Plan Logement : PTZ et CITE moins retouchés que prévu

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Emmanuel Macron a fait marche arrière la semaine dernière lors des « 24 heures du bâtiment ». Devant la pression exercée par les acteurs du secteur de l’immobilier, le président de la République est revenu sur certaines de ses mesures les plus controversées. Le PTZ et le CITE ne seront finalement que très peu modifiés et l’APL accession ne devrait plus être supprimée.

Le recadrage du PTZ moins important dans le nouveau Plan Logement


La suppression immédiate du Prêt à Taux Zéro en zones détendues n’est finalement plus d’actualité. Pourquoi ? Car cette dernière aurait entraîné 50 000 achats immobiliers en moins chaque année. Nombreux sont les primo-accédants qui deviennent propriétaires grâce au PTZ, dans les zones détendues (B2 et C) également. En l’absence de ce dispositif, ils resteraient tout simplement locataires. Le calcul n’était donc pas gagnant ni pour le gouvernement, ni pour le secteur.


Emmanuel Macron a ainsi fait une autre proposition : conserver le PTZ dans ces zones, mais abaisser le montant du PTZ maximum accordé aux acquéreurs. Ce dernier passerait de 40% à 20% dans les zones détendues.

Sortie progressive dans le Plan Logement pour le CITE


Le gouvernement avait annoncé une exclusion totale de certains travaux (fenêtres, portes et volets) dès l’année prochaine dans le cadre du CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique). Il envisage finalement leur sortie progressive, voire aucune suppression. À suivre…

L’APL accession ne serait pas supprimée


C’est une information qui doit encore être confirmée. Alors que le gouvernement souhaitait supprimer l’APL accession, l’aide au logement accordée aux primo-accédants modestes, il semblerait qu’il est fait marche arrière.

Moins d’économies pour le gouvernement


Le drastique recadrage du PTZ aurait pu, selon les estimations, faire économiser 600 millions d’euros au gouvernement. Le CITE aurait lui permis une économie de plusieurs millions d’euros dans sa forme revue. Le gouvernement Macron consent donc à injecter plus de fonds dans le logement qu’il ne l’avait imaginé au départ.


En revenant sur les mesures annoncées, le gouvernement s’expose à un manque à gagner de plus d’1 milliard d’euros. Mais il semblerait que cette marche arrière soit dans son intérêt. Pour que tout le monde y trouve son compte, le choc d’offre doit en premier lieu produire ses effets. Ensuite seulement il s’agira de rogner les subventions publiques. Impossible, dans ce cas précis, de mener les deux batailles de front. Il va falloir un peu de patience à Emmanuel Macron…

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