.

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