Villeurbanne s’essaye au « village vertical »

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Alors que la loi Alur (Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) adoptée fin mars 2014 favorise les formes d’habitat alternatif, la commune de Villeurbanne, ville de l’agglomération de Lyon donne à voir son nouveau « village vertical ». Solution pour faire face à la crise de l’immobilier ? Logements d’un genre novateur ? Retour sur un projet pas banal qui pourrait apporter certaines réponses à des problématiques de logement bien ancrées.

Et le « village vertical » a vu le jour…


La naissance du « village vertical » est partie d’un besoin d’André Limousin, 39 ans. Lorsqu’il a appris qu’il allait être papa, il a également compris qu’il devrait trouver un appartement plus grand. Mais pour cela, il voulait à tout prix rester éloigné de la féroce concurrence entre agences immobilières et même, parfois, entre particuliers.


Alors comment faire ? L’idée prend racine : trouver un ancien bâtiment industriel à rénover. Avec trois autres couples d’amis, notre futur papa souhaite vraiment se lancer dans l’aventure.


Mais tous savent pertinemment que sans soutien, ils n’iront pas loin. Le projet du « village vertical » en tête, les quatre couples se réunissent sous le statut associatif. Commence alors une longue quête faite de démarchage et de recherche de fonds.


Le processus prend du temps mais sera finalement payant. Les couples rencontrent enfin Habicoop, une coopérative dédiée à la promotion d’un habitat nouveau, un habitat qui utiliserait les compétences et les connaissances de chacun pour la conception, la construction et la gestion des logements.


Le projet du « village vertical » est donc officiellement lancé grâce à cette rencontre.


Comment fonctionne le village vertical ?


Le fonctionnement du « village vertical » est simple : tous les futurs habitants acquièrent des parts sociales dans la coopérative qui leur donnent un droit de vote. La copropriété est donc gérer de manière collective et chaque habitant verse un loyer à la coopérative.


« On ne peut pas revendre son logement, seulement ses parts. Ce qui ne peut donner lieu à aucune plus-value, c’est dans les statuts », affirme Jean-Paul Sauzède, secrétaire adjoint de l’association Habicoop.


Le fonctionnement du « village vertical » permet d’écarter toute spéculation.

Le « village vertical » peut-il être une solution à la crise du logement ?


Sans spéculation, sans concurrence, sans agence immobilière et avec une réelle implication de tous, le « village vertical » pourrait en effet être une réponse à la crise.
La participation de tous les habitants réduit considérablement les coûts de construction et donc par la suite, les coûts finaux.

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