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Eco-habitat : zoom sur le chauffage urbain pour réduire ses factures

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En matière d’éco-habitat, la France a de grands objectifs. Le premier ? Décarboner son énergie de manière globale et développer plus largement les réseaux de chaleur fonctionnant à l’aide des énergies renouvelables. Ce chemin emprunté est favorable aux particuliers qui pourraient alors profiter d’un chauffage, un chauffage urbain notamment, beaucoup moins coûteux pour réduire leurs factures en comparaison du recours aux énergies fossiles. Zoom sur le chauffage urbain et ses avantages pour vous, pour nous, pour tous les Français.

Qu’est-ce que le réseau de chauffage urbain ?

Réseau de chauffage urbain ou réseau de chaleur, deux termes qui désignent un système de chauffage fonctionnant grâce à une chaufferie ou à une unité de production et aux énergies renouvelables ou de récupération. Un réseau de chauffage urbain peut permettre de chauffer plusieurs entités à différentes échelles, qu’il s’agisse d’un quartier, d’une ville ou encore d’un département, d’une région ou tout autre territoire défini.


Lorsqu’un réseau de chauffage urbain est mis en place, il alimente les nombreux bâtiments présents sur ce territoire, tels que les écoles, les lieux de loisirs sportifs et culturels, les immeubles de bureaux, les structures de santé, sans oublier les logements. Un réseau de canalisations est ainsi déployé, tuyaux dans lesquels circulent de l’eau chaude ou de la vapeur redistribuée sous forme de chauffage voire d’eau chaude sanitaire en fonction des besoins définis.


Exemple concret, celui du réseau de chauffage urbain de la Ville de Metz. Ce dernier est exploité en Délégation de Service Public via l’UEM. Au total, ce réseau de chaleur permet de chauffer des milliers de logements, représentant au global 40 000 biens de 3 pièces mais aussi des bâtiments administratifs, des bâtiments tertiaires et des bâtiments industriels. Intéressant, ce réseau de chauffage urbain est alimenté par différentes sources d’énergie à commencer par la vapeur produite par l’incinération des déchets de la ville, par la biomasse ou encore par le gaz.

Le chauffage urbain, une solution d’avenir écologique et économique pour se chauffer ?

Le chauffage urbain est aujourd’hui présenté comme une vraie alternative pour chauffer les habitants des villes. S’il revient souvent sur le devant de l’actualité immobilière écologique et celle de l’éco-habitat, c’est avant tout car il permet de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre des habitations, tout en limitant les dépenses énergétiques et en faisant baisser les factures des ménages.


Si le déploiement de ce type de chauffage a peiné à se mettre en route, la tendance s’accélère ces dernières années et plus encore ces derniers mois. La France est en effet engagée dans la décarbonisation de son énergie suite au Pacte Vert de l’Union Européenne (-55% d’émissions de CO2 entre aujourd’hui et 2030 en comparaison de 1990), mais pas seulement. Les énergies comme l’électricité et le gaz ont en effet vu leurs prix s’envoler, à la faveur du développement des réseaux de chaleur. Les énergies renouvelables sont logiquement présentées comme économiquement compétitives face à cette envolée des tarifs.


Et la France a encore fort à faire pour atteindre le niveau de ses voisins européens. Aujourd’hui, la chaleur produite par les réseaux urbains assume seulement 5% des besoins nationaux. À titre de comparaison, ce pourcentage grimpe à 92% en Islande et 54% en Slovaquie.

Stabilité et compétitivité pour le chauffage urbain

D’une manière générale, les réseaux de chaleur sont présentés comme compétitifs et économiques pour les particuliers. Il s’agit en effet d’énergies renouvelables et de récupération. Une récupération issue de la combustion des déchets ménagers mais aussi de l’utilisation de la biomasse et de la géothermie. Ces différentes énergies pèsent pour 60,5% dans celles utilisées par les réseaux de chauffage urbain. Les nouveaux réseaux devraient permettre d’atteindre les 70% minimum dans les prochaines années. Une bonne alternative pour contrebalancer la hausse présente et à venir des énergies fossiles, à l’image du gaz lui aussi utilisé dans les réseaux de chaleur pour compléter les énergies renouvelables encore insuffisantes. Avantage également, les énergies renouvelables affichent des prix stables, exempts de mauvaises surprises.


Pour parler chiffres, la Fedene (Fédération des Services Énergie Environnement) estime qu’un logement chauffé via un réseau de chauffage urbain utilisant au moins 50% d’énergies renouvelables et récupérées permet d’économiser 200€ par année pour un coût annuel de 1 200€ contre 1 400€ pour une installation au gaz collectif.


Des arguments qui jouent en faveur des acquéreurs et qui n’en finissent plus de convaincre les élus locaux. Ces derniers ont en effet la possibilité d’assurer la gestion directe de ces réseaux de chaleur ou d’en confier la gestion à un tiers professionnel. Pour le directeur général délégué de l’Ademe, Fabrice Boissier, l’engouement pour les réseaux de chaleur va dans le bon sens « Nous sentons un engouement des élus locaux suite à l’augmentation du prix du gaz. Les habitants attendent d’être aidés pour des sujets aussi cruciaux que leur chauffage ou la production de l’eau chaude sanitaire qui touchent leur portefeuille ».


Au programme de ces prochains mois et années : atteindre voire dépasser les objectifs européens, conformément aux directives de la loi Transition énergétique et de la croissance verte. Les acteurs et professionnels des réseaux de chauffage urbain doivent ainsi passer la vitesse supérieure en boostant la production de chaleur reposant sur les énergies renouvelables et de récupération. Et ce dessein doit être atteint par tous les moyens :


- Augmenter le nombre d’utilisateurs sur le territoire à l’aide d’un classement automatique des réseaux vertueux.


- Classer automatiquement les réseaux de chauffage urbain utilisant a minima 50% d’énergies renouvelables et de récupération dès le 1er janvier 2022.


- Obliger les copropriétés remplaçant leur chaudière à se raccorder à un proche réseau de chaleur. Les entités ont également la possibilité de trouver d’autres alternatives favorables à l’environnement.


- Imposer le raccord à un réseau de chaleur aux programmes immobiliers neufs en France. - Créer des réseaux de chaleur dans les localités de moins de 50 000 habitants sous l’impulsion de la Fedene.


- Accompagner les élus et les décideurs locaux dans ces changements majeurs. Vous le constatez, les idées et leviers pour diffuser et implanter plus largement les réseaux de chaleur dans l’hexagone sont nombreuses.


Alors que l’hiver arrive à grand pas, quel est le mode de chauffage que vous avez adopté ou qui vous a été imposé ? Bénéficiez-vous déjà d’un réseau de chaleur urbain pour vous chauffer ?

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