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Quelle place pour la rénovation énergétique dans la Smart City ?

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Les gouvernements successifs se sont engagés depuis plusieurs années sur le chemin de la rénovation énergétique. À titre individuel, nombreux sont les particuliers qui ont également emprunté cette voie grâce à des dispositifs fiscaux intéressants à l’image de MaPrimeRenov’. Changement de mode de chauffage, isolation des toits ou des murs, installations d’équipements utilisant les énergies renouvelables… Les leviers sont multiples pour faire grimper un logement positivement sur l’échelle du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) À la clé, des factures allégées et des dépenses maîtrisées mais aussi un impact sur l’environnement considérablement réduit. Les actions menées au cœur des habitations individuelles participent grandement à un dessein environnemental à échelle nationale et plus largement mondiale. Mais le seul enjeu particulier est insuffisant. C’est pourquoi la rénovation énergétique se fait plus vaste encore, à l’échelle de la Smart City notamment.

Une meilleure gestion de l’énergie dans la Smart City grâce à la rénovation énergétique

Année après année, la construction a fait des progrès considérables en matière d’écologie et d’économies d’énergie. Les programmes immobiliers neufs en France sont désormais sous le sceau de la RE 2020 (Réglementation Environnementale 2020). Chaque bâtiment collectif qui sort de terre aujourd’hui a donc pour mission de minimiser son impact sur l’environnement en diminuant son empreinte carbone notamment à grand renfort d’énergies renouvelables, d’orientations idéales et d’isolation optimale.


Parallèlement, si les constructions neuves sont indispensables pour faire face à la demande croissante en logements dans la ville et ses abords, il n’est plus écologique que le bâti déjà existant. En utilisant ce dernier, les besoins en énergies et en nouveaux matériaux sont drastiquement réduits. Structures et matériaux peuvent ainsi être conservés tout en repensant les espaces et en procédant à une rénovation énergétique dans les règles de l’art du bâti. Cette même rénovation énergétique qui prend alors un sens encore plus important. Refaire un bâtiment tout en l’optimisant est un excellent moyen de cheminer vers la réduction de l’impact global de l’immobilier dans la Smart City.


Dans le monde entier, réfection et rénovation sont opérées dans les grandes villes. De Paris à New York, les exemples sont nombreux, à commencer par les projets menés récemment aux abords de Bordeaux par l’agence parisienne Local Architecture Network (LAN).

La gestion du carbone, une préoccupation majeure de la rénovation énergétique dans la Smart City

Si vous vous intéressez de près ou de loin à l’immobilier et/ou à l’environnement, vous n’êtes pas sans savoir que le parc immobilier est l’un des facteurs majeurs de pollution environnementale dans la Smart City. Et l’un des enjeux les plus importants de la rénovation énergétique reste la gestion du carbone tout au long du cycle de vie des bâtiments. Le carbone est en effet émis par les matériaux ainsi que par le bâti de sa construction à sa démolition en passant par son fonctionnement quotidien.


Comme dans de nombreux domaines, le carbone présent dans l’air et issu de l’immobilier est analysé et mesuré, mesure qui reste cependant très virtuelle.


Ainsi, pour venir à bout des logements trop énergivores et trop émetteurs de carbone, il est possible d’utiliser des matériaux qui stockent le carbone. Ces matériaux permettent logiquement de réduire le carbone relâché dans l’air par les constructions dans la Smart City et, donc, de diminuer la pollution environnementale.


Pour vous donner une idée plus précise, l’acier, les plastiques ou encore le béton sont connus pour rejeter d’importantes quantités de dioxyde de carbone dans l’air. A contrario, le bois et les composantes issues de matières végétales l’emprisonnent et stockent davantage de dioxyde qu’elles n’en rejettent.

Des leviers concrets de la rénovation énergétique dans la Smart City

À votre avis, quelles sont les actions concrètes d’une rénovation énergétique efficace ? La probable interdiction des chauffages au fioul à l’horizon 2028 est un bon indicateur de ce que sera l’avenir. Il reste cependant un long chemin à parcourir dans la gestion et l’optimisation des énergies. Les bâtiments de demain devront ainsi impérativement opter pour un système de chauffage à haute performance énergétique. Mais ce n’est pas tout. Isolation, ventilation naturelle, sobriété énergétique sont au programme de ces prochaines années. L’idée est ainsi de penser comment peu voire ne pas utiliser d’énergie avant même d’en consommer.


Le parc immobilier français vieillissant n’aide pas dans ce dessein, à moins de penser la rénovation énergétique à échelle nationale, dans la Smart City principalement. La mise aux normes de l’existant est donc incontournable. Les chiffres sont plus parlants encore : 17% des biens français (environ 4,8 millions) sont aujourd’hui estampillés comme passoires thermiques, à savoir des logements mal classés au DPE (Diagnostic de Performances Énergétiques).


C’est pour venir à bout de ce qui est considéré comme un fléau que les gouvernements passés et présents ont mis en place des aides, véritables programmes incitant les particuliers à rénover leurs biens. On pense notamment à MaPrimeRénov’ ou encore aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). Ces aides à la rénovation énergétique sont des leviers forts pour cheminer vers la réduction de l’impact environnemental du bâti.


Grâce à des subventions et à des financements intéressants, les Français parviennent ensuite à réaliser leurs travaux et à consommer mieux et moins d’énergie au quotidien. Les plus petits budgets peuvent voir 90% des coûts assumés par ces coups de pouce. Plus largement, les passoires thermiques n’auront pas de place dans la Smart City, en témoigne l’interdiction progressive de mise en location des logements mal classés au DPE ces prochaines années.

Le cas particulier de la gestion de la lumière pour économiser de l’énergie

Lorsque l’on pense économies d’énergie importantes, l’on songe le plus souvent au chauffage, à l’électricité ou à l’eau. Mais la gestion optimale de la lumière est elle aussi un point concret à améliorer pour cheminer vers de meilleures performances énergétiques.


Cette même optimisation de la lumière peut être compliquée à orchestrer car il faut jongler entre les besoins, les envies et les économies. C’est ici que l’on comprend les contraintes qui pèsent sur les acteurs de la rénovation énergétique et sur ceux de l’immobilier neuf. Tous doivent garder en tête les envies de lumière naturelle des habitants, de vue sur l’extérieur tout en songeant qu’ajouter des fenêtres ou des ouvertures sur l’extérieur impacte les performances thermiques du bâti. Sans surprise, l’isolation d’une fenêtre est moins importante que celle procurée par un mur plein. Mais parallèlement, l’ajout de fenêtre permet d’optimiser les apports de lumière naturelle et donc de réduire les besoins en électricité.


Le juste milieu ? Des matériaux innovants et isolants, à base de silice par exemple. La matière limite grandement les transferts de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Elle peut ainsi être utilisée dans le cadre d’une rénovation énergétique bien menée ou dans celui d’un programme immobilier neuf qui sort de terre. À la clé, lumière, isolation, confort et économies d’énergie.


Conclusion, la rénovation énergétique, le choix des matériaux, l’innovation et la durabilité sont partie prenante de la ville de demain. Dans la Smart City idéale, les bâtiments sont neufs ou rénovés pour étoffer le parc immobilier avec des biens peu énergivores.


Quel est le DPE de votre logement actuel ? Avez-vous envisagé une rénovation énergétique global dans un futur proche ?

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