Zoom sur la politique logement d’Emmanuel Macron

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Nous vous avons dévoilé les programmes immobiliers d’Alain Juppé et de François Fillon, voici maintenant le tour d’Emmanuel Macron de révéler le sien. Entre suppression du PTZ et du dispositif Pinel, mobilité facilitée et rénovation énergétique encouragée, voici ce que propose le candidat à la présidentielle.

Emmanuel Macron face à l’exercice de l’OrpiLab


Alors que Nicolas Sarkozy s’était prêté à l’exercice il y a quelques semaines, c’est au tour d’Emmanuel Macron de passer sur le siège de l’OrpiLab, ce nouvel incontournable du réseau immobilier dans cette période électorale. Chaque candidat à la présidentiel est ainsi invité à énoncer son programme immobilier. Alors si le leader de « En marche » s’asseyait sur le siège de l’Élysée, qu’est-ce que cela donnerait pour le logement et l’immobilier ?

Le bail mobilité d’Emmanuel Macron


Emmanuel Macron souhaite clairement encourager la mobilité des Français. Il propose et met à l’étude un « bail mobilité » qui limite la durée de location à un an avec une restriction de droits pour les locataires. Cette formule permettrait aux personnes embauchées en CDD et en intérim d’accéder au logement plus facilement. Avec cette mesure, le candidat souhaite également remettre sur le marché locatif des logements actuellement loués comme meublés touristiques via des plateformes type Airbnb.

Les APL, une mesure contreproductive


Pour Emmanuel Macron, les APL « nourrissent l’inflation immobilière ». Il est donc temps de songer à une « politique de l’offre qui va débloquer la production de logements plutôt que de continuer à subventionner la demande ». Les APL coûtent environ 40 milliards d’euros par an à l’État pour 20 millions de foyers bénéficiaires. Il s’agit du système le plus cher d’Europe et le moins efficace.

Débloquer la construction


Comme François Fillon, Emmanuel Macron est pour la simplification des normes de construction. Cela permettrait selon lui de débloquer le secteur. En ce sens, il souhaite également mener des actions ciblées adaptées à la zone géographique, notamment dans les zones tendues comme l’Ile-de-France, la région de Toulouse ou encore celle d’Aix-Marseille.


Ce tournant impliquerait également la suppression des dispositifs nationaux comme le PTZ (Prêt à Taux Zéro) et la loi Pinel, ainsi que celle de tous les objectifs nationaux de construction. Emmanuel Macron pense une politique ancrée dans chaque territoire et ses particularités.

Vers la modularité des frais de notaire ?


Le candidat à la présidentiel s’interroge aussi sur une possible modularité des frais de notaire, et ce, pour différentes raisons : limiter, voire supprimer les freins à la mobilité, soutenir certains vendeurs dans leurs démarches (ceux ayant réalisé des travaux de rénovation par exemple).

L’encadrement des loyers en question


Contrairement à François Fillon et Alain Juppé, Emmanuel Macron n’a pas condamné (complètement) l’encadrement des loyers. Même s’il reconnaît ses « effets pervers », il songe encore à évaluer ses prochains résultats estimant qu’il s’agit « d’une mesure de justice sociale mais qui ne traite qu’un symptôme sans s’occuper des causes profondes du mal ».

La fin de la France des propriétaires avec Emmanuel Macron


Emmanuel Macron libère la parole. Pour lui, la propriété condamne trop souvent à l’immobilité. Alors qu’il prône la mobilité géographique, que le nombre de divorces (et donc de décohabitations) ne cesse d’augmenter, le candidat s’interroge sur le réel intérêt de devenir propriétaire. Il est actuellement dans le questionnement simple : « Si la propriété c’est un accès à l’immobilisme géographique et social, on peut questionner la fascination pour une société de propriétaires. »

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