Mode d’emploi pour maîtriser le crowdfunding immobilier

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Il y a quelques jours, nous vous racontions les déboires d’un promoteur immobilier, le groupe Terlat, placé en redressement judiciaire à cause d’un crowdfunding immobilier qui a mal tourné. Les investisseurs qui ont fait confiance à son projet sont ainsi allés de désillusion et désillusion. La belle rentabilité promise ne sera jamais atteinte. Si vous souhaitez vous lancer dans le crowdfunding immobilier et espérez rentabiliser votre placement, voici quelques (utiles) règles de base.

Plus le rendement du crowdfunding immobilier est élevé, plus le risque est élevé !


En se penchant sur les différentes opérations de crowdfunding immobilier disponibles sur le marché, on observe des rendements promis oscillant entre 8 et 12%. Mais l’AMF (Autorité des marchés financiers) scande aux investisseurs qu’à « rendement élevé, risque élevé ».


En pratique, cela signifie que rien n’est jamais garanti. Un investisseur peut tout perdre, même les sommes de départ investies. Sans aller jusque-là, le gain final peut être amoindri par les retards de chantier, les logements invendus…


Investir par le biais du crowdfunding immobilier n’est pas un placement comme les autres, il faut toujours le garder en tête.

Attention à la plateforme de crowdfunding immobilier


Quand on se lance dans le crowdfunding immobilier, on ne sait pas vraiment comment choisir la plateforme sur laquelle investir son argent. Une règle de base : toujours privilégier les plateformes agréées. Pourquoi ? Parce que c’est elles qui se chargent de choisir les opérations immobilières que votre argent va financer. Pour vous assurer que la plateforme est fiable, vérifiez qu’elle est recensée dans le registre des agents financiers ou dans le registre des intermédiaires en assurance, banque et finance.

SAS, SNC, SEP, quelle société choisir ?


Votre investissement doit systématiquement passer par une SAS (Société Anonyme Simplifiée) et non par une SNC (Société en Nom Collectif) ou une SCI (Société Civile) ou une SEP (Société en Participation). Pourquoi ? Parce que pour les trois dernières, l’investisseur se porte garant des dettes de la société sur son propre patrimoine. Cela signifie donc que vous êtes engagé davantage que les simples sommes de départ investies. « Très concrètement, les créanciers de la société pourront saisir les biens personnels de l’investisseur si elle ne parvient pas à payer ses dettes et obligations », explique l’AMF.

Le crowdfunding immobilier n’est pas la seule solution d’investissement


Il sera vraiment risqué d’investir toutes vos économies dans une opération de crowdfunding immobilier. Mieux vaut investir de petites sommes dans plusieurs projets de ce genre mais également dans d’autres projets immobiliers (loi Pinel, garage, parking…). Le président de la fédération du financement participatif Nicolas Lesur explique qu’en finançant « cent projets sur les conseils d’une plateforme, vous aurez nécessairement un ou plusieurs défauts mais il y a peu de chances pour qu’ils amputent votre capital. » Il s’agit donc de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier !

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