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RENTABILITÉ DE L'INVESTISSEMENT LOCATIF

Investir dans l'immobilier locatif est souvent présenté comme l'un des placements les plus sécurisés. Mais un investissement ne devient réellement intéressant que s'il génère une rentabilité cohérente avec vos objectifs investisseur. Prix d'achat, niveau des loyers, charges, fiscalité, financement ou encore vacance locative : de nombreux paramètres influencent les performances d'un bien. Comment calculer la rentabilité d'un investissement locatif ? Quel rendement faut-il viser ? Comment comparer deux logements ? Appartement neuf, maison individuelle, location meublée ou location nue : découvrez les indicateurs essentiels pour évaluer la performance réelle d'un investissement immobilier avant de signer.

En préambule - Comment investir dans l'immobilier ? Comment faire un placement locatif ?

L'investissement locatif consiste à acheter un logement dans le but de le louer pour percevoir des revenus réguliers et, à plus long terme, de valoriser son patrimoine. Contrairement à une résidence principale, le bien est sélectionné avant tout selon son potentiel économique. La réussite d'un investissement immobilier repose généralement sur les cinq piliers suivants.

Critère Pourquoi est-il important ?
L'emplacement Il influence la demande locative, le niveau des loyers et la valeur future du bien.
Le financement Le coût du crédit impacte directement la rentabilité globale de l'opération.
Le type de logement Studio, T2, maison ou logement familial ne répondent pas aux mêmes marchés.
La fiscalité Elle conditionne le revenu réellement conservé par le propriétaire.
Les perspectives de valorisation Un quartier en développement peut offrir une plus-value à la revente.


Un investissement performant ne consiste donc pas à acheter le bien le moins cher possible
, mais à trouver le meilleur équilibre entre rendement locatif, sécurité et valorisation patrimoniale.


Dans cette logique, de nombreux investisseurs se tournent vers l'immobilier neuf. Les frais de notaire réduits (généralement compris entre 2 et 3 % dans l'immobilier neuf contre environ 7 à 8 % dans l'ancien), les performances énergétiques élevées, les garanties constructeur et les besoins limités en travaux permettent souvent de sécuriser les premières années de détention du bien. À l'inverse, un logement ancien affichant une rentabilité brute séduisante peut rapidement voir ses performances diminuer si des travaux importants ou des périodes de vacance locative viennent grever les revenus.


Avant toute acquisition, il est donc indispensable d'estimer précisément la rentabilité prévisionnelle du projet.

Le rendement - Calcul de la rentabilité d'un investissement immobilier

La rentabilité locative correspond au rapport entre les revenus générés par un bien immobilier et le coût de l'investissement nécessaire pour l'acquérir

Autrement dit, elle permet de mesurer l'efficacité financière d'un placement immobilier.

Plus la rentabilité est élevée, plus le logement produit de revenus en comparaison avec son coût d'acquisition. Cet indicateur constitue l'un des premiers outils d'aide à la décision des investisseurs, même s'il ne doit jamais être analysé isolément. En pratique, plusieurs niveaux de rentabilité coexistent.

  • La rentabilité brute permet de comparer rapidement plusieurs biens.
  • La rentabilité nette intègre les principales charges supportées par le propriétaire.
  • La rentabilité nette de fiscalité (souvent appelée "rentabilité nette-nette") après fiscalité offre quant à elle une vision beaucoup plus proche du revenu réellement perçu.

Le calculateur - Comment calculer la rentabilité d'un investissement locatif ?

Le calcul de la rentabilité locative est relativement simple à condition d'utiliser les bons éléments.

Le calcul de la rentabilité brute


La rentabilité brute constitue le premier indicateur utilisé par les investisseurs. Elle compare les loyers perçus avec le prix d'acquisition du logement, en excluant les charges et la fiscalité relatives à l'investissement. 


La formule : Rentabilité brute = (Loyer annuel / Prix d'achat du bien) × 100

Un exemple de calcul de rentabilité brute : 

  • Un investisseur acquiert un appartement neuf pour 260 000 €.
  • Le logement est loué 980 € par mois.
  • Le loyer annuel est donc de : 980 × 12 = 11 760 €
  • La rentabilité brute est égale à : 11 760 ÷ 260 000 × 100 = 4,52 %

À première vue, le placement semble donc intéressant. Pourtant, cette première approche reste incomplète puisque plusieurs dépenses viennent réduire les revenus réellement encaissés.

Le calcul de la rentabilité nette


La rentabilité nette tient compte des principales charges supportées par le propriétaire. Parmi elles figurent notamment :

  • La taxe foncière,
  • Les charges de copropriété non récupérables,
  • L'assurance Propriétaire Non Occupant (PNO),
  • Les frais de gestion locative éventuels,
  • Les dépenses d'entretien courant,
  • Une estimation de la vacance locative.

L'objectif est ici d'obtenir une vision beaucoup plus réaliste de la rentabilité du placement immobilier. Reprenons ainsi l'exemple de notre précédent appartement.

  • Le prix d'acquisition : 260 000 €
  • Le loyer annuel : 11 760 €
  • Les charges annuelles :

-La taxe foncière : 1 150 €
-Les charges non récupérables : 520 €
-L'assurance PNO (Propriétaire Non Occupant) : 180 €
-L'entretien courant : 350 €

  • Le total des charges s'élévant à 2 200 €, les revenus réellement conservés avant fiscalité sont donc de 11 760 - 2 200 = 9 560 €
  • La rentabilité nette devient : 9 560 ÷ 260 000 × 100 = 3,68 %

En quelques lignes de calcul, la rentabilité passe ainsi de 4,52 % à 3,68 %. Cet exemple illustre parfaitement l'importance d'intégrer toutes les dépenses avant de comparer plusieurs investissements.

Mais là encore, même la rentabilité nette ne reflète pas totalement les performances d'un investissement locatif. Elle ne prend pas en compte :

  • Le régime fiscal choisi,
  • Les intérêts d'emprunt,
  • Les éventuels avantages fiscaux liés au projet,
  • Les prélèvements sociaux,
  • Le coût réel du financement.

Deux biens affichant exactement 3,8 % de rentabilité nette peuvent ainsi produire des revenus très différents selon le mode de financement, la durée et les conditions du crédit ou encore le régime fiscal retenu. Ainsi, les investisseurs expérimentés raisonnent généralement en coût global et non en simple pourcentage de rendement.


Ils analysent également le potentiel de valorisation du quartier, la qualité énergétique du logement, la tension du marché locatif concerné et le risque de travaux futurs à prévoir. Un appartement affichant une rentabilité légèrement inférieure aujourd'hui peut, grâce à une meilleure stabilité locative et à des charges maîtrisées, offrir une performance globale supérieure sur quinze ou vingt ans.

Quels sont les éléments incontournables à prendre en compte pour anticiper la rentabilité moyenne d'un investissement locatif ?

Le prix d'achat et le montant du loyer ne suffisent pas à déterminer si un investissement va être ou est déjà rentable. Pour obtenir une estimation fiable, il est indispensable d'intégrer l'ensemble des coûts supportés pendant la durée de détention du bien, mais également son potentiel d'évolution. Plus concrètement, le tableau ci-dessous reprend les principaux critères à analyser avant de signer ou non un investissement locatif.

Élément analysé Pourquoi est-ce important ?
Le prix d'acquisition Plus le prix d'achat est élevé, plus le rendement diminue à loyer identique.
Les frais de notaire Ils augmentent le coût global de l'investissement. Dans l'immobilier neuf, ils sont réduits par rapport à l'ancien, allégeant le coût global du projet.
Le niveau des loyers Ils déterminent directement les revenus locatifs.
La taxe foncière Son montant varie fortement selon les communes et impacte la rentabilité nette.
Les charges de copropriété Une partie reste à la charge du propriétaire.
La vacance locative Les périodes sans locataire réduisent les revenus annuels.
Les travaux et l'entretien Ils peuvent diminuer sensiblement le rendement réel.
La fiscalité Elle influence le revenu effectivement conservé par l'investisseur.
La valorisation du quartier Un secteur attractif favorise la plus-value à la revente.


Cette dernière notion est souvent sous-estimée. Pourtant, la rentabilité locative ne représente qu'une partie de la performance d'un investissement immobilier. Prenons par exemple deux appartements achetés 250 000 €.

  • Le premier génère une rentabilité nette de 4,8 %, mais se situe dans un secteur dans lequel les prix stagnent depuis plusieurs années.
  • Le second affiche seulement 4,2 % de rendement annuel, mais est implanté dans un quartier en pleine mutation, bénéficiant de nouvelles infrastructures, de transports en commun supplémentaires et d'une forte demande locative.

Sans surprise, 10 ans plus tard, le second logement peut avoir généré une plus-value immobilière largement supérieure, compensant largement son rendement locatif initial légèrement inférieur.

Un investissement rentable ?

Comme évoqué et contrairement à une idée reçue, un investissement affichant le rendement le plus élevé n'est pas toujours le meilleur choix.

Un appartement ancien proposé avec une rentabilité brute de 8 % peut sembler particulièrement attractif. Pourtant, cette performance peut rapidement diminuer si le logement nécessite une conséquente rénovation énergétique, un ravalement de façade, une réfection de toiture ou encore la mise aux normes de la copropriété.


À l'inverse, un appartement neuf offrant une rentabilité brute de 4,5 % peut générer un revenu beaucoup plus stable grâce à :

À retenir : la rentabilité doit donc toujours être analysée sur la durée de détention du bien et non uniquement sur les premières années.

Quel est le bon taux de rendement locatif à viser pour investir dans un appartement ? Dans une maison ?

Il n'existe pas de rendement idéal applicable à tous les projets. Le niveau de rentabilité d'un investissement dépend directement du type de logement, de sa localisation et du niveau de risque accepté par l'investisseur. À titre purement indicatif, les seuils suivants sont généralement admis :

Rentabilité brute Analyse
Moins de 3 % Placement essentiellement patrimonial, fréquent dans les centres-villes très recherchés.
Entre 3 % et 4 % Rentabilité correcte dans les grandes métropoles dans lesquelles la valorisation du patrimoine constitue l'objectif principal.
Entre 4 % et 6 % Excellent équilibre entre revenus locatifs, sécurité et potentiel de revente.
Entre 6 % et 8 % Très bon rendement nécessitant une analyse approfondie de l'état du bien et du marché local.
Plus de 8 % Rendement élevé pouvant traduire un risque plus important : vacance locative, travaux, faible attractivité ou secteur peu dynamique.


Appartement ou maison : quel investissement offre le meilleur rendement ?

  • L'appartement demeure le type de logement le plus recherché par les particuliers investisseurs. Financièrement plus accessible, il répond à une demande locative importante, dans les bassins d'emploi dynamiques, les villes universitaires et les moyennes et grandes agglomérations notamment.
  • La maison individuelle présente des caractéristiques différentes à intégrer par les investisseurs. Elle attire davantage les familles, limite souvent le turn-over des locataires et peut offrir des loyers plus élevés. En contrepartie, son prix d'acquisition, son entretien et les éventuels travaux associés sont généralement plus importants.

Appartement Maison
Ticket d'entrée plus faible Budget d'acquisition souvent plus élevé
Forte demande locative Public locataire plus ciblé mais demande locative importante dans certains secteurs, familiaux notamment
Rotation des locataires plus importante Occupation souvent plus longue
Entretien généralement limité Entretien extérieur plus conséquent
Revente plus fluide Marché parfois plus restreint selon les secteurs


LA bonne rentabilité - Comment savoir si un investissement immobilier est rentable ?

Avant d'acheter un logement destiné à la location, plusieurs questions méritent d'être posées :

  • Le quartier "gagne"-t-il régulièrement de nouveaux habitants ?
  • De nouveaux commerces ou transports sont-ils envisagés dans le futur ?
  • Le marché locatif est-il tendu ?
  • Le logement répond-il aux attentes actuelles des locataires ?
  • La performance énergétique est-elle conforme aux actuelles exigences réglementaires ?
  • Existe-t-il un risque de travaux importants dans les prochaines années ?


Ces différents éléments influencent directement la qualité de l'investissement
. À eux seuls, ils expliquent pourquoi deux appartements présentant exactement le même rendement peuvent produire des résultats très différents après 15 ans de mise en location. Pour se faire une idée objective, de nombreux investisseurs établissent un tableau comparatif avant toute acquisition.

Critère de vérification Pourquoi le contrôler avant d'investir ?
La demande locative Elle conditionne la facilité à trouver un locataire.
Le niveau des loyers Il doit être cohérent avec le marché local et les dispositifs de plafonnement et d'encadrement en vigueur.
Les charges annuelles Elles réduisent directement la rentabilité nette.
La performance énergétique Un logement performant est plus attractif et limite le risque de contraintes réglementaires.
Les travaux à prévoir Ils peuvent peser lourdement sur le rendement.
Le potentiel du quartier Il influence la valorisation du bien à long terme.


Plus les réponses positives sont nombreuses, plus le projet présente des chances d'offrir une rentabilité durable.

Bon à savoir : l'investissement immobilier neuf constitue très souvent une réponse pertinente à cette recherche d'équilibre. Si son prix d'acquisition est généralement supérieur à celui de l'ancien, il permet de limiter les dépenses imprévues, d'améliorer la performance énergétique du logement et de proposer un bien répondant aux attentes immédiates des locataires. Autant d'éléments qui participent à la rentabilité globale de l'investissement immobilier neuf sur le long terme.

Investissement immobilier neuf, appartement meublé, logement nu... Quel type d'investissement choisir en fonction de son profil investisseur ?

Là encore, il n'existe pas de placement immobilier universel. Le meilleur investissement est avant tout celui qui répond à une solide stratégie patrimoniale, à la capacité d'épargne et à l'horizon de détention envisagé. Certains investisseurs privilégient des revenus locatifs immédiats, tandis que d'autres recherchent avant tout la valorisation de leur patrimoine ou la préparation par anticipation de leur retraite. Le choix du bien, de son mode de location et de son régime fiscal doit donc être réalisé en cohérence avec les objectifs et le profil de chaque investisseur.

Votre objectif Investissement le plus adapté
Se constituer un premier patrimoine Un appartement neuf
Préparer sa retraite Un appartement neuf dans une zone à forte demande locative
Rechercher des revenus complémentaires Un appartement en location nue ou meublée selon la fiscalité recherchée
Limiter les travaux et les imprévus Un logement neuf bénéficiant des sécurisantes garanties de l'immobilier neuf
Optimiser la transmission de son patrimoine Un investissement immobilier accompagné d'une stratégie patrimoniale adaptée (SCI, démembrement, donation...)


Le saviez-vous ? Location meublée VS location nue

  • La location meublée peut offrir des loyers plus élevés et une fiscalité avantageuse dans certaines situations. En contrepartie, elle implique généralement un investissement initial supérieur pour l'achat du mobilier, un renouvellement régulier des équipements et une gestion parfois plus dynamique.
  • La location nue reste la formule d'investissement la plus répandue. Elle séduit les investisseurs recherchant une gestion plus stable et des locataires susceptibles d'occuper le logement sur une période plus longue.

Pour aller plus loin : Tout savoir sur les dispositifs fiscaux de l'immobilier neuf

Le lexique de la rentabilité immobilière

Quelle est la différence entre la rentabilité brute et la rentabilité nette d'un investissement locatif ?

Avant de comparer la rentabilité de plusieurs investissements, il est utile de maîtriser les principaux indicateurs et termes utilisés par les professionnels de l'immobilier. Voici un lexique pratique.

  • La rentabilité brute

Elle correspond au rapport entre les loyers annuels et le prix d'acquisition du logement. Simple à calculer, elle permet de comparer rapidement plusieurs biens, mais ne tient compte ni des charges ni de la fiscalité.

  • La rentabilité nette

Elle intègre les principales dépenses supportées par le propriétaire bailleur telles que la taxe foncière, les charges non récupérables, l'assurance PNO, les frais de gestion, l'entretien ou encore l'estimation de la vacance locative.

  • La rentabilité nette après fiscalité

Parfois appelée "rentabilité nette-nette", elle prend également en compte l'impact du régime fiscal, des prélèvements obligatoires et du financement. Il s'agit de l'indicateur le plus représentatif du revenu réellement conservé.

  • Le cash-flow

Le cash-flow correspond à la différence entre les revenus locatifs réellement perçus et l'ensemble des dépenses liées au bien (les mensualités de crédit, les charges, les assurances, la fiscalité, l'entretien...). Lorsqu'il est positif, les loyers couvrent l'intégralité des dépenses et dégagent un excédent de trésorerie.

  • La vacance locative

La vacance locative désigne la période durant laquelle le logement reste inoccupé entre deux locataires. Même limitée à quelques semaines, elle réduit directement la rentabilité annuelle de l'investissement.

  • La plus-value immobilière

Elle représente la différence entre le prix d'acquisition du bien et son prix de revente. Dans une stratégie patrimoniale, elle constitue une composante essentielle de la rentabilité globale.

En détail - Quelle est la différence entre la rentabilité brute et la rentabilité nette d'un investissement locatif ?


Ces deux indicateurs poursuivent le même objectif : mesurer les performances d'un investissement immobilier. Leur méthode de calcul diffère toutefois sensiblement comme précédemment évoqué. 

La rentabilité brute La rentabilité nette
Prend uniquement en compte le prix d'achat et les loyers perçus Intègre les principales charges supportées par le propriétaire
Permet une comparaison rapide entre plusieurs biens Offre une vision beaucoup plus réaliste de la performance du logement
Ne tient pas compte de la fiscalité Peut être complétée par une analyse après fiscalité
Souvent utilisée lors d'une première sélection Utilisée pour valider définitivement un investissement

Qu'est-ce que le rapport locatif d'un investissement immobilier ?

Le rapport locatif désigne la capacité d'un bien immobilier à générer des revenus locatifs par rapport à son coût d'acquisition. Dans le langage courant, cette notion est souvent utilisée comme synonyme de rentabilité locative.

Les établissements bancaires, les conseillers en gestion de patrimoine et les investisseurs professionnels s'appuient régulièrement sur cet indicateur pour comparer plusieurs opportunités d'investissement. 

Chaque projet d'investissement est unique. Les conseillers Médicis vous accompagnent pour identifier les programmes immobiliers neufs pour investir en France, qui offrent le meilleur équilibre entre rendement locatif, potentiel de valorisation et sécurité patrimoniale.

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