Quand le réchauffement climatique menace les immeubles sibériens

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Les sols gelés de Sibérie sont mis à mal par le réchauffement climatique à l’extérieur des villes. Plus problématiques, la fragilité que ce phénomène amène sur les sols des grandes villes situées dans le nord du pays. Les scientifiques estiment que certains immeubles sibériens seraient menacés dès 2025.

Réchauffement climatique : les scientifiques tirent la sonnette d’alarme


Toutes les études sont unanimes : la fonte du pergélisol amène avec elle des catastrophes si une réaction n’est pas observée très (très) rapidement. Pour les non-initiés (comme nous, nous sommes allés chercher !), le pergélisol est le petit nom donné au sol gelé toute l’année au Groenland, dans le nord de la Russie, dans le nord du Canada ainsi qu’en Alaska. Le réchauffement climatique de plus en plus prégnant met à mal la faune et la flore de ces espaces, mais aussi son immobilier. Les immeubles sibériens seraient ainsi menacés par le réchauffement climatique selon les récentes données d’une étude diffusée par le Siberian Times.  

Ce que nous dit cette nouvelle étude sur le réchauffement climatique


L’analyse a été menée par la Fondation russe pour les sciences et par la US National Science Foundation. Elle révèle que le réchauffement climatique induirait une fragilité de la portance des sols. Cette dernière pourrait être réduite de 75 à 95% d’ici 2050. Autant dire que les bâtiments qui se trouvent sur ces surfaces verraient leur stabilité fortement amenuisée. Bien que les zones affichant des sols gelés toute l’année soient généralement peu peuplées, elles représentent tout de même 63% du territoire russe. Autant dire, comme le conclut l’étude, que « le dégel du pergélisol peut potentiellement mener à la déformation et à l’effondrement des structures ».

Les échéances se rapprochent à grand pas


Selon l’étude russo-américaine, tous les types de bâtiments seraient concernés par les dommages du réchauffement climatique (habitations, industries, infrastructures des villes…). Alors que les scientifiques prédisent un effet sur Norilsk et Iakoutsk en 2040, d’autres villes pourraient être impactées bien avant. C’est le cas d’Anadyr et Salekhard pour lesquelles des changements devraient être observés dès 2025.

Des techniques de construction amenées à changer


L’étude est à prendre avec toutes les précautions nécessaires. Une part d’incertitude réside en effet quant aux effets précis des changements climatiques sur la Sibérie (et plus largement sur le monde).


Mais les scientifiques s’accordent à dire que les techniques de construction ont l’obligation de prendre en compte les possibles changements qui interviendront sur les sols sibériens. Alors que la Sibérie observe d’ores et déjà des fissures voire, dans certains cas, l’effondrement des bâtiments les plus fragiles, il semble qu’il soit important de réagir pour ne pas se laisser déborder. En espérant seulement qu’il ne soit pas déjà trop tard…  

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